Le jour où le Parlement canadien a ovationné un ancien soldat nazi

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Jean Neige, France-Soir
Publié le 28 septembre 2023 - 14:00
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parlement canadien
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Capture d'écran par photographie
Le 22 septembre dernier, Justin Trudeau et Volodymyr Zelensky ont ovationné un ancien Waffen-SS au Parlement canadien.
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TRIBUNE/ANALYSE - Le 22 septembre dernier, Yaroslav Hunka, un ancien de la Waffen-SS est ovationné au Parlement canadien. Au premier abord, on croyait assister à l’avènement d’une dystopie effrayante, dans laquelle le nazisme était officiellement réhabilité. Mais après le tollé général soulevé par cet événement scandaleux, auquel ont participé Justin Trudeau et Volodymyr Zelensky, le pouvoir canadien fait machine arrière. Il s’agirait d’une énorme bévue. L'incident révèle pourtant un mal plus profond. Décryptage.  

La visite du président ukrainien Zelensky à Ottawa, la capitale du Canada, a fait grand bruit. En la présence du Premier ministre Justin Trudeau, le président de la Chambre des communes a offert une standing ovation à Yaroslav Hunka, un citoyen canadien d'origine ukrainienne, âgé de 98 ans. Aux yeux d'Anthony Rota, le président de la Chambre des communes, qui a depuis présenté sa démission, Hunka possède un titre de gloire : celui d'avoir combattu "les Russes" durant la Seconde guerre mondiale et de continuer à "soutenir les troupes aujourd'hui". En fait de Russes, il s'agissait de Soviétiques que l'Occident et l'Ukraine contemporaine assimilent systématiquement - et de manière abusive - aux Russes, faisant mine d’oublier que Staline est né en Géorgie, ainsi que Lavrentyi Beria, le chef du NKVD (1) de l’époque.

Certes, Yaroslav Hunka a combattu l'armée rouge. Mais il a été surtout un membre de la Waffen-SS. Ivan Katchanovski, politologue et universitaire, canadien d’origine ukrainienne lui aussi, s’est offusqué de cette ovation faite à un ancien soldat nazi qu’il a jugée "incroyable".  Précédemment, Katchanovski a brillamment exposé la manipulation du massacre de Maïdan de février 2014, le véritable événement déclencheur de la guerre actuelle russo-ukrainienne. Son travail, qui mérite une reconnaissance générale et historique, est de salubrité publique. Car il permet d'exposer les agissements d'une oligarchie occidentale qui plonge le monde dans des temps obscurs et incertains (voir au sujet de l'oeuvre de ce chercheur la tribune Comment l’Ukraine est devenu un pion américain).

Le politologue, toujours soucieux de justifier ses déclarations, a publié sur X-Twitter les preuves de l’appartenance de Hunka à la Division SS Galicie. Il a notamment retrouvé les photos de sa formation en Allemagne sur le blog d’une association d’anciens combattants ukrainiens.   

Katchanovski rappelle aussi les crimes de masse commis par la Division SS Galicie contre des civils polonais, juifs et ukrainiens, y compris dans sa ville natale.  

Comment le président du Parlement et le Premier ministre canadiens pouvaient-ils ignorer ces faits historiques ? Une visite d’État de cette importance, en l'occurrence liée au financement et à l'armement d'une guerre, est normalement réglée jusque dans ses moindres détails. Par conséquent, cela ne peut être que le signe de l’incompétence profonde et gravissime des autorités au plus haut sommet de l’État canadien. Ou d'une dangereuse évolution qui suggère qu'il est désormais possible - à partir du moment où celui-ci a combattu des Russes - de considérer comme "un héros" un ancien nazi qui a appartenu à une unité responsable de crimes de masse. 

Ivan Katchanovski s'interroge. Ces parlementaires, qui se sont tous levés pour applaudir cet ancien Waffen-SS, le sourire aux lèvres tels des robots décérébrés, ignoraient-ils le pédigrée de Hunka ? Et puisqu'il est aussi facile que le Parlement de la 9ème puissance mondiale se fourvoie, n'est-ce pas là le signe que l'unanimisme béat de la russophobie occidentale est le révélateur d'une profonde crise de la démocratie représentative ?  

Les premières réactions offusquées 

Dimanche 24 septembre, l’ambassadeur de Pologne au Canada a demandé des excuses.  

Au passage, cela souligne la schizophrénie de la Pologne, un fervent allié de l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, et en même temps, une victime historique du nationalisme ukrainien que les Russes disent combattre.  

Le média britannique indépendant UnityNewsNet s’interroge. Comment un gouvernement qui dénonçait des nazis infiltrés dans le convoi de la liberté (ce qui ressemblait à une grossière manipulation) peut-il faire ovationner en même temps un ancien nazi ?  

De nombreuses associations de lutte contre l’antisémitisme, mais pas forcément les plus connues, se sont publiquement offusqué de cet événement, comme StopAntisemitism.org, dont le message a été reposté par Arno Klarsfeld.  

En France, il demeure la seule personne publique à s’offusquer, dans un vrai désert. L'avocat pense que l’Union Européenne ne pourra pas rester longtemps aveugle et silencieuse face au culte d’anciens génocidaires en Ukraine.

Mais qui l’écoute vraiment, mis à a part André Bercoff ? Klarsfeld a publié aussi le témoignage d’une Canadienne, qui a honte de ses dirigeants. Rappelons qu’en 2022, les pays occidentaux étaient les seuls qui, à l’Organisation des Nations unies, votèrent contre une motion condamnant la glorification du nazisme en Ukraine. Il ne s’agit pas seulement de croix gammées, mais d’idéologie. Et le bandérisme encensé en Ukraine est une forme de nazisme. Pour ne pas donner raison à la Russie honnie, même partiellement, c’est l’Occident tout entier qui a préféré nier une réalité tangible et renier ses valeurs, comme l’a bien résumé le commentateur canadien CheburekiMan sur X.  

Les excuses du président du Parlement 

Finalement, face au tollé naissant, le président de la Chambre des communes Anthony Rota, a publié un message d’excuse, qu’il a ensuite répété devant le Parlement, le 25 septembre. 

Mais celui-ci a prétendu avoir juste "reconnu" quelqu’un au balcon (l’ancien nazi est de sa circonscription). Alors que son discours sur Hunka a été lu, donc préparé à l’avance.

Anthony Rota a prétendu encore en avoir appris plus après coup sur l’homme qu’il a fait applaudir, en endossant l’entière responsabilité de l’événement.

Pour sa part, le premier Ministre Justin Trudeau aurait prétendu que ni lui-même, ni le président Zelensky n’était au courant de l’hommage à venir au vétéran nazi.   

Il a reconnu que l’incident est "profondément embarrassant pour le Canada" avant de préciser que le président de la Chambre des communes a reconnu son erreur.  

Dans la foulée, Trudeau est parti dans une diatribe sur la nécessité de lutter contre la propagande russe, comme si les Russes étaient responsables de l’énorme fiasco de communication du pouvoir canadien... Il était conscient à ce moment-là que le Canada avait offert sur un plateau à Vladimir Poutine une opportunité de justifier leur action contre l’Ukraine. 

Cependant, la ligne de défense de Rota et de Trudeau a été mise à mal par les révélations de reporters qui ont trouvé un message sur Facebook de la belle-fille de Yaroslav Hunka, qui confirme que ce dernier n’a pas été reconnu par hasard au balcon par le président de la Chambre, mais qu’il avait été invité en bonne et due forme par ce dernier.  

De plus, le post suggère que l’homme célébré comme un "héros" devait rencontrer personnellement Trudeau et Zelensky dans le salon de réception. Bref, ces politiciens se fichent du monde.  

Par ailleurs, Karina Gould, le leader du gouvernement à la Chambre des communes, une sorte de ministre des Relations avec le Parlement, a reconnu que la liste des invités a été contrôlée, mais qu’ils ne savaient pas qu’un nazi serait présent. 

Pour ajouter à la honte nationale, cette même Karina Gould a été prise en photo avec Hunka, lui tenant affectueusement la main. En fait, le problème de ces politiciens semble être leur manque de culture historique et leur déni. Quand on connait un peu l’histoire de l’Ukraine, on sait qu’un ancien combattant ukrainien de la Seconde guerre mondiale a de bonnes chances d’être un criminel de guerre, ou un nazi. Dès lors, s’ils avaient été compétents, ils auraient demandé plus d’informations sur Hunka avant d’approuver un hommage public. 

Finalement, la démission

Sous pression, le président du Parlement a finalement démissionné ce mardi 26 septembre. Les appels au départ d’Anthony Rota s'étaient multipliés aussi bien du côté de membres du parti libéral au pouvoir, que de la part de députés parlementaires canadiens, furieux d’avoir été ainsi bernés et ridiculisés par celui qui les représente.

À la Chambre, le chef de l’opposition Pierre Poilievre, s’est demandé s’il n’y avait jamais eu "plus grand embarras diplomatique dans l’histoire du Canada".  Pour avoir fait la démonstration de son amateurisme, de son ignorance et de son incompétence, pour avoir fait honte à son pays, pour avoir insulté la mémoire des victimes du nazisme, s’il voulait sauver le peu le peu qu’il lui reste d’honneur, la moindre des choses pour le président de la Chambre des communes du Canada était en effet de démissionner.  

Cette demande de démission aurait aussi émané du ministère des Affaires étrangères polonais via le vice-ministre Mularczyk, d’après des sources russes.

L’affaire ne s’arrête pas là puisqu’on a appris que le ministre polonais de l’Éducation a lancé une procédure qui pourrait aboutir à demander l’extradition du nazi canado-ukrainien.   

En pleine crise diplomatique entre Kiev et Varsovie, voilà qui ne devrait pas être de nature à réconcilier les deux pays voisins.  

On trouve même des appels à révoquer la citoyenneté canadienne de Hunka pour pouvoir l’extrader en Pologne : 

Mais les Canadiens découvrent aussi qu’ils auraient accueillis 2.000 nazis après la Seconde guerre mondiale, et certains se demandent comment il se fait que ces derniers n’ont jamais été poursuivis par la Justice.  

Max Blumenthal, le fondateur de The Grayzone, publie un lien vers un reportage de CBS datant de 1997 sur le "le sombre secret du Canada", à propos de la politique assumée du gouvernement canadien d’accueillir des anciens nazis, parce que ces derniers étaient anticommunistes. 

En mai 1945, la Division Waffen SS Galicie a préféré se rendre aux Anglo-Américains plutôt qu’aux Soviétiques, qui étaient pourtant ses ennemis. D’après Scott Ritter, les Anglo-Saxons décidèrent de ne pas les inculper pour crimes de guerre, car ils pensaient pouvoir les utiliser contre les Soviétiques. Voilà qui rappelle le programme Aerodynamics de la CIA (cf. Comment l’Ukraine est devenu un pion américain). 

Pourtant, toute l’organisation des Waffen SS avait été jugée comme étant une organisation criminelle par le Tribunal de Nuremberg. Cependant, le Canada n’avait étrangement pas signé la Charte de Nuremberg. Par conséquent, la Justice du pays n’avait pas le pouvoir, ou l’obligation, d’appliquer les décisions du Tribunal qui en était issu. On comprend mieux pourquoi autant de nazis se sont retrouvés au Canada, en toute impunité... 

Toute cette séquence offre donc au Canada, ce pays-modèle du politiquement correct, l’occasion d’une introspection inédite.  

Le rôle de Chrystia Freeland

Sur un post publié sur X-Twitter, Freeland a publié une photo d’elle en train de serrer Zelensky dans ses bras comme s’il était l’homme qu’elle chérissait le plus au monde, comme si l’Ukraine était pour elle plus importante que le Canada.  

Laurent Ozon, patron de Souveraine Tech, a justement dénoncé, toujours sur X-Twitter, le rôle néfaste de Chrystia Freeland, la vice première ministre, sur la politique canadienne.  

Cette dernière fait partie des descendants de la très nombreuse communauté ukrainienne ayant émigré au Canada après la Seconde guerre mondiale. Formée notamment d'anciens combattants bandéristes et nazis, cette diaspora est particulièrement radicale.  

Mikhailo Chomiak, le grand-père maternel de Freeland était un sympathisant nazi et elle célèbrerait fièrement sa mémoire à chaque occasion. Chomiak, qui habitait pendant la guerre un appartement saisi à des Juifs à Cracovie sous occupation allemande, était rédacteur en chef d’un journal ukrainien, lui-même sous contrôle d’un certain Volodymyr Kubijovyč. Ce dernier fut un des fondateurs de la 14e division des grenadiers de la Waffen SS, autrement appelée "Galicie". La boucle est bouclée.  

Et sur Wikipédia, on apprend que les articles de propagande du journal pour lequel travaillait le grand-père de Freeland contribuèrent aux meurtres de masse contre les Juifs.  

On n’est certes pas responsable des actes de ses aïeux. Mais quand on a un tel personnage dans sa famille, on ne devrait pas s’en vanter. Mais Freeland a fait l’inverse. Et certains la voient comme future Première ministre ou Secrétaire générale de l’OTAN.  

Sur la photo utilisée par l’Ambassadeur de Pologne pour illustrer le courroux de son pays, on peut voir derrière le duo Zelensky-Trudeau une Chrystia Freeland aux anges en train d’applaudir le nouveau "héros nazi".

En tant que petite-fille d’un collaborateur avec les nazis, on peut imaginer que la glorification publique d’un tel personnage ukrainien au Parlement n’aurait pas été de nature à la choquer. Mais qu’elle aurait pu vivre cela comme une gloire posthume pour son grand-père. Aurait-elle eu un rôle en sous-main pour tenter de réhabiliter les nazis ukrainiens ? Comment être surpris après qu'un tel scandale ait éclaté ?

Par ailleurs, c’est Freeland qui a annoncé aussi que le soutien financier aux "convois de la liberté" - qui protestaient contre la vaccination quasi-forcée des camionneurs - était assimilé à un soutien au terrorisme. Un procédé digne d’un régime autoritaire ! Hasard, elle aurait été aussi négociatrice des traités de libre échange et serait proche de l’Open Society de George Soros.   

Cette ancienne journaliste éminente travaillait auparavant pour les plus grands organes de presse de l’oligarchie qui nous dirige : le Financial Times, le Washington Post ou The Economist. Elle aurait aussi commencé sa carrière en 1988 écrivant pour The Ukrainian Weekly, un journal qui glorifiait la division SS Galicia.

La mise en lumière du lien entre nazisme et nationalisme ukrainien 

A minima, cette triste affaire aura au moins eu le mérite de mettre en lumière le lien historique et intime entre nazisme de la pire espèce et nationalisme ukrainien, un lien déjà relaté dans ces colonnes, un lien que beaucoup ignorent ou préfèrent ne pas voir.  

Le fait que le Président ukrainien actuel soit juif ne change rien à cela. Au début de l’opération militaire spéciale russe, combien ont ridiculisé le but de guerre "dénazification de l’Ukraine", mis en avant par le président russe, au simple fait que le président Zelensky était juif ? Selon le président Poutine, avoir placé un président juif à la tête de l’Ukraine permettait de mieux masquer la glorification du nazisme qui est rampante dans le pays, sous diverses formes.  

Elle est d’abord dans les esprits, dans cette intolérance profonde contre toute idée de sécession considérée comme un crime. Tout discours public en faveur du changement des frontières de l’Ukraine est sanctionné par l’article 110.2 du code pénal ukrainien, qui était en place bien avant la guerre actuelle.

Cela veut dire que des mouvements politiques indépendantistes comme ceux d’Écosse, de Catalogne, de Corse ou des DOM-TOM seraient tous interdits en Ukraine. C’est au nom de cet article que les premiers séparatistes du Donbass ont été emprisonnés avant même le premier coup de feu, notamment Pavel Goubarev, arrêté le 6 mars 2014 à Donetsk, ou Dmitri Kouzmenko, arrêté le 5 avril 2014 à Marioupol. Quant on ne peut pas débattre démocratiquement, quelle solution reste-t-il ? Le rapport de force.  

L’Ukraine, par son manque de culture démocratique, son incapacité au compromis, sa tendance naturelle à vouloir imposer son point de vue à l’autre, a créé les conditions de son éclatement dans la violence. Et le fait que les Russes aient aidé en sous-mains les séparatistes ne change pas ces données de base.

Cette intolérance intrinsèque s’est aussi exprimée contre la langue, puis la culture russe, dès le lendemain du coup d’État de Maidan, avec le vote du Parlement le 23 février 2014 contre l’usage de la langue russe dans les administrations locales. Cela n’a fait qu’ajouter aux tensions et au sentiment d’aliénation des populations de Crimée, du Donbass ou d'ailleurs.  

Les mêmes traits de caractère ont mené l’Ukraine dans la guerre. En refusant toute concession et tout compromis territorial possible, en ne se laissant comme option que la force brute contre ses propres citoyens récalcitrants, mais aussi contre la première puissance nucléaire mondiale, l’Ukraine de Zelensky, gargarisée par les promesses de soutien de l’OTAN, s’est engagée dans une impasse suicidaire dont le pays risque de ne jamais se relever.

D’après un ami ukrainien, qui a fui son pays, cette intolérance contre la divergence d’opinion qui a causé le malheur de l’Ukraine, est un héritage du bolchévisme. Il faut bien se rappeler que, si la Russie n’a pas connu l’influence des Lumières, l’Ukraine non plus.  

Mais une bonne partie de l’Ouest de l’Ukraine a aussi embrassé le nazisme et s’est lancé dès 1940 derrière Stepan Bandera dans une campagne d’épuration ethnique pour l’avènement d’une Ukraine indépendante débarrassée de ses éléments non-Ukrainiens.  

Dès 2014, le même état d’esprit a prévalu dans les bataillons de volontaires formés essentiellement de hooligans et de repris de justice, des bataillons vite envoyés dans le Donbass. Les références aux ainés génocidaires de la seconde guerre mondiale étaient déjà la norme dans ces unités.

Certes, on ne massacrait pas dans les mêmes proportions. Mais la haine contre l’autre, contre le séparatiste, le Russe, était déjà là. Je l’ai mesuré en interviewant plusieurs victimes de tortures, victimes de membres des bataillons Azov ou Dnipro 1. Quand on torture quelqu’un pour ses idées ou son discours, notamment des journalistes, qu’est-ce qu’on est ? Dans ma définition, on est un nazi. Voire pire. Et ces extrémistes, au départ minoritaires, ont progressivement imposé leur idéologie, et sont devenus des héros nationaux. 

Cette nazification de l’Ukraine est aussi visible jusqu’à aujourd’hui via des références multiples à des unités militaires nazies, en autres sur les patches portés par les membres des forces armées ukrainiennes, celui de la Division SS Galicie, représentant un lion et trois couronnes, étant assez populaire.  

Footage published by @TheSun via @Reuters and @anadoluagency shows a Ukrainian intelligence officer (SBU) wearing a patch that reads SS Galizien, referring to the 14th Waffen Grenadier Division of the SS, a Nazi military formation made up of Ukrainian ethnics pic.twitter.com/RZ1dgpblNm

https://twitter.com/DPRKJones/status/1589471658548826113

https://twitter.com/dprkjones/status/1500762834157850624?lang=ar-x-fm

Même le New York Times, encore une fois plus pertinent que la presse française, s’alarmait de cette tendance qui "nourrit la propagande russe". On en sait assez aujourd’hui pour que tous ceux qui soutiennent encore inconditionnellement l’Ukraine puissent sérieusement s’interroger quant à savoir s’ils sont du côté de la décence et de la raison. CheburekiMan a d’ailleurs atteint la même conclusion : "La Russie et les régions séparatistes auraient eu des raisons valables de rejeter du régime putschiste de Kiev". La sauvegarde d’un tel régime vaut-elle la ruine de l’Europe ? 

Note :

(1) Narodnyï Komissariat Vnoutrennykh Del, le Commissariat du peuple aux Affaires intérieures, ndlr 

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