Covid-19 : Spike, ARN et "vaccins"… Et si on lançait les études préalables ?

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Le Collectif citoyen, pour FranceSoir
Publié le 16 février 2022 - 11:44
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vaccin anti-Covid
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AFP/Patrick T. Fallon
Le vaccin anti-Covid.
AFP/Patrick T. Fallon

TRIBUNE — Alors que l’ARN des « vaccins » Covid-19 et la protéine Spike vaccinale (potentiellement délétère) peuvent persister plusieurs mois dans l’organisme, on envisage un boost tous les trois mois. Serait-il temps de procéder aux études… préalables ?

Les « vaccins » contre le Covid-19 actuellement utilisés en France sont fondés sur la production de protéine Spike par notre organisme, suite à l’injection d’ARN messager codant pour cette protéine [1] [2].

Le remarquable travail bibliographique du Dr Jean-François Lesgards, publié le 20 août 2021, a clairement fait le bilan de la toxicité de la protéine Spike (et de sa sous-unité S1). Elle possède une action pro-inflammatoire, dont les conséquences peuvent être cardiovasculaires, neurologiques, cancérologiques ou auto-immunes, en particulier chez les sujets fragiles qui ont déjà un terrain inflammatoire [2]. Des inquiétudes avaient également été partagées par l’AIMSIB (Association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante) le 27 juin 2021 [2b].

On peut rappeler que, dès 2005, ce potentiel délétère des protéines de type Spike était envisageable pour le SARS-CoV-1 [3]. En 2008, une étude concluait au fait que la liaison entre le domaine (RBD) de la protéine Spike et le récepteur ACE2 contribuant à la pathogénèse du SARS-CoV-1, tout vaccin basé sur le RBD de la protéine Spike devrait être considéré « avec soin » [4]. Fallait-il plutôt comprendre « avec prudence » ?

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Quant à l’ARN messager synthétique « vaccinal », rappelons qu’il s’agit d’une séquence où la base naturelle uracile (U) de l’ARN a été remplacée par l’homme par la base psi [1]. Cet ARNm modifié lui permet de tromper notre système immunitaire afin qu’il ne soit pas reconnu puis dégradé [5]. Ceci augmente sa stabilité biologique ainsi que sa capacité de traduction en protéine par les ribosomes [1] [5].

Une inquiétude existe quant à la diffusion de la protéine Spike vaccinale et/ou de l’ARN messager vaccinal dans l’organisme. Le rapport de l’EMA (daté du 21 décembre 2020), suite aux informations données par Pfizer, laisse entrevoir une diffusion dans l’organisme [1] [2].

Depuis le début de la campagne d’injections massive en population générale, d’autres études sont venues apporter des éclairages.

Le 10 janvier 2022, une étude a été publiée dans sa version finale [6]. Elle met en évidence la persistance de la sous-unité S1 de la protéine Spike (issue du virus) 15 mois après l’infection, dans des monocytes (famille de globules blancs). Ce résultat était disponible en ligne (preprint) dès le mois de juin 2021 [7]. Ce travail amène naturellement à s’interroger sur la persistance dans l’organisme de la protéine Spike vaccinale (ou d’une sous-unité).

Un article publié le 20 mai 2021 concerne une étude sur le « vaccin » Moderna [8]. Dans cette étude les concentrations de la protéine Spike vaccinale et de sa sous-unité S1 dans le plasma ont été mesurées après injections. La sous-unité S1 est essentiellement détectée dans les 14 premiers jours suivant la première injection. La protéine Spike a pu être mesurée 28 jours après la première injection. Toutefois, les auteurs soulignent la possibilité que les concentrations en protéine Spike plasmatique chez les participants soient restées inférieures à la limite de détection. La même remarque aurait pu être faite concernant la sous-unité S1 au-delà du neuvième jour. Cette étude confirme que la protéine Spike et sa sous unité S1 peuvent se retrouver dans le plasma.
 

Le 10 septembre 2021, une équipe danoise a mis en ligne ses résultats. Cette équipe a réussi à trouver dans le plasma, des séquences d’ARNm vaccinal de près de 4000 bases : le lendemain de la dose 1 (Moderna) [9], le cinquième jour après la dose 2 (Moderna) [10] et le quinzième jour après la dose 1 (Pfizer) [11]. Le titre de leur travail semble indiquer qu’ils ont isolé des séquences d’ARN vaccinal jusqu’à 28 jours après « vaccination ». Ces informations vont dans le sens d’une probable circulation de l’ARN messager vaccinal dans le plasma.

Le 8 novembre 2021, une étude a été mise en ligne [12]. Cette étude montre la présence d’exosomes contenant la protéine Spike dans le plasma de personnes « vaccinées » au moins 4 mois après l’injection.

Le 24 janvier 2022, la revue Cell met en ligne une publication [13]. Cet article indique que l’ARNm vaccinal et la protéine Spike vaccinale peuvent être retrouvés au moins 8 semaines après injection, dans des centres germinatifs au sein de ganglions lymphatiques. Remarquons que si l’ARNm est encore présent 8 semaines après « vaccination », il est possible qu’il puisse encore être traduit en protéine Spike. Plus de deux mois après l’injection.

Concernant les études de toxicité, un travail sur un modèle animal a été publié le 18 août 2021 [14]. Ce travail met en évidence des atteintes cardiaques et hépatiques suite à la « vaccination » intramusculaire (IM). [15]

Pour ce qui est de la protéine Spike, on peut relever une étude (in vitro) publiée le 13 octobre 2021 [16]. Ce travail conclut que la protéine Spike peut entraver les protéines BRCA1 et 53BP1. Ces deux protéines appartiennent à une série de protéines appelées les « suppresseurs de tumeurs » [17] [18]. Elles jouent un rôle dans la régulation naturelle des cancers potentiels.

Ce constat expérimental troublant pouvait être envisagé dès le 30 juin 2020. À cette date était publiée une étude (in silico), qui établissait que la sous-unité S2 de la molécule Spike du SARS-CoV-2 pouvait interagir avec les protéines suppresseurs de tumeurs p53 et BRCA1/2 [19]. Les auteurs de l’article concluaient à la nécessité de lancer des investigations sur l’impact du virus sur les cancers. Le questionnement similaire aurait dû sembler naturel en ce qui concerne la protéine Spike vaccinale.

Ces interrogations sur l’impact des protéines Spike sur les cancers (réactivations, rechutes, déclenchements…) semblent être restées silencieuses.

Dès le départ, s’interroger sur la toxicité de la protéine Spike vaccinale semblait évident. Ce caractère délétère s’annonçait dès 2005 (dans le cas du SARS-CoV-1). Dès 2008, des travaux alertaient sur la conception de « vaccins » s’appuyant sur cette protéine. Son rôle pro-inflammatoire apparait désormais indéniable. Dès lors, étudier la diffusion et la persistance de cette protéine suite à la « vaccination » aurait dû être un incontournable. La question de la diffusion et de la persistance de l’ARN messager vaccinal devait se poser également. Qui plus est : tant que cet ARN messager persiste, le corps peut relancer la production de la protéine Spike (production éventuellement déportée par rapport à l’injection). Sans maîtrise ni du délai ni de la quantité synthétisée in fine.

Le 8 juin 2021, le British Medical Journal relayait une pétition signée, entre autres, par le Dr Peter Doshi (senior editor au BMJ). Cette pétition demandait, entre autres, des études de biodistribution, de pharmacocinétique et de toxicité sur les « vaccins » ARN [20].

En effet, le rapport d’évaluation du « vaccin » Pfizer disponible auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA) indique qu’aucune étude traditionnelle de pharmacocinétique et de biodistribution n’a été conduite sur ce candidat « vaccin » [1] [2] [21].

Durant ces derniers mois, des études ont montré la possible diffusion de la protéine Spike et de l’ARN messager vaccinaux dans l’organisme. De même leur possible persistance sur plusieurs mois (au moins 8 semaines pour l’ARNm, au moins 4 mois pour la protéine Spike vaccinale, voire 15 mois pour la protéine Spike virale) a été relevée. Des atteintes cardiaques et hépatiques ont été mises en évidence dans un modèle animal et un éventuel impact délétère de la protéine Spike sur les cancers était publié.

Alors que plus de 10 milliards de doses de « vaccins » (de tous types) ont été administrées dans le monde ces derniers mois [22]… Peut-être serait-il temps de lancer les études préalables ?

Combien de temps la protéine Spike vaccinale survit-elle dans l’organisme ? Combien de temps l’ARNm survit-il ? Sur quelle durée peut-il être exprimé pour produire la protéine Spike ? Dans quels tissus se distribuent-ils ? Peuvent-ils s’accumuler ? Quelles sont précisément leurs toxicités ? Quelles sont les conséquences en cas de transfusion sanguine ?

Cette précipitation déraisonnée pour un procédé aussi nouveau, conjuguée à l’omerta imposée aux traitements ambulatoires précoces et à toute chimioprophylaxie interroge [23][24] [25].

Actuellement en France, les rappels vaccinaux peuvent être administrés trois mois après la dernière injection [26], alors que la persistance de la protéine vaccinale pourrait être supérieure à ce délai. Le 11 février 2022, « le ministre de la Santé a martelé que le "raisonnement" sanitaire du gouvernement "[se faisait] sur les bases de la science" » [27].

Assurément, négliger la bibliographie, les études précliniques, pharmacocinétiques, de biodistribution et de toxicité : ce n’est pas de la science.

La science a mal d’être aussi peu honnêtement invoquée.

Quand on a mal, une solution peut être la médecine... La vraie.
 

Références :

[1] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/arn-vaccinaux-de-pfizer-producteurs-de-proteines-spikes
[2] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/pourquoi-la-proteine-spike-est-toxique-dans-le-covid-19-et-aussi-dans-les-vaccins
[2b] https://www.aimsib.org/2021/06/27/pire-que-la-maladie-les-consequences-involontaires-des-injections-anti-covid/
[3] https://www.nature.com/articles/nm1267)
[4] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0168170208001159?via%3Dihub
[5] https://www.cell.com/molecular-therapy-family/molecular-therapy/fulltext/S1525-0016(16)32681-8
[6] https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fimmu.2021.746021/full
[7] https://www.researchgate.net/publication/352767983_Persistence_of_SARS_CoV-2_S1_Protein_in_CD16_Monocytes_in_Post-Acute_Sequelae_of_COVID-19_PASC_Up_to_15_Months_Post-Infection
[8] https://academic.oup.com/cid/advance-article/doi/10.1093/cid/ciab465/6279075
[9] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/2099615429
[10] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/2099615430
[11] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/2099615431
[12] https://www.jimmunol.org/content/207/10/2405
[13] https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(22)00076-9
[14] https://academic.oup.com/cid/advance-article/doi/10.1093/cid/ciab707/6353927
[15] https://twitter.com/TheVeto3/status/1444767996380123146
[16] https://www.mdpi.com/1999-4915/13/10/2056
[17] https://en.wikipedia.org/wiki/TP53BP1
[18] https://fr.wikipedia.org/wiki/BRCA1
[19] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1936523320303065
[20] https://blogs.bmj.com/bmj/2021/06/08/why-we-petitioned-the-fda-to-refrain-from-fully-approving-any-covid-19-vaccine-this-year/
[23] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/therapies-vaccin
[24] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/libre-et-eclaire-benefice-risque-et-soin
[25] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/prophylaxie-du-covid-19-vitamine-d-zinc-plus-efficaces-vaccins
[26] https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15318
[27] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/pass-vaccinal/fin-du-pass-vaccinal-nous-considerons-que-les-conditions-pourraient-etre-reunies-d-ici-au-printemps-affirme-olivier-veran_4955310.html

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