Les outils pour demander plus de transparence sur la collecte de données personnelles

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FranceSoir
Publié le 28 mai 2021 - 15:13
Mis à jour le 02 juin 2021 - 14:27
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Harcèlement en ligne et autres bobos numériques: il existe une trousse de premiers soins pour cela!
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Kreatikar / Pixabay
Des outils peuvent aider les utilisateurs soit à identifier rapidement les plateformes ou services qui collectent leurs données, soit à faciliter le processus d’opposition à la collecte.
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Le reportage de Cash investigation "Nos données personnelles valent de l'or !", diffusé sur France 2 le 20 mai dernier , ainsi que les changements récents dans conditions d’utilisation de services comme Whatsapp , ont réveillé la volonté des citoyens de reprendre le contrôle sur leurs données personnelles, collectées par les Gafam et autres services numériques. Heureusement, il existe des outils pour mieux contrôler ce que les “data brokers” savent de vous!

Droit de transparence et d'opposition en faveur des utilisateurs

Le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) mis en place en 2018 oblige toute entreprise à respecter certaines normes, comme celle d’informer clairement et de façon transparente les utilisateurs, au sujet des données qui pourraient être collectées. Les entreprises doivent aussi permettre à l'utilisateur d'exercer son droit d'opposition à tout moment. Des outils peuvent aider les utilisateurs soit à identifier rapidement les plateformes ou services qui collectent leurs données, soit à faciliter le processus d’opposition à la collecte.

Les GAFAM jouent la transparence

Facebook et Google proposent des sites pour que chaque utilisateur puisse télécharger les données le concernant. Apple aussi, impose aux développeurs d’applications d'indiquer aux utilisateurs de l’App store quelles données leurs applications collectent. La plateforme “Google my Activity” permet non seulement de savoir quelles données issues de l'historique des activités sur Google sont conservées. Elles sont classées par mot clé, et incluent bien les données liées aux recherches sur Google, mais aussi les itinéraires calculés sur Google maps, les requêtes effectuées au sein de la boite email, les vidéos consultées sur YouTube. Toutes ces informations peuvent-être téléchargées, effacées, et il est possible de configurer par défaut la sauvegarde ou non de ces données. Facebook explique de son côté que cela ne change pas le fait que la plateforme continue à recevoir l’activité sur les entreprises ou les organisations visitées, mais que les données seront déconnectées du compte de l’utilisateur. Les données peuvent cependant toujours être utilisées “à des fins de mesures et pour apporter des améliorations à notre système”.

Un outil pour nettoyer sa boite email des spams

Les adresses email tombent souvent dans les mains d’entreprises qui ciblent des clients potentiels, et leur envoient des publicités indésirables. La start-up Mine propose de jouer les intermédiaires avec toutes les entreprises qui envoient des spams pour leur demander, au nim de l’utilisateur, d'effacer les données de leurs bases de données.

Des anti trackers pour éviter les data brokers

Le pistage de la navigation peut devenir très intrusif. Mis en place par des prestataires présents sur de nombreux sites commerciaux, des “trackers” peuvent « tracer » un utilisateur d’un site à l’autre. Les navigateurs web proposent aujourd’hui un mode « Incognito », mais de nombreuses données permettent quand même de reconstituer l’empreinte numérique d’un utilisateur. En utilisant des antiTrackers, il est possible de désactiver les dispositifs de pistage des sites que vous visitez. L'anti Tracker peut aussi générer une “obfuscation de données" en créant des fausses informations pour que l’utilisateur ne puisse pas faire partie d'une cible type. Des extensions comme Disconnect ou Ghostery agissent elles comme des traceurs de trackers, permettant visualiser la liste de “trackers” qui collectent les données en ligne, pour savoir si les données sont utilisées à des fins publicitaires ou statistiques.

Comment contacter des entreprises pour savoir ce qu’elles savent de nous?

Le média suisse Le Temps a mis en place un générateur de demande de données personnelles. Cet outil vise à faciliter les requêtes de données personnelles auprès des entreprises.Pour le faire manuellement, il suffit de chercher l’email du DPO (data protection officer) pour chaque entreprise ,et d’écrire un message en demandant la suppression de toutes les informations vous concernant.

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