Jour de tremblement de terre en Macronie ! un Salon de l'Agriculture sous haute tension

Auteur(s)
Xavier Azalbert, France-Soir
Publié le 24 février 2024 - 20:30
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Tremblement Macron
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Tremblement de terre en Macronie !
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La terre se soulève. Le terroir plus exactement, puisque c'est la France rurale, cette fois, qui fait trembler jusqu'à l’Élysée. C'est un véritable séisme. Un séisme dont l'épicentre a lieu aujourd'hui, au salon de l’Agriculture. Une énième onde de choc, et elle vient de ramener Jupiter sur Terre.

En effet, en guise disons d’avant-première de la nouvelle série présidentielle, « Jupiter en ballade », le Salon de l'Agriculture est le théâtre d’affrontements dans l'enceinte même du Salon.

Du jamais vu dans l'histoire de cette véritable institution (événement annuel préféré des Français) que le Salon de l'Agriculture est devenu avec le temps. Et tandis que des affrontements ont lieu, donc, à l'intérieur de l'enceinte du Salon de l'Agriculture, entre d'un côté des agriculteurs visiblement très en colère (et on les comprend !), et de l'autre côté des policiers et des CRS que l’Élysée a dépêchés en très grand nombre pour assurer la sécurité du Président de la République ; tandis que ces citoyens-là se battent à l'intérieur, d'autres citoyens, eux à l'extérieur de l'enceinte, entonnent la Marseillaise.

Ils la chantent à plusieurs reprises, comme pour donner du baume au cœur à leurs compatriotes, paysans et agriculteurs qu'ils savent être très en difficultés, et à tous les niveaux, conscients que malgré cela, les pouvoirs publics font la sourde oreille. Qu'au contraire d'aider ces citoyens qui se meurent, Emmanuel Macron, comme à son habitude, joue la carte de la condescendance, du mépris et de l'enfumage.

Et reconnaissons-lui que, dans ce domaine précis, il excelle.

Notre mauvais roi Emmanuel 1ᵉʳ n'est jamais à court d'idées, quand il s'agit de se montrer hautain au possible, arrogant et provocateur envers le Peuple. « Qu'ils viennent me chercher » a-t-il lancé en 2018, impétueux à l'extrême, à l'endroit du peuple mécontent. (1)

Et bien c'est chose faite ! Les agriculteurs qui sont dans l'enceinte du Salon, accueillent la délégation présidentielle à coups de jets d’eau. Du coup, intervention des forces de l’ordre.

Cela donne lieu à un pugilat rarement égalé en intensité, entre Français en colère et forces de l'ordre. D'une intensité telle, que, si de là où il est, Georges Brassens y a assisté, nul doute que, goguenard, fier et remonté comme jamais, il a chanté ce couplet-ci de « L'hécatombe », une chanson de 1952 dans laquelle il narre avec brio une bagarre homérique entre des dames peu commodes et costaudes, au marché de Brive-la-Gaillarde, une échauffourée que, je cite, « des gendarmes mal inspirés », venus tenter d'y mettre un terme, ont été pris à partie on ne peut plus rudement par ces dames :

« En voyant ces braves pandores, être à deux doigts de succomber,
Moi j' bichais car je les adore, sous la forme de macchabées.
De la mansarde où je réside, J'excitais les farouches bras,
Des mégères gendarmicides, en criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Bêtes et exploitants, exposants innocents se sont retrouvés être témoins et victimes de cette guérilla urbaine intramuros, et sous les cris « On arrive Manu ! » des agriculteurs en colère. Le salon de l'Agriculture est attendu par tous. C’est son côté habituellement festif et convivial qui attire à la fois toutes les franges de la population et bien des personnages politiques.

Cela permet à ces derniers d’aller prendre le pouls de la France rurale, à la frontière du périphérique parisien. En ne prenant pas trop de risques tout de même. (2)

Mais aujourd’hui, c’est bien « Du jamais vu sous la Vème » : un nouveau tournant prend forme. Et ce n’est pas celui d’un épisode de show de TV réalité auquel le président aime se prêter, à savoir en choisissant ses contradicteurs parmi les plus favorables à son programme. Non.

Aujourd'hui c’est l'inverse. C'est à un bain de réalité auquel il assiste.

Tout d’abord, le Président annule son débat prévu, puis il fait un discours comme à son habitude : il fait le plein de mots pour saluer ses actions passées où lui seul sera satisfait. Cela ne répond pas aux priorités du moment. Les mots ratent leur cible, et c’est à dessein que certains lui rappellent les 3 milliards qu’il a offerts à l’Ukraine dans un accord de coopération !

La réalité, la vraie, la voilà. Jamais avant lui un Président n'avait donné le sentiment d’attirer à lui, un sentiment de détestation. Et ce de la France d’en haut à celle d’en bas, toutes catégories sociales de la population française confondues. Un Président et ses ministres qui arrivent par la petite porte.

De leur côté, exposants et agriculteurs et visiteurs reçoivent des lacrymos et autres jets d'eau policiers en guise de bienvenue, alors que dans l’enceinte même du salon, nous n'avons jamais vu autant de CRS et de policiers en civils !

Qui sème le vent récolte la tempête. En l'occurrence des giboulées de mars qui semblent avoir atteint la porte de Versailles avant l’heure, avec l’apparition du Président.

Les agriculteurs veulent parler au Président de la République directement, pas à travers, ou plutôt « au travers » des syndicats ou autres intermédiaires.

« Vous dilapidez l’argent. Vous financez des guerres. On n'en veut pas des guerres ! »

En 2024, le point d'orgue devrait être les Jeux Olympiques ! Seront-ils aussi les J.O. de l'ultra-violence policière et l'ultra-délinquance ?  Les touristes Chinois se sont détournés de la capitale depuis les Gilets Jaunes, et autres nombreuses manifestations agrémentées de violences. Aujourd’hui, ce sont tous les touristes qui se plaignent d'être systématiquement pris pour cible, victimes de toutes formes de racket.

Comment diable la France peut-elle être aussi mal gérée, avec un endettement record et plus de 800 milliards de dettes supplémentaires en quelques années ? Une pétition lancée par l’association « BonSens.org » demande des comptes et de la transparence sur ces dépenses.

Alors que l’on distribue des milliards pour des tests PCR et des « vaccins » aux risques supérieurs aux bénéfices (hormis ceux en pécuniaire des labos), les milliards coulent aussi à flot pour soutenir l’Ukraine, avec quelque trois milliards de plus offerts vendredi dernier. Offerts dans un accord de coopération signé par Macron et Zelenski sans que ni le peuple ni le Parlement n'ait été consultés.

Cet accord est l’objet d’une saisine du Conseil d’état par le Sénateur Houpert, afin de demander qu’il soit soumis au parlement. Il a vite été rejoint par le député Dupond-Aignan, Florian Philippot et d’autres associations. Tout le monde s’étonne qu’en période de crise économique, on puisse trouver de l’argent pour l’Ukraine, mais pas pour la France. Ni moins encore pour les Français.

L'inflation galope, et les fins de mois sont difficiles pour 75% des Français (sondage de 2023), qu'importe : les préoccupations Emmanuel Macron et consorts visiblement sont ailleurs.

Dans la série « Jupiter en balade », donc, c'est raté.

Ce grand débat qui devait avoir lieu dans les murs du salon de l'Agriculture, n'aura lieu finalement que derrière les petites portes. Avec en guise d’audience, un parterre de journalistes subventionnés, tous à la solde du pouvoir... afin de ne pas trop déstabiliser la situation. Une vaste Cour de courtisans qui n'en a cure de la paysannerie, mais qui veut bien festoyer à la table de leurs bons produits gardés spécialement pour la Table du Château.

On dirait un mauvais épisode de « la 5ème Compagnie » en haut lieu !

« Ce n’est plus une rupture. C’est une révolte. », écrit le Sénateur de la Côte d’Or Alain Houpert

En effet, les meilleurs producteurs de tous les produits nationaux partent sur les tables des cantines de l’Élysée, du Sénat et de l'Assemblée Nationale, avec les meilleurs chefs de France.

Est-ce digne du pays des droits de l'homme de récompenser les MOF (meilleurs ouvriers de France) de l'Agriculture Française : par un accueil de CRS prêts à en découdre ? Ceci alors que l’on festoie à la Cour de France, sur le dur labeur des agriculteurs qui eux se meurent.

Donnons à cette Cour de France des poulets aux hormones Ukrainiens de chez L. ou de chez C., funestes contributeurs de la campagne électorale du Roi, qui peuvent faire la pluie et le beau temps dans le panier de la ménagère de la sorte depuis son sacre : toujours moins dans le panier, toujours plus de marge.

Ils affament les classes les plus pauvres de la société avec l'aval du Monarque.

Ainsi, nous apprenons qu'un projet de loi est sur la table de l'Assemblée Nationale, visant à réduire la taille des caddies pour faire ses courses !

L'opulence à l’Élysée, des cailloux pour les familles de France, et des sommes colossales pour le pays corrompu de Zelensky.

Vu le mépris que Jupiter a pour ses sujets en général, et les agriculteurs en particulier, faisons ceci : que les agriculteurs arrêtent de « donner » leur production aux distributeurs. Faisons des circuits courts (du producteur au consommateur), et privons des bons produits, les tables de ces monarques et seigneurs qui méprisent le travail de la paysannerie.

« Macron va déjeuner à l’étage du salon de l’agriculture avec quelques syndicats. Cohue, insultes : « Macron, on ne veut pas de toi ici. » déclare l’économiste Philippe Murer.

Le fruit du travail de sa terre n'est plus respecté, cette terre de résistance et de labeur, cette terre d'exigence croule sous les normes. Elle est la proie d'une Europe des technocrates qui veut tuer l'agriculture européenne.

Pour exemple, 50% des terres en Ukraine ont été rachetées par des fonds de pension Américains. Qu'en est-il de la France ? Allons-nous nous laisser tout prendre par cette oligarchie sans scrupules ?

Apparemment, nos Agriculteurs ont la noblesse du cœur. Et bien que leurs estomacs crient famine, ils en ont dans le ventre. Ils veulent en découdre avec le Pouvoir en place si mal élu et totalement détesté. Un Pouvoir autiste où seul le bon plaisir du Roi est entendu.

Est-il resté dans le Metavers ? Lui seul le sait. Jupiter est désormais complétement en roue libre avec une détestation du peuple jamais égalée.

Le bon sens terrien des Paysans est là pour lui rappeler les réalités du Peuple. Il se fait entendre et n'a pas fini de se faire entendre. On est loin de la Cour des tweetos qui font la guerre derrière un smartphone.

Au fait ! 

La guerre, avec les décisions nauséabondes de la Cour sur les fonds Français alloués à l'Ukraine, sans en référer au Parlement Français, juste par décision du Monarque, autant d'argent qui n'ira pas aux agriculteurs et qui annoncera une période d'austérité sans précédent, tout ça met à feu et à sang la société française.

La guerre, sera-t-elle là après les JO avec une future mobilisation générale ?

De plus en plus de voix se font entendre en ce sens : nous n'en voulons pas !

L'OTAN ne veut pas se mouiller, très bien. Mais ce n'est pas au Peuple d'être sacrifié, tant sur son agriculture que son économie, ni des familles qui demandent juste de pouvoir vivre.

Nous ne voulons pas de la guerre des Banques et de la paix des cimetières ! Laissez-nous vivre !

3 ans encore de ce régime et de cette série « Jupiter et les gueux », ça va être long ! Et ce n'est pas du Cinéma !

 

"Et alors si on proposait cette coopération-ci, entre les agriculteurs français et les citoyens de France, concernant l'utilisation les trois milliards que la France doit bien avoir en caisse quelque part, puisque Macron a déclaré vouloir accorder une aide de ce montant à l'Ukraine : un milliard pour les agriculteurs, un milliard pour faire baisser le prix de l'énergie, et un milliard pour faire baisser le prix des produits de première nécessité." écrivais-je ce jour après une discussion avec un agriculteur.

Evidemment, pour que l'Etat de droit soit respecté, il faudra que cet accord soit validé par un vote au Parlement. 

Toutefois, avant toute chose, demandons au ministre de l'Economie et du budget financé de vérifier si effectivement la France a bien ces trois milliards en caisse. Connaissance la frénésie dépensière d'Emmanuel Macron, et vu son très faible attachement au respect de la Constitution, il pourrait cependant passer outre.

 

 

(1) Les Gilets Jaunes. Les citoyens, qui, par leurs manifestations d'alors, ont matérialisé la colère populaire, qui déjà grondait partout dans le pays. La veille de cette provocation insane de Macron (« Qu'ils viennent me chercher ! »), ces ventres-creux de l'époque étaient arrivés tellement proche de l’Élysée, que Manu, péteux qu'il est, a soudain craint de finir comme Louis XVI. Il s'est donc soudainement décidé, pour éviter ça, à payer aux policiers, les 85 millions d'euros d'arriérés d'heures supplémentaires, que la veille encore il avait refusé de leur payer.

(2) Pardi ! Pour eux, les bouseux, ça reste des gueux.

Or, l'histoire de France l'a prouvé : les révoltes populaires qui se sont révélées funestes pour le tyran de l'époque, ont toutes eu pour point de départ la campagne profonde. Un des endroits du territoire que les nantis parisiens appellent avec moquerie et dédain « le trou du cul du monde. »

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