Chronique N°70 – « Il n’y a guère plus que les ânes pour croire encore en l’efficacité des masques contre les virus respiratoires »

Chronique N°70 – « Il n’y a guère plus que les ânes pour croire encore en l’efficacité des masques contre les virus respiratoires »

Publié le 18/09/2021 à 10:43
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Auteur(s): FranceSoir

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CHRONIQUE - Savez-vous pourquoi ?

Il ne fait plus guère de doute que le principal mode de contamination du SARS-COV-2, mais aussi des autres virus respiratoires, tels que ceux qui sont responsables des syndromes grippaux, soit aéroporté (« airborne » en anglais dans le texte). On parle d’aérosols de virions.

Mais commençons par écouter « La radio qui voulait laver plus blanc que blanc l’info covid » [1]

[1] Une petite confidence, ce sera le titre de l’une de mes prochaines chroniques, car ils osent tout à France Info…

Le 7 septembre 2021, voici ce qu’il s’y disait (réécoutez la radio d’information continue) « France Info, 14h00-17h00, Marie Bernardeau », suivi d’un jingle composé et interprété par Jean-Michel Jarre… Marie Bernardeau « Laurent Doulsan pour l’info ».

Laurent Doulsan « La situation sanitaire s’améliore en Guadeloupe où les médecins considèrent que le pic des hospitalisations liées au covid est passé. Après un mois de confinement, les autorités sanitaires appellent à la vigilance, en rappelant que le virus est toujours là, et pourrait reprendre de la vigueur avec la rentrée scolaire qui a lieu le 19 septembre en Guadeloupe ».

Marie Bernardeau « Merci Laurent. On en vient à présent aux dernières données de l’Institut Pasteur sur l’épidémie. Sur son évolution. L’un des enseignements qu’on peut en tirer, et on voit ça avec vous Olivier Emond, c’est qu’il faut continuer à respecter les gestes barrières, même vacciné, à cause du variant delta ? »

OE « Oui, c’est celui qui change la donne pour beaucoup, du fait de sa plus grande contagiosité par rapport à la souche originel, la souche alpha. Avec ce variant delta, même vacciné, on peut plus facilement être contaminé, et aussi plus facilement transmettre le virus. En épluchant les dernières études sur la question [2], l’Institut Pasteur table désormais sur une protection contre l’infection de 60 %, contre 80 % lorsque ces mêmes chercheurs avaient établi leurs précédentes projections sur l’évolution de l’épidémie. C’était au début de l’été. Alors, attention. On parle donc d’une moindre efficacité, pas d’une absence d’efficacité. La preuve, d’après les calculs de l’Institut Pasteur, un adulte non vacciné, a près de deux fois plus de risque d’être infecté et presque plus de quatre fois plus de risque de transmettre le virus que quelqu’un qui est vacciné. En résumé, comme on dit dans les démonstrations de maths, le vaccin est nécessaire mais pas suffisant. D’où l’importance de maintenir des gestes barrières, le masque, l’aération, la distanciation, pour maintenir une protection maximale, notamment dans les lieux fermés comme les salles de spectacle ou les cinémas ».

[2] Non, pas du tout, ils n’ont rien lu à l’Institut Pasteur, il s’agit d’une modélisation comme nous allons le voir plus loin…

Marie Bernardeau « Le vaccin reste Olivier, l’arme absolue contre les hospitalisations ? »

OE « Oui, dans la plupart des cas, d’après l’Institut Pasteur, un adulte non vacciné a quinze fois plus de risques d’être hospitalisé qu’un adulte vacciné. On voit bien donc, l’avantage du vaccin sur ces hospitalisations. Alors, après 60 ans, les chiffres se resserrent encore un peu, parce que l’âge augmentant, on sait qu’on perd peu à peu en protection de la part des vaccins [3]. Ce qui veut dire qu’évidemment, il y a des personnes doublement vaccinées qui se retrouvent à l’hôpital, et ce nombre, eh bien, il ne va cesser d’augmenter. C’est arithmétique, vu que cette population, qui a reçu un schéma vaccinal complet, est de plus en plus importante. Aujourd’hui ça représente plus de 85 % de la population adulte totale, selon les derniers chiffres publics ».

[3] C’est bizarre, là, il n’a plus de chiffre à donner !

MB « C’est donc pas le moment, Olivier, on l’a compris, d’enlever le masque. Confirmation du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, dans le Pas-de-Calais, membre du collectif « du côté de la science » et cofondateur du collectif « Stop-Postillons »

Dr MR « Il faut faire simple, de toute façon il faut porter le masque autant que possible, en particulier dans les situations qui sont à risque. C’est-à-dire les lieux clos, ou les lieux extérieurs qui pourraient être très denses, comme les marchés, les sorties d’écoles, où l’on est facilement regroupé sur un petit trottoir. Et, quand on ne peut pas mettre le masque, par exemple, dans les bars, dans les restaurants, alors, il faut augmenter la protection grâce au passe sanitaire. Le fait de ne pas être vacciné multiplie par deux le risque d’être infecté et par quatre le risque de transmettre le virus [4] ».

[4] Il a bien appris sa leçon de l’Institut Pasteur, récitée par Olivier Emond juste deux minutes plus tôt, alors qu’il attendait de passer à l’antenne, il avait probablement allumé le poste de radio… Bon, mais, elle est où l’étude de l’Institut Pasteur ? Si on ne cherche pas, on ne trouve pas. Fort de ce constat, via le site de l’Institut, en allant dans l’espace Presse, il faut cliquer sur le « flash presse du 06/09/2021 » ci-dessous pour trouver l’étude :

L’étude, sous forme d’un preprint (donc, non relu par les pairs…) daté du 6 septembre 2021 est téléchargeable. De quoi s’agit-il. D’une trop fumeuse étude de modélisation, comme les affectionne l’Institut Pasteur. Une de plus. Avec pas moins de sept hypothèses : réductions avec les vaccins ARNm respectivement de 95%, 60%, 50% des risques d’hospitalisation, de contamination et de transmission, R0 =5 (pour rappel, le R0 est le taux de reproduction, c’est-à-dire à un moment « t », le nombre « n » de personnes pouvant être contaminées par le patient 0), couvertures vaccinales de 70%, 80%, 90% pour les 12-17, 18-59, et 60 ans et plus. Pour le R0, ils repasseront. Le R0 était de 0,79 en semaine 35 (selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire national daté du 9 septembre 2021. Donc, ils se trompent déjà d’un facteur six ! Dans le résumé en anglais, voici la conclusion de leurs projections alarmistes (qui bien heureusement ont peu de chance de se réaliser…), « Avec le variant Delta, les personnes vaccinées sont bien protégées contre l'hospitalisation, mais elles restent exposées au risque d'infection et doivent donc appliquer des comportements de protection, par exemple, le port du masque ».

Alors, eux aussi, ce sont des ânes ! Vous allez comprendre pourquoi. Mais, en recherchant cette étude, je suis tombé sur une autre, accessible à partir d’une page également intitulée « Tout sur SARS-COV-2 / COVID-19 À l’Institut Pasteur », non mais quelle outrecuidance ! Ils ont réussi à faire publier une étude portant sur l’efficacité des vaccins dans une revue satellite subalterne du Lancet, « The Lancet Regional Health Europe ». Manque de chance. Il s’agit d’une étude « cas-témoins », à savoir, le plus bas niveau de preuve avant l’avis d’expert ! Bref, le type d’étude le plus sujet à des biais énormes… Ça ne vaut rien. Poubelle ! La Collaboration Cochrane, une organisation d’experts médicaux sans lien avec l’industrie, a écarté systématiquement les études cas-témoins et les études observationnelles lors de laquatrième actualisation de sa revue méthodique avec méta-analyse portant sur l’efficacité des masques. Nous allons bien sûr en reparler. Elle n’a inclus que des études cliniques randomisées ! En médecine, et tout particulièrement pour les médicaments, dont les vaccins, ce qui fait foi, ce sont les essais cliniques randomisés en double aveugle versus placebo (ni le patient, ni l’investigateur ne sait si le patient a été inclus dans le groupe recevant le médicament à tester ou dans le groupe qui reçoit un placebo).

Depuis le début de cette pandémie l’Institut Pasteur nous inonde de données ubuesques tirées d’études biaisées et n’a jamais produit la moindre étude clinique randomisée en double aveugle versus placebo. Rien que pour appuyer là où ça fait mal, il suffit de regarder dans l’abstract ci-dessous la méthode employée et les résultats :

Les cas de l’étude sont donc des personnes infectées (RT-PCR positive au SARS-COV-2) dont les premiers symptômes ont été observés entre le 14 février et le 3 mai 2021. Les témoins (groupe de contrôle) étaient des adultes non-infectés (jamais testées positifs), provenant d'un panel national représentatif, appariés aux cas sur l’âge, le sexe, la région, la densité de population et le numéro de la semaine civile. L’analyse, nous dit-on, a donc concernée : 7.288 adultes infectés avec le variant alpha (anglais), 31.313 avec le variant delta (indien), 2.550 patients infectés avec le variant Sud-Africain ou Brésilien, qui ont été comparés avec seulement 3.644 contrôles (donc jamais testés positifs) !

Alors même, que plus de 90% de la population française n’a jamais été testée positive à ce jour depuis le début de la pandémie (j’ai vérifié sur Géodes, le cumul des personnes testées positives en date du 12/09/2021 est de 6.735.111, pour une population estimée par l’INSEE au 1er janvier 2021 à 67.407.241 habitants). Pourquoi, alors que c’est de loin la plus grande partie de la population, n’ont-ils retenu que 3.644 personnes ? C’est incompréhensible. Comment les ont-ils choisies ? Ça sent à plein nez la manipulation…

Cela n’a rien de scientifique ! Alors lorsque l’on apprend en lisant leur travail qu’ils n’ont aucun conflit d’intérêts à déclarer ? C’est le pompon !

Liste des auteurs de l’étude cas-témoins réalisée par l’Institut Pasteur, la CNAMTS, IPSOS, SPF…


En réalité, c’est toute l’Institution qui est « pourrie gâtée » par Big Pharma. Voici, les donations des firmes qui ont été déclarées dans la base de données publique « Transparence santé », d’ailleurs, si mal nommée…) :

Oui, vous avez bien lu, plus de neuf millions d’euros de donations et autres montants d’avantages perçus, de conventions signées et de rémunérations offertes par les firmes pharmaceutiques à l’Institut Pasteur…

Elle est où l’indépendance ?

Mais reprenons le fil de l’interview de Dr Michaël Rochoy.

Frédéric Carbonne « Mais, est-ce que c’est simple de reprendre des habitudes ? Je ne dis pas que le masque est tombé pour tout le monde, mais on a entendu avant l’été, le ministre de la Santé, Olivier Véran, dire, ben voilà, si vous êtes vacciné, vous pourrez l’enlever. Il avait cité l’exemple des cinémas. Voilà. Comment on fait, euh, un pas en avant, un pas en arrière, là-dedans ? »

Dr MR « C’est toujours le problème des décisions politiques, qui sont des prévisions pas encore fondées en fait. C’est-à-dire que, on a eu aussi, le Président, par exemple, qui le 12 juillet, disait qu’il y aurait une troisième dose pour tous à partir de septembre ? Finalement, la troisième dose est plutôt pour les plus de 65 ans. Je pense qu’il faut être raisonnable. Il faut dire qu’on ne sait pas exactement comment ça va se passer. Euh, le masque va être retiré, c’est sûr. La question est de savoir quand. C’est juste, pas tout de suite parce que. Il y a plein de raisons. La rentrée n’a pas une semaine en fait. Par exemple. Donc, il y a un brassage qui se refait, à la fois dans les écoles, avec des enfants qui sont uniquement non vaccinés avant onze ans. Et puis, euh, le brassage qui se refait également en entreprises, avec moins de télétravail qu’on aurait pu en avoir. Donc, il faut voir ce que ça donne dans cette nouvelle configuration. Ajouté à la vaccination, encore une fois, on est à 81% de vaccinés chez les adultes. Mais, il faut voir comment ça va évoluer pour pouvoir ensuite progressivement relâcher du lest ».

Marie Bernardeau « Le Docteur Michaël Rochoy avec Frédéric Carbonne ».

Le Dr Michaël Rochoy n’en était pas à son galop d’essai. Le 30 octobre 2020, le fondateur du collectif « Stop-Postillons » et membre du collectif « du côté de la science », n’avait pas hésité à déclarer dans le journal de la presse professionnelle Le Généraliste que « Si le port du masque à l'école avait été instauré plus tôt, cela aurait diminué le nombre de décès [5] » (ici)

[5] Comment peut-on affirmer une telle bêtise alors que nous disposons de dix études cliniques randomisées, dont une danoise, d’ailleurs, à ma connaissance, la seule réalisée pendant la pandémie de Covid-19 à avoir publié ses résultats (négatifs) et neuf autres études randomisées lors d’épidémies (H1N1, grippe) ayant fait l’objet d’une revue méthodique avec méta-analyse par la collaboration Cochrane, parfaitement indépendante. Leurs conclusions sont que le port du masque chirurgical ne fait pas ou peu de différence avec l’absence de port du masque ; le port du masque FFP2 ne fait pas ou peu de différence avec le port du masque chirurgical. Il ne peut pas y avoir de débat. Dix études solides permettent d’écarter l’intérêt de masque qui ne réduit pas les contaminations par virus respiratoires… Point barre !

Pour mémoire, la liste et les liens vers mes chroniques précédentes consacrées aux masques, objets les plus inutiles de la gestion de cette crise, en pointant à plusieurs reprise cette revue méthodique de la Cochrane et mettant aussi en lumière l’absence totale de tests sur les virus respiratoires dans les normes AFNOR qui sont pourtant censées garantir leur soi-disant efficacité :

- N°12 - 21/07/2020 « Bas les masques : une efficacité trop incertaine »
- N°13 – 22/07/2020 « Bas les masques : trop d’incertitudes sur leurs inconvénients, leur tolérance et leurs effets indésirables »
- N°49 – 27/01/2021 « La recommandation sur les masques du Haut Conseil de Santé Public a-t-elle été trouvée dans PIF-GADGET »
- N°54 – 20/03/2021 « Jean-Jacques Brot, Préfet des Yvelines, n’a peut-être pas contracté le covid, mais il est atteint de crétinisme »
- N°63 – 16/06/2021 « La Physique peut-elle déjuger la Médecine et décréter l’efficacité des masques contre les virus respiratoires ? »

Alors maintenant, pourquoi les masques sont-ils inopérants sur les virus respiratoires ?

En novembre 2020, Nature publiait un rapport scientifique intitulé « Dispersion aérienne à longue distance du SRAS-CoV-2 dans les services hospitaliers COVID-19 ». En voici le résumé traduit en français avec l’aide de DeepL :

« Les données disponibles indiquent que le SRAS-CoV-2, ainsi que d'autres coronavirus, peuvent être dispersés et potentiellement transmis sous forme d’aérosols, directement ou par l'intermédiaire des systèmes de ventilation. Nous avons donc étudié les ouvertures de ventilation dans un service prenant en charge des patients COVID-19 et les conduits centraux qui expulsent l'air intérieur de trois services COVID-19 de l'hôpital universitaire d'Uppsala, en Suède, en avril et mai 2020. Des échantillons par écouvillonnage ont été prélevés sur des ouvertures de ventilation individuelles au plafond et des surfaces dans les conduits centraux. Les échantillons ont ensuite été soumis à une RT-PCR ciblant les gènes N et E du SRAS-CoV-2. Les filtres HEPA de la ventilation centrale, situés à plusieurs étages au-dessus des salles, ont été retirés et des portions ont été analysées de la même manière. Lors de deux échantillonnages ultérieurs, les gènes N et E du SRAS-CoV-2 ont été détectés respectivement dans sept et quatre des 19 ventilations des chambres, respectivement. Les filtres d'évacuation HEPA de la ventilation centrale du service se sont révélés positifs pour les deux gènes dans trois échantillons. Les filtres correspondants de deux autres salles COVID-19 adjacentes, ont également été trouvés positifs. La contagiosité des échantillons a été évaluée par inoculation de cultures cellulaires sensibles, mais n'a pas pu être déterminée dans ces expériences. La détection du SARS-CoV-2 dans des systèmes de ventilation éloignés des zones où se trouvent les patients, indique que le virus peut être transporté sur de longues distances et que la transmission par les seules gouttelettes ne peut raisonnablement pas l'expliquer, surtout si l'on considère les taux de renouvellement de l'air relativement faible dans ces services. La transmission aérienne du SRAS-CoV-2 doit être prise en compte pour les mesures de prévention.

Les auteurs suédois de ce travail expliquent en préambule qu’au début de la pandémie, la transmission par gouttelettes était considérée comme le principal mode pouvant conduire au syndrome de détresse respiratoire aiguë, bien que d’autres mode de transmission, tels que l’aérosol, la contamination oro-fécale, la transmission manuportée en touchant des objets domestiques, pourraient aussi contribuer à une dissémination rapide du virus à l’échelle mondiale (pandémie). Ils attirent l’attention sur le fait que l’importance relative des aérosols et des gouttelettes dans la transmission des infections respiratoires est difficile à apprécier, car les aérosols, comme les gouttelettes, sont générées simultanément, par exemple lorsque l’on parle. Les aérosols sont plus petits que les gouttelettes, dont le diamètre est habituellement inférieur à cinq micromètres. On considère qu’ils restent plus longtemps en suspension dans l’air, ce qui permet une transmission sur de plus grandes distances et de plus longues périodes. L’équipe d’Uppsala rappelle en citant six références bibliographiques, qu’il avait déjà été démontré que d'autres coronavirus se dispersaient par les aérosols et la ventilation et qu'ils étaient à l'origine d'infections nosocomiales ou associées aux installations de chauffage, de ventilation, et de climatisation, ainsi que d'importants foyers épidémiques hospitaliers. Elle mentionne cinq autres études plus récentes ayant démontré une contamination étendue de l’air par le SARS-COV-2 en milieu hospitalier avec identification de l’ARN viral à la fois dans des échantillons d’air ou provenant des bouches d’aération des chambres d’isolement. Le risque accru d’infection dans les lieux clos, ainsi que les événements de « supercontamination » [6], pourrait donc s’expliquer par la transmission aérienne.

[6] Penser au rassemblement évangélique de Mulhouse en février 2020, où le nombre de personnes infectées aurait largement été sous-estimé, selon la cellule investigation de Radio France.

Les chercheurs suédois ont cartographié minutieusement la présence du virus dans l’air et les systèmes de ventilation de leur hôpital.

Figure 1
(A) Vue d'ensemble des 19 salles du COVID-19 investiguées (Salle de soins 1). Les points indiquent l'emplacement approximatif des ouvertures de ventilation du plafond. Les points rouges indiquent les ouvertures où l'ARN du SRAS-CoV-2 a été détecté dans au moins un des deux prélèvements, les points bleus indiquent les ouvertures négatives dans les deux échantillonnages.
(B) Vue latérale du bâtiment de l'hôpital. Niveaux des salles : rouge = clinique externe COVID-19 ; jaune et bleu = salles COVID-19 1 et 2, avec 19 chambres chacune ; violet = huitième étage avec ventilateurs centraux et filtres HEPA. Des ouvertures de ventilation individuelles au plafond ont été examinées dans la salle du deuxième étage (jaune) vue en (A).

Voilà le genre d’étude cruciale que l’on serait en droit d’attendre de l’Institut Pasteur, plutôt que ses sottes modélisations, aux conclusions grotesques. Qu’ont-ils réalisé comme étude éclairante durant cette pandémie ? Rien. Il sert à quoi l’Institut Pasteur ?

Le 4 février 2021, la revue Nature, encore elle, appelait à actualiser les conseils sur la façon dont le coronavirus se propage et alertait sur le fait qu’il soit rare de contracter le covid-19 en touchant les surfaces d’objets domestiques. Quelques extraits : « Un an après le début de la pandémie, les preuves sont désormais claires. Le coronavirus SRAS-CoV-2 se transmet principalement par voie aérienne - par les personnes qui parlent et expulsent de grosses gouttelettes et de petites particules appelées aérosols. La transmission du virus par les surfaces, bien que plausible, semble être rare (E. Goldman Lancet Infect. Dis. 20, 892-893 ; 2020). Malgré cela, certaines agences de santé publique insistent encore sur le fait que les surfaces constituent une menace et qu'il faut les désinfecter fréquemment. Il en résulte un message public confus alors que des orientations claires sont nécessaires sur la façon de prioriser les efforts pour empêcher la propagation du virus ». Dans un bandeau, la revue martelait « Les efforts pour prévenir la propagation doivent se concentrer sur l'amélioration de la ventilation ou l'installation rigoureusement testés de purificateurs d'air »

Le 13 mai 2021, le Lancet publiait « Dix raisons scientifiques en faveur de la transmission aérienne du SRAS-CoV-2 ». Les arguments saillants : « La transmission par voie aérienne des virus respiratoires est difficile à démontrer directement. Les résultats mitigés des études qui cherchent à détecter un agent pathogène viable dans l'air ne sont donc pas des motifs suffisants pour conclure qu'un agent pathogène n'est pas transmis par voie aérienne si l'ensemble des preuves scientifiques indique le contraire. Des décennies de recherches minutieuses, qui n'incluaient pas la capture d'agents pathogènes vivants dans l'air, ont montré que des maladies autrefois considérées comme se propageant par gouttelettes sont aéroportées »À l’appui de cette dernière affirmation, cette revue publiée en juin 2019 dans Journal of Applied Microbiology. La première figure va nous éclairer :

Figure 1 : Comparaison entre la transmission des gouttelettes (points rouges) et la transmission des aérosols (points jaunes). Les grosses gouttelettes se déposent près de la source, tandis que les particules d'aérosol plus petites restent en altitude et peuvent dériver sur de longues distances. Une fois inhalées, les très petites particules peuvent atteindre la région pulmonaire plus profondément, tandis que les plus grosses particules sont capturées dans la région nasopharyngée du système respiratoire supérieur.

Les dix raisons scientifiques en faveur de la transmission aérienne du SARS-COV-2 :

1. Les événements super-contaminateurs sont à l'origine d'une transmission importante du SRAS-CoV-2, et pourraient être les principaux moteurs de la pandémie. Des analyses détaillées des comportements et des interactions humaines, de la taille des pièces, de la ventilation et d'autres variables dans des concerts de chorale [7], des navires de croisière [8], des abattoirs [9], des maisons de retraite [10] et des établissements pénitentiaires, entre autres, ont mis en évidence des schémas par exemple, la transmission à longue distance et l’explosion du taux de reproduction de base (R0), discutée plus bas - compatibles avec une propagation aérienne du SRAS-CoV-2 qui ne peut être expliquée de manière adéquate par des gouttelettes ou des contaminations par contact avec des objets domestiques.

[7] Cela ne vous rappelle pas l’affaire du porte-avion Charles-de-Gaulle ? (voir ma chronique N°14)

[8] Qui ne se rappellerait pas du « Diamond Princess », ce paquebot de croisière mis en quarantaine dans nombre de ports en Asie début février 2020.

[9] Souvenez-vous, des plus de 1.300 cas de contaminations dans un abattoir géant en Allemagne en juin 2020 ? (Article du Monde)

[10] L’Ehpad de Mougins où dramatiquement 50% des résidents sont morts (Est-ce qu’une enquête fera la lumière pour que plus jamais on maintienne un service de trois repas par jour en salle-à-manger et pour qu’enfin l’hébergement du grand âge se fasse en chambres individuelles ou cloisonnées avec du plexiglass ?)

2. La transmission à distance du SRAS-CoV-2 entre des personnes se trouvant dans des chambres adjacentes mais jamais en présence les unes des autres a été documentée dans des hôtels de mise en quarantaine.

3. La transmission asymptomatique ou présymptomatique du SRAS-CoV-2 par des personnes qui ne toussent pas ou n'éternuent pas, est susceptible de représenter au moins un tiers, et peut-être jusqu'à 59 % de l'ensemble des transmissions dans le monde et constitue un mode essentiel de propagation du SRAS-CoV-2, ce qui confirme la prédominance du mode de transmission par voie aérienne. L’observation directe montre que lorsque l’on parle, on produit des milliers de particules d'aérosol et peu de grandes gouttelettes, ce qui confirme la thèse de la voie aérienne. À l’appui de cette dernière affirmation, un travail chinois réalisé à Hong-Kong, qui permet d’estimer à seulement 10% des contaminations le mode de transmission par gouttelettes. On constate que la voie aérienne à courte portée est prépondérante à la plupart des distances étudiées, que ce soit en parlant ou en toussant. La voie des grosses gouttelettes ne domine que lorsque les gouttelettes ont un diamètre supérieur à 100 μm et lorsque les sujets se trouvent à moins de 0,2 m en parlant ou 0,5 m en toussant. Plus les gouttelettes exhalées sont petites, plus la voie aérienne à courte distance est importante. La voie des grosses gouttelettes contribue à moins de 10 % de l'exposition lorsque les gouttelettes sont inférieures à 50 micromètres et lorsque les sujets sont distants de plus de 0,3 m, même en cas de toux. Surtout, les auteurs en déduisent pour la pratique que les masques chirurgicaux conventionnels ne sont pas efficaces si la plupart des virus infectieux sont contenus dans de fines gouttelettes, et que les méthodes d'intervention non conventionnelles telles que la ventilation personnalisée devraient être considérées comme des stratégies de prévention des infections étant donné la dominance possible de la voie aérienne à courte distance.

4. La transmission du SRAS-CoV-2 est plus élevée à l'intérieur qu'à l'extérieur [11] et est considérablement réduite par la ventilation intérieure [12]. Ces deux observations plaident en faveur d'une transmission essentiellement aérienne.

[11] Une assertion qui semble pleine de bon sens, étayée par une revue systématique publiée en février 2021 dans The Journal of Infectious Diseases.

[12] Un commentaire invité, publié en ligne le 6 juin 2020 par la revue Clinical Infectious Diseases, parle même de gouttelettes microscopiques respiratoires (« microdroplets » en anglais) microgouttelette : « Il existe un potentiel important d'exposition par inhalation à des virus présents dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes à moyennes (jusqu'à plusieurs mètres, ou à l'échelle de la pièce) »

5. Des infections nosocomiales ont été documentées dans des établissements de soins où des précautions strictes avaient été prises contre les contacts et les gouttelettes et où l'on a utilisé des équipements de protection individuelle (EPI) conçus pour protéger contre l'exposition aux gouttelettes mais pas aux aérosols [13].

[13] Bien sûr que les auteurs pensent plus particulièrement ici aux masques chirurgicaux ou FFP2 (N95 dans les pays anglophones). Il prennent pour exemple une description narrative (publiée dans l’excellente revue médicale Annals of Internal Medicine) dans un hôpital emblématique aux pratiques d’excellence, le Brigham and Women's Hospital de Boston, dans le Massachusetts, qui malgré l’emploi systématique des équipement de protection, au premier chef desquels les masques (39 occurrences de « mask » et cinq occurrences de « N95 » sur les dix pages de l’article) a fait face à une énorme épidémie de covid-19 ; À l’hôpital, dans les EHPADs, les soignants, les patients, les visiteurs portent des masques. Et cela ne les empêche pas de contracter la maladie ! C’est l’évidence même, confirmée par les dix études cliniques randomisées, dont on a parlé plus haut…

Voici les mesures de protection des professionnels de santé et des patients prises au Brigham and Women's Hospital de Boston :

Traduction du texte surligné : « le port du masque obligatoire pour tous les employés, protection oculaire pour toutes les rencontres avec des patients non-masqués (et plus tard pour toutes les rencontres cliniques), encourager les patients hospitalisés à porter des masques lorsque les prestataires de soins entrent dans leur chambre, restrictions sur les visiteurs, dépistage de tous patients à l'admission »… « Test de tous les patients à l'admission, utilisation d'appareils respiratoires N95 (masques FFP2) ou de puissants purificateurs d’air lors de soins à délivrer à des personnes suspectes ou confirmés au COVID-19 (avec protection des yeux, blouses et gants), le regroupement des patients atteints de COVID-19 confirmée dans des salles de soins COVID avec des chambres à pression négative, test PCR gratuit pour tous les employés symptomatiques ».

6. « Du SARS-CoV-2 viable a été détecté dans l'air. Dans des expériences en laboratoire, le SARS-CoV-2 est resté infectieux dans l'air jusqu'à trois heures, avec une demi-vie de 1,1 heure. Le SARS-CoV-2 viable a été identifié dans des échantillons d'air provenant de chambres occupées par des patients atteints de la maladie COVID-19 en l'absence de procédures de soins générant des aérosols et dans des échantillons d'air provenant de la voiture d'une personne infectée. Bien que d'autres études n'aient pas réussi à capturer du virus SRAS-CoV-2 viable dans des échantillons d'air, il fallait s'y attendre. L'échantillonnage du virus aéroporté est techniquement difficile pour plusieurs raisons, notamment l'efficacité limitée de certaines méthodes d'échantillonnage pour la collecte de particules fines, la déshydratation virale pendant la collecte, les dommages viraux dus aux forces d'impact (entraînant une perte de viabilité), la ré-aérosolisation du virus pendant la collecte et la rétention virale dans le matériel d'échantillonnage ». Il faut savoir que « la rougeole et la tuberculose, deux maladies principalement transmises par voie aérienne, n'ont jamais été cultivées à partir de l'air ambiant ».

7. Le SRAS-CoV-2 a été identifié dans des filtres à air et des conduits de bâtiments dans des hôpitaux où se trouvaient des patients atteints de COVID-19, alors que ces endroits ne pouvaient être atteints que par des aérosols.

8. Des études portant sur des animaux infectés placés dans des cages reliées par un conduit d'air à des animaux non-infectés, placés dans des cages séparées, ont montré une transmission du SRAS-CoV-2 qui ne peut s'expliquer que par les aérosols.

9. Aucune étude à notre connaissance n'a fourni de preuves solides ou cohérentes pour réfuter l'hypothèse d'une transmission aérienne du SRAS-CoV-2.

10. Il existe peu de preuves en faveur d'autres voies de transmission dominantes, à savoir les gouttelettes respiratoires ou le contact avec des objets domestiques contaminés.

L’article le plus récent et probablement le plus complet, le mieux documenté, est sans nul doute la revue générale sur le sujet publiée le 27 août 2021 dans la revue Science (14 pages, plus de 200 références bibliographiques). Je vous propose une traduction du résumé synthétique de l’article :

Connaissance antérieure : Il existe des preuves robustes de la transmission par voie aérienne de nombreux virus respiratoires, notamment le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV), le coV du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), le virus de la grippe, le rhinovirus humain et le virus respiratoire syncytial (VRS). La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les limites de la vision traditionnelle de la transmission par gouttelettes, surfaces et objets domestiques et voie aérienne. La transmission du SRAS-CoV-2 par les gouttelettes et par contact avec les surfaces et objet, domestiques contaminés, ne peut à elle seule expliquer les nombreux cas de propagation à grande échelle et les différences de transmission entre les environnements intérieurs et extérieurs observés pendant la pandémie de COVID-19. La controverse entourant le mode de transmission du COVID-19 et les interventions nécessaires pour contrôler la pandémie a révélé un besoin crucial de mieux comprendre la voie de transmission par voie aérienne des virus respiratoires, ce qui permettra de mettre en place des stratégies mieux informées pour atténuer la transmission des infections respiratoires.

Avancées majeures : Des progrès importants ont été réalisés dans la connaissance des aérosols de virus : « Les gouttelettes et les aérosols respiratoires peuvent être générés par diverses activités expiratoires. Les progrès des techniques de mesure des aérosols, ont montré que la majorité des aérosols expirés sont plus petits que cinq micromètres, et qu'une grande partie d'entre eux sont <1 micromètre pour la plupart des activités respiratoires, y compris ceux qui sont produits pendant la respiration, la conversation et la toux. Les aérosols exhalés se présentent sous plusieurs modes de taille qui sont associés à différents sites de génération et mécanismes de production dans les voies respiratoires. Bien que la taille de cinq micromètres ait été utilisée historiquement pour distinguer les aérosols des gouttelettes, la distinction de taille entre les aérosols et les gouttelettes devrait être de 100 micromètres, ce qui représente la plus grande taille de particule qui peut rester en suspension dans l'air immobile pendant plus de cinq secondes à partir d'une hauteur de 1,5 m, généralement à une distance de un à deux mètres de l'émetteur (en fonction de la vitesse du flux d'air transportant les aérosols), et peuvent être inhalés. Les aérosols produits par un individu infecté peuvent contenir des virus infectieux, et des études ont montré que les virus sont enrichis dans les petits aérosols (<5 micromètres). Le transport des aérosols chargés de virus est affecté par les propriétés physicochimiques des aérosols eux-mêmes et par des facteurs environnementaux, notamment la température, l'humidité relative, le rayonnement ultraviolet, le débit d'air et la ventilation. Une fois inhalés, les aérosols chargés de virus peuvent se déposer dans différentes parties des voies respiratoires. Les aérosols de grande taille ont tendance à se déposer dans les voies respiratoires supérieures ; cependant, les aérosols de petite taille, bien qu'ils puissent également s'y déposer, peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires de la région alvéolaire des poumons. Le fort effet de la ventilation sur la transmission, la nette différence entre la transmission à l'intérieur et à l'extérieur, la transmission à longue distance bien documentée, la transmission du SRAS-CoV-2 observée malgré l'utilisation de masques et de lunettes de protection, la fréquence des événements super-contaminateurs du SRAS-CoV-2, les expériences sur les animaux et les simulations de flux d'air, fournissent des preuves solides et sans équivoque de la transmission par voie aérienne. La transmission du SRAS-CoV-2 par contact avec les surfaces ou objets domestiques contaminés s'est avérée beaucoup moins efficace, et les gouttelettes sont seulement dominantes lorsque les individus se trouvent à moins de 20 cm les uns des autres lorsqu'ils parlent. Bien que les aérosols et les gouttelettes peuvent être produits par des individus infectés lors d'activités expiratoires, les gouttelettes tombent rapidement sur le sol ou sur des surfaces en quelques secondes, laissant la place aux aérosols. La voie aérienne contribue probablement à la propagation d'autres virus respiratoires dont la transmission était auparavant supposée se faire via des gouttelettes. Le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont officiellement reconnu en 2021 l'inhalation d'aérosols chargés de virus comme l'un des principaux modes de transmission du COVID-19 à courte et longue distance.

Perspectives : La transmission d'agents pathogènes par voie aérienne a été largement sous-estimée, principalement en raison d'une compréhension insuffisante du comportement des aérosols dans l'air et, au moins partiellement, en raison de l'attribution erronée d'observations anecdotiques. Compte tenu de l'absence de preuves de la transmission par gouttelettes et par contact avec des surfaces ou objets contaminés, des preuves de plus en plus fortes de la transmission de nombreux virus respiratoires par les aérosols, nous devons reconnaître que la transmission par voie aérienne est beaucoup plus répandue qu'on ne le pensait auparavant. Compte tenu de tout ce que nous avons appris sur l'infection par le SRAS-CoV-2, la voie de transmission par les aérosols doit être réévaluée pour toutes les maladies infectieuses respiratoires. Des mesures de précaution supplémentaires doivent être mises en œuvre pour atténuer la transmission des aérosols à court et à long terme, en accordant une attention particulière à la ventilation, aux débits d'air, à la filtration de l'air, à la désinfection aux UV et à l'ajustement des masques. Ces interventions sont des outils essentiels pour mettre un terme à la pandémie actuelle et prévenir les épidémies futures.

Les auteurs proposent le schéma suivant :



Phases impliquées dans la transmission par voie aérienne des virus respiratoires. Les aérosols chargés de virus (<100 micromètres) sont tout d'abord générés par un individu infecté lors d'activités expiratoires, par lesquelles ils sont exhalés et transportés dans l'environnement. Ils peuvent être inhalés par un hôte potentiel pour initier une nouvelle infection, à condition qu'ils restent infectieux. Contrairement aux gouttelettes (>100 micromètres), les aérosols peuvent rester dans l'air pendant des heures et se déplacer à plus de 1 à 2 m de l'individu infecté qui les expire, provoquant de nouvelles infections à courte et longue distance.

Pour conclure :

La prédominance de la transmission aérienne, le virus respiratoire étant transporté dans un aérosol pouvant être aisément inhalé, apporte une explication à l’inefficacité des masques démontrée par une dizaine d’études cliniques randomisées (un essai danois et 9 essais analysés par la collaboration Cochrane).

Faut-il encore rappeler que :

- le virus (SARS-COV-2) lui-même ne mesure que 60 à 140 nanomètres,
- les masques chirurgicaux ne sont pas testés sur des virus respiratoires mais sur une bactérie beaucoup plus grosse, le staphylocoque doré (diamètre de 800 à 1.200 nanomètres ou 0,8 à 1,2 micromètres)
- la norme AFNOR est de ne pas laisser passer au travers du matériaux du masque chirurgical plus de 5% des staphylocoques présent dans l’aérosol test initial.

Alors, à votre avis, si le masque chirurgical laisse passer 5% des particules comprises entre 800 et 1.200 nanomètres, quelle proportion de particules virales de 60 à 140 nanomètres échappera à son filtrage ?

Pour les masques en tissus lavables et réutilisables, ce n’est ni avec un virus, ni avec une bactérie, qu’ils sont testés. La norme AFNOR demande à faire le test avec des particules de chlorure de sodium (sel) d’un diamètre de trois micromètres (3.000 nanomètres) et aussi de ne pas laisser plus de 5% de l’inoculum. Le SARS-COV-2 est 50 fois plus petit !

Je ne peux croire que le gouvernement, les autorités sanitaires, dont le Conseil Pseudo-Scientifique, et tous ces PU-PH bardés de conflits d’intérêts qui ont défilé inlassablement sur les plateaux TV et dans les studios à la radio pour délivrer un message mensonger, étaient dans l’ignorance.

Avoir imposé une telle mesure si contraignante par l’inconfort qu’elle apporte, punitive, et totalement inutile est une véritable barbarie.

Sans compter les inconvénients jamais élucidés. Combien de chutes graves, d’accidents de la route, certains mortels, ont pu être causés à cause du rétrécissement du champ visuel dû au port de masques ?

Enfin, quel cynisme d’avoir faussement rassuré la population en lui faisant croire en une efficacité des masques contre le coronavirus qui n’existait pas. Combien d’entre nous n’ont pas respecté les distanciations physiques croyant que le masque les protégeait ? C’est probablement criminel d’avoir désinformé pareillement sur l’efficacité de cet objet aussi inutile que coûteux !

Les responsables de l’imposture du masque devront payer…

Auteur(s): FranceSoir

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