Chronique N°83 : "Les parents des 5-11 ans ont bien raison de ne pas les faire vacciner!"

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François Pesty, pour FranceSoir
Publié le 29 janvier 2022 - 19:44
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François Pesty, chronique 83
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CHRONIQUE — J'avais déjà parlé dans ma chronique N°79 (ici) de l’essai clinique randomisé Pfizer ayant porté sur l’efficacité de la vaccination des 5-11 ans, dont les résultats avaient été publiés dans le NEJM du 9 novembre 2021 (ici, suppléments : ), à l’occasion d’une interview sur France Info du Pr Bruno Lina, virologue, membre du conseil scientifique.

Alors qu’Israël démarrait sa campagne de vaccination des tous petits, il avait considéré qu’un trop petit nombre d’enfants (48) avait été inclus dans l’essai de phase 1, visant à estimer les événements indésirables. Les auteurs n’auraient observé aucun effet indésirable sérieux. Effectivement, ce n’était pas sérieux avec seulement 48 enfants inclus… Dans la phase 2,3 de l’essai, ce sont 2 268 enfants qui ont été randomisés, mais pas en double aveugle (un gros problème, qui n’a pas été souvent relevé et qui comme nous allons le voir, rend les résultats très fragiles). 1.517 enfants ont été randomisés dans le groupe vaccin Pfizer/BioNtech, et 751 dans le groupe placebo. Au moment de la clôture des données, le suivi médian était de 2,3 mois. Seulement 3 contaminations covid-19 ont été observées dans le groupe vacciné contre 16 dans le groupe placebo. Ce qui fait conclure les auteurs à une efficacité de 90,7% ; Ce résultat est parfaitement contestable. Je m’explique sur ce point de méthodologie. Les participants ont été randomisés (tirés aux sort), selon un ratio 2/1, pour recevoir deux doses à 21 jours d’intervalle, soit du vaccin à ARN messager de Pfizer à la dose de 10μg, retenue lors de la phase 1 de l’essai, soit d’un sérum physiologique (de l’eau additionnée de chlorure de sodium). Donc il apparait évident que le laboratoire n’a pas pris la peine de cacher aux enfants participants, à leurs parents, aux investigateurs, l’identité du contenu de la seringue. Et cela change tout. En effet, la mesure de l’efficacité vaccinale repose sur un seul principe : en cas de symptôme, les enfants participants doivent se faire tester, leurs parents doivent les faire tester. Mais comme chacun peut savoir s’il a reçu le vaccin ou le placebo. Ceux qui sont certains d’avoir reçu le vaccin anti-covid, croyant fermement en son efficacité, auront tendance à ne pas se faire tester. Ils penseront à tort ou à raison, avoir été contaminé par un autre virus (grippe, rhinovirus…) Inversement, ceux qui auront la conviction d’avoir reçu le placebo, iront se faire tester au moindre symptôme. Nous avons un rapport de forces de 16/3 = 19. Il suffit donc d’en déplacer 10, pour inverser le résultat. 10/(1.517+751) = 0,0044. Donc un déplacement de 4 millièmes des participants pourrait inverser le résultat. Alors, on a aussi cette phrase « tous les participants et le personnel de l’étude, à l’exception de celles et ceux qui ont préparé ou administré les injections, ignoraient le groupe d’affectation ». Mais, c’est évidemment faux. Comme à chaque fois pour les essais Pfizer, on nous explique qu’au bout de six mois de suivi, les participants du groupe placebo ont reçu le vaccin Pfizer. Un excellent moyen de saborder l’essai. On tue le groupe placebo qui n’a plus aucune différence avec le groupe vacciné. Ce type d’essai clinique est une véritable manipulation. Une tromperie sans nom !

Un autre point mérite d’être mentionné. Les vaccinés Pfizer/BioNtech ont consommé 1,75 fois plus d’antipyrétiques lors de la 1ère dose que les participants qui ont reçu le placebo. La consommation d’antipyrétiques lors de la 2ème dose a été 2,5 fois plus élevée chez les vaccinés que dans le groupe placebo. Comme l’avait fait très justement remarquer Peter Doshi, Rédacteur en chef adjoint du British Medical Journal (ici), lors de la publication de l’essai inaugural Pfizer, cette surconsommation a très bien pu dissimuler des symptômes chez les vaccinés qui du coup ne sont pas allés se faire tester !

Au-delà d’un résultat plus que douteux en termes de réduction des cas symptomatiques confirmés positifs RT-PCR. Il faut surtout relever que ni dans le groupe vacciné, ni dans le groupe placebo, n’ont été observées de formes sévères de la covid-19, ou de PIMS-TS (Paediatric Inflammatory Multisystem Syndrome associated with SARS-COV2), ni hospitalisation, ni séjour en soins critiques, ni décès bien entendu. Ce manque cruel de résultats sur des critères vraiment pertinents, interroge vraiment l’utilité d’une telle vaccination.

Le 13 décembre 2021, lors de l’interview par Thomas Sotto du Pr Alain Fischer sur France 2, la question des enfants de 5-11 ans étaient abordée.

Thomas Sotto « Et pour réduire la circulation des virus, on parle beaucoup des enfants. Cette vaccination des 5-11 ans qui va commencer pour les enfants fragiles qui ont des comorbidités, ces jours-ci. Après-demain, précisément. Et pour les autres ? C’est une nécessité pour tous les 5-11 ans a dit Jean Castex. Ça, c'est un avis de politique. Que dit le scientifique que vous êtes ? »

Pr Alain Fischer « Le scientifique, entre guillemets, dit qu’il y a de bonnes raisons de vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans »…

Thomas Sotto « Tous ? »

Pr Alain Fischer « Vous me donnez 2 secondes, enfin un tout petit peu plus de 2 secondes, pour. Il y a 3 raisons. La première raison c’est qu’heureusement, c’est très rare, mais il y a des formes graves. Et on sait aujourd’hui qu’elles peuvent être prévenues par la vaccination [1]. C’est toujours ça de gagné. Et c’est important. Réduire. Il y a quand même un peu plus de 100 enfants en France aujourd’hui, de moins de dix ans qui sont hospitalisés [2]. Il ne faudrait pas tout à fait l’oublier.  Deuxièmement, il y a beaucoup de classes fermées et évidemment, si on arrive à vacciner les enfants, on va réduire l’absentéisme scolaire et on sait très bien que c’est très important [3]. Troisième raison, c’est ce que vous aviez indiqué tout à l’heure, les enfants évidemment participent de la circulation du virus. Aujourd’hui, c’est probablement la source principale, puisqu’ils ne sont pas vaccinés. Incidemment, c’est une démonstration indirecte de l’efficacité de la vaccination. Donc, c’est 3 raisons se cumulent. Ce sont les bonnes raisons. Ensuite, on sait que le vaccin est efficace, les essais cliniques l’ont montré [4]. Il reste une condition à remplir qui n’est pas à la minute où nous nous parlons encore remplie. C’est de d’assurer de la sécurité complète. J’ai pas vraiment d’inquiétude… »

Thomas Sotto « Ce n’est pas la moindre des conditions »

Pr Alain Fischer « Ben on est bien d’accord. C’est pour ça que je l’explique, sinon je n’en parlerais pas. C’est évident. On a besoin probablement de 8-10 jours, le temps d’avoir les données venant des Etats-Unis. Parce qu’aux Etats-Unis, ils ont commencé avant nous, parce que leur population d’enfants est malheureusement pour eux plus malade que la nôtre. Et on aura d’ici 8-10 jours des informations de sécurité ».

Thomas Sotto « Vous aimeriez que ça commence avant la fin de cette année si possible ? »

Pr Alain Fischer « Ce point me parait assez secondaire. Ce qui me parait important c’est de réunir toutes ces conditions. De bien organiser cette vaccination. De bien expliquer aux familles concernées le bien-fondé de cette vaccination. Pertinence, efficacité et sécurité. Donc, on attend les résultats. Je ne suis pas inquiet. Mais c’est bien de les avoir, et quand on les aura on débute.

[1] Il ne cite aucune étude à l’appui de cette affirmation péremptoire. Ce n’est pas très scientifique. Nous venons de voir que la seule étude clinique randomisée menée par Pfizer chez les 5-11 ans ne permet pas de faire une telle affirmation. Le Professeur Fischer est un menteur !

[2] Exact, il y avait 110 enfants hospitalisés confirmés covid19, dont 22 en soins critiques. On ignore s’ils avaient des comorbidités.

[3] N’importe quoi. Nous étions à 5 jours des vacances de Noël qui se sont déroulées du 18 décembre 2021 au 3 janvier 2022 ! Et les classes fermées l’étaient à cause des protocoles en vigueur à l’époque…

[4] Pas très regardant sur les essais cliniques ce professeur Fischer

J’ignore si le Pr Fischer a pu regarder les données américaines de sécurité. Mais nous, en tout cas, nous allons le faire. D’abord, dans la base de données EUDRAVIGILANCE.

J’ai d’abord extrait un cas de décès après vaccination Pfizer chez un 3-11 ans survenu le 16 décembre 2021 en dehors de l’espace économique européen.

Puis un second cas fatal a été extrait sur l’année 2022, en date du 4 janvier 2022 chez un enfant âgé de 3-11 ans, également en dehors de l’espace économique européen.

Cependant, en ce qui concerne la France, nous avions très poussivement entamé cette campagne, puisqu’en date du 16 janvier 2022, seulement 40 990 enfants de 5-11 ans étaient vaccinés, alors que cette classe d’âges compte 5 711 883 enfants. Ainsi, seulement 0,7% des 5-11 ans avaient été vaccinés…

En revanche, les USA ont beaucoup plus vacciné. La FDA avait donné son feu vert au vaccin Pfizer dès le 30 octobre 2021, pour vacciner 28 millions de jeunes américains âgés de 5 à 11 ans. Trois mois plus tard, en date du 20 janvier 2022, 5 460 225 enfants de 5-11 ans étaient complètement vaccinés aux États-Unis.

Raison pour laquelle nous avons beaucoup plus de chance de trouver des décès dans la base de données américaines VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) gérée conjointement par les Centers for Disease Control and Prevention et par la FDA (Food and Drug Administration)

J’apprécie toujours de pouvoir apporter une dose de pédagogie et en l’occurrence d’initier mes lecteurs à l’exploitation de telles bases de données. Je suis fier de transmettre chaque fois que possible à mes lecteurs la capacité de réaliser par eux-mêmes des extractions pertinentes. Alors voici comment accéder aux données VAERS via le system WONDER

Pour réaliser une extraction dans la base de données américaine, le mieux est d’ouvrir le tutoriel sur Youtube (ici) et de suivre pas à pas le didacticiel.

 

Simultanément, se rendre sur l’URL (ici)

 

Suivez bien pas à pas le tutoriel et comme moi, vous pourrez interroger cette base de données gérée par le Centers of Disease Control and Prevention et par la FDA

Pour bien démarrer, je vous propose de sélectionner en tapant directement sur le premier champ « VAERS ID » (Le numéro d’identification de l’événement indésirable déclaré dans la base de données), puis l’âge, puis le vaccin et de cocher « Adverse event description » et puis comme la recherche porte sur l’outcome « Décès » de taper « Death » dans la barre de titre

 

Alors voici les 18 premiers cas de décès sur un total de 21 qui ont été extraits en date du 7 janvier 2022 de la base américaine. Ames sensibles, nous allons voir quelques horreurs :

« Mon fils et mort pendant qu’il suivait un cours de mathématique sur Zoom »

 

Ci-dessous la requête que j’ai créée pour cette extraction :

Nous sommes le 22 décembre 2021, sur France 2, dans l’émission Télématin, Damien Thévenot interview la pédiatre et membre de l’association française de pédiatrie ambulatoire, Fabienne Cahn-Sellem à propos de la vaccination des 5-11 ans en France.

Damien Thévenot « Bonjour Fabienne Cahn-Sellem »

Fabienne Cahn-Sellem « Bonjour »

Damien Thévenot « Merci d’être là avec nous en direct ce matin. On va parler avec vous bien sûr de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. Je rappelle qu’il y a deux jours la Haute Autorité de Santé et le comité d’éthique, se sont prononcés en faveur de cette vaccination. Alors, on en est où ce matin, parce que on avait entendu nous qu’il fallait un dernier feu vert du comité d’orientation vaccinale. Est-ce que vous avez la même info ? »

Fabienne Cahn-Sellem « Oui, mais, les sociétés savantes ont suivi les recommandations de la HAS, du comité d’éthique et du conseil scientifique et approuvent dorénavant la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. Bien entendu, il faut toujours rappeler que le préalable est la vaccination des adultes, jusqu’à la dose de rappel [5] ».

[5] Non, mais de quoi je me mêle ? Elle n’a aucune légitimité pour dire cela. Encore une qui a oublié la médecine moderne, celle qui passe par un consentement libre et éclairé ! Elle a oublié aussi la médecine fondée sur les preuves ! Quel outrage…

Fabienne Cahn-Sellem « Et pour nous les pédiatres, nous voulons garder absolument la qualité du geste vaccinal tel que nous l’avons mis en place. Et la qualité du geste vaccinal passe d’abord par la bonne information des parents [6] ».

[6] Eh bien, c’est ce que nous allons voir…

Damien Thévenot « Disons Docteur que je suis un père d’enfant(s) de cette tranche-là, entre cinq et onze ans. Je rentre dans votre cabinet aujourd’hui avec eux, vous me conseillez quoi ? Qu’est-ce que je fais ? Parce que là, les parents, ils se posent la question ce matin ? »

Fabienne Cahn-Sellem « Exactement, et donc je vous explique, qu’il y a en effet un bénéfice individuel pour votre enfant, pour le protéger des formes graves. On rappelle qu’on a eu environ de 300 à 400 enfants atteints de formes graves type PIMS (Paediatric Inflammatory Multisystem Syndrome) qui ont été hospitalisés »…

Damien Thévenot « PIMS, vous me rappelez ? »

Fabienne Cahn-Sellem « Le syndrome inflammatoire avec l’atteinte cardiaque. Et donc, ces enfants hospitalisés parfois en réanimation. La vaccination peut protéger de ces formes graves [7] Donc ça un intérêt pour votre enfant. Voilà donc »

[7] Cette pédiatre est une menteuse de la même espèce que le Pr Alain Fischer ! Je pèse mes mots ! La seule étude clinique randomisée dont les résultats avait été publiés le 9 novembre 2021, plus d’un mois avant son interview, et aucun PIMS ou aucune forme sévère n’avait été observée, pas plus dans le groupe placebo que dans le groupe vacciné…

Une information à retrouver page 9/12 de la publication en accès libre dans le NEJM du 9 novembre 2021 (ici)

Damien Thévenot « Les enfants étaient très peu touchés par cette maladie, par le covid ».

Fabienne Cahn-Sellem « Alors, c’est vrai, nous avons les chiffres… »

Damien Thévenot « Parce que vous parlez de 300 – 400 enfants, sur des millions d’enfants, on est d’accord »

Fabienne Cahn-Sellem « Oui, mais c’est des formes très graves. Une hospitalisation, ça marque toujours une famille, et si on peut l’éviter, c’est important. Euh, ce que nous avons comme données, je vous rappelle que c’est pour le variant delta. Le variant Omicron, arrive et nous avons peu de données pour l’instant. Nous ne le savons pas et nous devons expliquer aux parents que les vaccins protègent [8]…

[8] Elle vient de dire le contraire. Elle est dans un déni total ! C’était la moindre des choses de le dire (« avec Omicron on ne sait pas »). Mais là, elle s’obstine, obnubilée qu’elle est dans la vaccination à tout prix ! Vus les nombres de nouveaux cas records (jusqu’à 400.000 nouveaux cas par 24h), malgré une population des plus de 12 ans vaccinée à 90%. On ne peut qu’en déduire une inefficacité totale de vaccin Pfizer contre le variant Omicron. On voit mal comment les enfants de 5-11 ans seraient mieux protégés par ce vaccin que les adultes qui ne le sont manifestement pas ! Pourquoi diable les vacciner ?

Fabienne Cahn-Sellem « Et que ces formes peu graves ont été répertoriées pour le variant delta. Qu’en est-il pour le variant Omicron ? On ne le sait pas encore. Donc profitons de cette opportunité de les protéger avec le vaccin [9]. Mais, entourons les enfants des précautions que nous avons habituellement. A savoir, réconfort. Bien entendu, on va expliquer à l’enfant bien installé que on va commencer par un TROD (Test rapide d’Orientation Diagnostique), c’est-à-dire sur le bout de son petit doigt on va prendre quelques gouttes de son sang pour savoir s’il a déjà été en contact avec le virus ».

Damien Thévenot « Donc, ça c’est la sérologie Docteur, on est d’accord ? »

Fabienne Cahn-Sellem « C’est la sérologie, exactement »

[9] Absolument incapable de remettre en cause l’efficacité vaccinale avec Omicron, le Dr Fabienne Cahn-Sellem s’enfonce dans un déni de la réalité

Le déni du Dr Fabienne Cahn-Sellem trouve son origine dans les conflits d’intérêts multiples avec les laboratoires fabricants de vaccins

 

Dans une lettre à l’éditeur du NEJM publiée le 19 janvier 2022 (ici), trois chercheurs chinois ont réalisé une méta-analyse à partir des données qu’ils ont « poolées » de 3 essais cliniques randomisées, après avoir réagi à la publication des résultats de l’essai Walter et al. le 6 janvier dans le NEJM. Ils ont dénoncé le fait que cet essai n'avait pas la puissance nécessaire pour détecter les effets secondaires graves potentiels des vaccins à ARNm et plus généralement leurs effets secondaires, alors que Walter et al., rapportaient les résultats d'un essai contrôlé randomisé « montrant que deux doses du vaccin BNT162b2 à base d'ARN messager contre Covid-19 étaient sûres, immunogènes et efficaces chez les enfants de 5 à 11 ans ».

Que l’on observe les événements indésirables après la première et la seconde injection, le nombre total d’événements indésirables, les événements indésirables graves, ou les événements indésirables qui ont conduit à refuser la deuxième dose, mieux vaut être dans le groupe placebo.

Nous voyons bien que le rapport bénéfice/risque de cette vaccination est défavorable. Alors qu’il n’existe aucun bénéfice pertinent démontré à vacciner des enfants âgés de 5-11 ans qui ne risque que de façon exceptionnelle de faire une forme sévère covid19 ou un PIMS, alors pourquoi les exposer à des décès post-vaccinaux ? Deux ont été déclarés dans la base Eudravigilance, un le 16/12/2021, l’autre le 04/01/2022. Et 21 ont été déclarés dans la base de données américaine VAERS WONDER CDC / FDA

Le 25 novembre 2021 sur France Info (ici) Après un court jingle « 14h-17h Marie Bernardeau » puis nouveau Jingle, puis Marie Bernardeau « Armand Peyrou-Lauga pour l’info ».

AP-L « Quant à la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, elle est désormais autorisée par l’Agence Européenne des Médicaments avec le Pfizer en France. Le gouvernement y réfléchit. Olivier Véran a précisé tout à l’heure le processus à venir » ;

Olivier Véran « Quelles sont désormais les étapes à suivre en France ? D’abord je saisi le Conseil Consultatif National d’Ethique (CCNE), parce qu’il y a des questions éthiques qui se posent en termes de protection collective, de protection individuelle s’agissant des enfants. Ensuite, je saisi bien sûr la Haute Autorité de Santé, pour qu’elle puisse regarder, décrypter en toute transparence l’ensemble des données à disposition et déterminer dans quel cadre, dans quel contexte pourrait ou non être ouverte la vaccination aux enfants de 5 à 11 ans. Dans tous les cas, cette vaccination si elle était décidée en France, ne commencerait pas avant le début de l’année 2022 [10], puisqu’il faut pour cela recevoir les vaccins avec des dilutions de vaccins adaptées aux enfants ».

[10] En réalité, la campagne démarra le 15 décembre 2021

AP-L « Le ministre de la santé Olvier Véran ». Un peu plus loin, Marie Bernardeau « Et encore un mot Solenne (Le Hen, spécialiste santé de France Info….), des enfants, des enfants âgés de 5 à 11 ans ? »

Solenne Le Hen « Oui, parce que le calendrier a été totalement bousculé. L’Agence Européenne du Médicament a donné son accord en plein pendant la conférence de presse française. Accord pour le vaccin Pfizer pour les 5-11 ans. C’est le premier vaccin contre le covid autorisé pour les enfants en Europe [11]

[11] L’Agence européenne autorise tout. La FDA autorise tout. La HAS autorise tout. On se demande si ces agences regardent les dossiers ? Ce sont de simples chambres d’enregistrement. Le lobby pharmaceutique est tout puissant pendant cette pandémie plus que jamais. Faut-il rappeler encore que les auteurs de tous les essais randomisés (mais pas en double aveugle, ce qui constitue un vrai problème de « tromperie », Pfizer / BioNtech, sont des hauts dirigeants ou salariés de Pfizer, détenteurs d’actions et de stock-options, payés par Pfizer. Honnêtement, je n’avais jamais vu ça avant le covid !

Solenne Le Hen « Il n’y a pas d’urgence dit Olivier Véran, le ministre de la santé. Vacciner les enfants qui font rarement des formes graves de covid, est-ce que c’est bien nécessaire ? C’est une question de société qui est délicate, très délicate. Le gouvernement a donc décidé de saisir d’abord pour avis le CCNE, le comité d’éthique, puis la Haute Autorité de Santé. La décision finale ne sera pas prise avant le début de l’année prochaine ».

Marie Bernardeau « Et en ligne avec nous Solenne Le Hen, le porte-parole de la FCPE, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves. Bonjour Rodrigo Arenas ».

Rodrigo Arenas « Bonjour »

Marie Bernardeau « Le protocole de l’école primaire va encore changer, on va en discuter. D’abord j’aimerais votre sentiment sur ce que disait à l’instant Solenne Le Hen. La France qui étudie donc la possibilité de vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans contre le covid. Y êtes-vous prêt ? Est-ce quelque chose que vous appréhendez ? »

Magistrale la charge qui va suivre de Rodrigo Arenas contre la vaccination des 5-11 ans. Je suis ébloui et j’applaudis à deux mains :

Rodrigo Arenas « Ben écoutez, en tous cas c’est une question qui est sur la table. Aujourd’hui ce que dit l’Organisation mondiale de la santé, c’est que non ! Jusqu’à onze ans, ce n’est pas nécessaire dans l’intérêt des enfants. Et ce n’est pas parce que l’autorité du médicament dit que on peut vacciner techniquement et technologiquement les enfants, que pour autant, il faut le faire dans le cadre d’une politique de santé publique. Il y a deux choses différentes entre la capacité et la possibilité de faire et de faire réellement les choses dans l’intérêt des enfants encore une fois ».

Marie Bernardeau « Et à ce stade, c’est une source d’inquiétude chez les parents d’élèves ? »

Rodrigo Arenas « C’est une source d’inquiétude, parce qu’il y a beaucoup d’inconnus, beaucoup de fake news aussi qui ont circulé par rapport à tout ça. Et, aujourd’hui à notre connaissance, il n’y a que trois pays qui ont cédé là, l’Autriche, Israël, et il me semble aussi les Etats-Unis dernièrement dans certains Etats. Mais, ça n’est pas parce que d’autres le font que nous devons le faire. Car en France la politique vaccinale consiste à vacciner les enfants dans leur intérêt. Mais on n’a pas une politique vaccinale de vacciner les enfants pour protéger les adultes. Et c’est de cela aujourd’hui dont il est question. Une sorte d’inversion des normes où on met la pression sur les enfants pour protéger les adultes et en particulier celles et ceux qui à tort ou à raison refusent de se faire vacciner. [11] »

[11] Je suis totalement sur cette position !

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