Le "citoyen" Perronne avait encore raison

Le "citoyen" Perronne avait encore raison

Publié le 28/12/2021 à 15:25
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Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir
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CHRONIQUE — Depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, la France se présente aux yeux du monde entier comme la terre d'élection de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression.

Mais, en ce temps de pandémie, il y a les principes et la pratique. S'agissant des grands principes, point de question : c'est la référence obligée, et bien sûr le pouvoir ne se prive pas d'y avoir recours. Pour ce qui est de la pratique, force est au contraire de constater que, depuis bientôt deux très longues années, les principes républicains de "Liberté, Égalité, Fraternité", inscrits à l'article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958, sont mis entre parenthèses, quand ils ne sont pas foulés aux pieds. Et, cela dans l'indifférence de nos "élites", pour un virus qui n'aura représenté en 2020 que 2 % de l'activité de nos hôpitaux. On tremble à l'idée que la France subisse un véritable conflit, de la nature de ceux qui ont jalonné sa longue histoire.

S'il est un homme qui symbolise, à son corps défendant, ce recul terrible de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression dans notre pays, c'est bien Christian Perronne, puisque le Conseil supérieur de l'audiovisuel a demandé aux grands médias de l'interdire d'antenne, en dépit de son statut de professeur d'université. Dans une interview à "Valeurs actuelles", Christian Perronne explique qu'il a été convié il y a quelques jours à rencontrer — doux euphémisme ! — ses collègues du Conseil départemental de l'Ordre des médecins.

Bien qu'il ait occupé les plus hautes fonctions en matière de santé publique dans notre pays et à l'Organisation mondiale de la Santé, le spécialiste des maladies infectieuses s'est vu prescrire une interdiction de parler du vaccin contre le Covid-19 en tant que "professeur". S'il veut continuer à commenter l'évolution de la crise sanitaire, il est appelé à le faire en tant que "citoyen", sous peine... de radiation, à trois mois de son départ à la retraite !

Depuis le début de cette crise du Covid-19, j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans les colonnes de FranceSoir un "Ordre aux ordres, et qui fait désordre". La formule ne me paraît certainement pas abusive et le Conseil qui a entendu le professeur Perronne aurait voulu justifier cette qualification qu'il ne s'y serait pas mieux pris. Comment des médecins peuvent-ils être à ce point soumis aux injonctions gouvernementales pour en perdre le moindre esprit critique, et refuser d'admettre que nous assistons en direct à la faillite de la vaccination ? Qui ne voit, à moins d'être dans la main du pouvoir ou des laboratoires, qu'une injection à renouveler tous les trois mois n'est pas un vaccin ? Surtout quand le produit n'empêche ni d'attraper, ni de transmettre la maladie.

Évidemment, les propos du "citoyen" Perronne dérangent. Ils sont un caillou dans la chaussure de nos gouvernants. Au contraire d'un ministre de la Santé, à qui il faut reconnaître une aptitude extraordinaire aux mensonges, revirements et reniements, le jugement de l'homme de Garches n'est pas à géométrie variable. Qui plus est, les faits — qui sont, en définitive, le vrai juge de paix, le seul juge de paix – viennent systématiquement lui donner raison.

En veut-on une nouvelle preuve ? La voilà ! Dans ma chronique "Christian Perronne, sabre au clair...", parue le 2 décembre, je relatais avec force détails l'intervention du professeur devant le Conseil scientifique indépendant le 25 novembre dernier, mettant notamment en exergue ses propos sur le "vaccin" et ses prévisions sur l'évolution de la crise : "Avec le recul, avec ce que l'on peut observer dans le monde, il est clair que "ce ne sont pas des vaccins, ce sont des produits qui stimulent le virus". Et, parce qu'en France on a été en retard pour la "vaccination" par rapport à la Grande-Bretagne et à Israël, "dans les jours et les semaines qui viennent, on va avoir un rebond des cas, et éventuellement des morts", ce qui pourrait nous valoir un couvre-feu ou un confinement.

"Rebond des cas et éventuellement des morts". Nous y sommes un mois plus tard. Le nombre de décès du Covid en France, qui s'élevait à 72 le 25 novembre, est passé à 224 le 20 décembre. Pour éclairer la lanterne de nos si brillants dirigeants, expliquons-leur que la Suède ne déplorait aucun décès le 20 décembre et que, sur les sept derniers jours, la moyenne des décès quotidiens était de cinq personnes.

Et si, à l'heure où j'écris ces lignes, "un couvre-feu ou un confinement" n'est pas encore décrété, le pouvoir a d'ores et déjà annoncé pour nos étrennes, c'est-à-dire pour janvier 2022, l'instauration d'un passeport vaccinal ainsi que l'obligation de présentation d'un test négatif pour l'accès à certains lieux, ce qui est bien la preuve que même nos gouvernants n'ont pas confiance dans les injections qu'ils font subir au peuple français, en échange d'une pseudo-liberté.

Les jours qui viennent ne vont sûrement pas manquer d'intérêt. Au-delà des pétitions de principe, on va voir qui défend la République et sa devise : "Liberté, Égalité, Fraternité". Jamais le Sénat n'aurait dû tomber dans le piège du pouvoir, ou se piéger lui-même pour paraître "responsable", en votant le passe sanitaire, permettant alors à M. Véran de se féliciter d'une unité nationale retrouvée. 

Le moment est venu pour les opposants de s'opposer, ce qui signifie dire non, ainsi que d'ouvrir les yeux sur les manœuvres et les fautes d'un pouvoir qui précipite la France dans un totalitarisme sanitaire qu'Omicron ne justifie certainement pas. Le moment est venu aussi pour les opposants de s'informer sérieusement et de méditer l'un des diagnostics du professeur Perronne : la pandémie est finie dans les pays qui n'ont pas "vacciné" et qui avaient auparavant utilisé les molécules existantes pour soigner leur population.

Enfin, aux médecins du Conseil de l'Ordre qui ont menacé de leur foudre le professeur Perronne, et parce que ce texte n'est pas enseigné sur les bancs des facultés de médecine, je souhaite rappeler que l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen définit les droits naturels et imprescriptibles de l'homme : "la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression".

En première ligne dans "la résistance à l'oppression", le "citoyen" Perronne rejoint le professeur Perronne... Par bonheur, il existe des femmes et des hommes libres qui sauvent l'honneur de la médecine. Christian Perronne en fait partie.

Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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