Paria, mais sûr de servir une juste cause

Paria, mais sûr de servir une juste cause

Publié le 16/10/2021 à 12:42
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Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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CHRONIQUE - Dans cette pandémie de Covid-19, qui laissera l'historien pantois, il ne fait pas bon enfreindre les lois du conformisme ambiant. Le récit qui suit n'est pas le fruit de l'imagination débordante d'un romancier. C'est le simple vécu de nombreuses Françaises et de nombreux Français, non plus pendant l'occupation allemande où, déjà, la division entre gaullistes et pétainistes fracturait le pays en deux camps, mais au temps de la terreur du Covid-19, où la vaccination et le passe sanitaire sont devenus les deux mamelles de la France de 2021.

Foin de la liberté de choix ! Vous êtes sommés de vous faire vacciner : "Bon, alors, vous vous faites vacciner les premiers. Nous, on se fera vacciner après". C'est le privilège de l'âge ! Si vous n'obtempérez pas, vous voyez les mines s'allonger, les pressions s'accentuer, les contacts s'espacer. Et la sempiternelle question revenir au galop : "Est-ce qu'il est vacciné ?"

Il importe peu aux beaux esprits, qui voient le complotisme à l'ouvrage en toutes circonstances et en tous lieux, que les vaccins soient source de décès suspects ou d'effets secondaires sérieux. Non, coûte que coûte, il faut se faire vacciner. C'est la condition sine qua non d'un retour à une vie normale. Il n'y a pas de place pour le moindre doute : l'immunité collective de la population va être engendrée par la baguette magique du vaccin. Et vous le devinez sans peine, même si on ne vous le dit pas : vous êtes au mieux un dangereux irresponsable, au pire un criminel en puissance qui expose les siens au péril.

Le problème, mais ils ne l'imaginent pas une seconde, c'est que la bonne foi de ces censeurs a été trompée, ou que leur adhésion inconditionnelle au pouvoir en place leur interdit tout esprit critique. Au surplus, c'est bien connu, et l'antienne ne date pas d'hier : "Ils l'ont dit à la télé !"

Avec le climat d'intolérance qui règne aujourd'hui dans le pays, il n'est pas concevable un seul instant d'échanger des arguments dans la sérénité. Au reste, ces esprits supérieurs en sont bien incapables. Ils n'ont jamais pris le temps de regarder les choses d'un peu plus près, de confronter les idées des uns et des autres, afin de se forger leur propre opinion. Ils se contentent de répéter les slogans qui leur ont été assénés par quasiment tous les médias.

Un médecin qui a vieilli de dix ans !

La lettre ouverte du Dr Jean Stevens "aux présidents des conseils de l'Ordre et à tous ses confrères cliniciens", parue récemment sur le site "Nouveau Monde", tombe à point nommé. D'abord, parce que c'est l'opinion d'un médecin qui "n'avait suivi que de loin l'épidémie de Covid-19", jusqu'à ce qu'il "reçoive la seconde injection du vaccin AstraZeneca". Ensuite, parce que "depuis cette injection", ce médecin - retraité depuis cinq ans, après 45 ans de carrière - "souffre de douleurs musculaires diffuses et de transpiration à l'effort qui lui donnent le sentiment d'avoir vieilli de dix ans". Tout de même...

Confronté à ces "effets secondaires invalidants", mais aussi à "l'émergence évidente, dans son entourage proche, d'autres effets secondaires nullement bénins", le Dr Stevens a cherché à "éclairer au mieux sa lanterne". "Je sors, écrit-il, atterré de ce que j'ai découvert".

Ses recherches ont porté sur des "données scientifiques et médicales objectives", en y incluant, "intentionnellement" souligne-t-il, les discours de confrères ou de scientifiques que les "autorités" et les médias qualifient de "complotistes". Toujours au début largement minoritaires, ils "s'avèrent devenir, quelques années plus tard, des héros, des résistants au pouvoir en place (...). La vérité et la vertu exigent du courage".

Le Dr Stevens a été convaincu par la vidéo qui retrace les quatre heures de conférence du Dr Richard Fleming. Le dessous des cartes de cette épidémie le fait "frissonner d'horreur". "Heureusement, ajoute-t-il, je ne pratique plus la médecine", ce qui l'autorise à s'exprimer et lui évite d'avoir à trancher entre les contraintes imposées par le pouvoir et son intime conviction. Selon lui, aucune des "institutions politiques, scientifiques et sanitaires" n'est "en droit de se substituer aux médecins cliniciens dans les décisions qu'ils prennent, en âme et conscience".

Il juge donc "particulièrement regrettable" que les médecins généralistes aient été "totalement écartés des lieux de décision". Et il affirme que « les contraintes qu'imposent aujourd'hui les "autorités" à la liberté diagnostique et thérapeutique des médecins sont incompatibles avec les valeurs sacrées de leur métier ».

En somme, il crie sa colère et il sait "sa colère juste" : « Les "autorités" auxquelles je m'étais fié ont trompé ma confiance et continuent de tromper celle de mes pairs » sur des sujets particulièrement graves.

Une expérimentation ramenée de dix ans... à onze mois

Premier manquement à la confiance sur la fiabilité des études préliminaires. L'autorisation de la procédure d'urgence a été accordée en ne respectant pas l'une de ses conditions impératives : l'inexistence d'alternatives thérapeutiques. Ainsi, la durée des expérimentations a-t-elle été ramenée "de dix ans à onze mois". Et "le vaccin ne protège ni du risque de réinfection, ni du risque de contagion, ni (bien évidemment) d'une infection par les inévitables variants".

Deuxième manquement sur l'efficacité du vaccin. "À partir des résultats présentés par les firmes", il apparaît notamment que "l'efficacité des vaccins n'est pas statistiquement significative chez les sujets de plus de 70 ans, pourtant les premiers bénéficiaires du vaccin". "Si j'avais su cela, déclare le Dr Stevens, jamais je ne me serais fait vacciner".

Enfin, « L'étude critique de la toxicité potentielle des vaccins est encore plus effrayante. Le "rapport bénéfice/risque" avancé par les firmes correspond à une grossière manipulation des statistiques ».

Mourir à cause du vaccin est inacceptable

Aux États-Unis, on enregistrait "en mai 2021, plus de 4 000 morts et 17 200 effets secondaires sévères". Tandis "qu'une étude européenne de pharmacovigilance recense près de 20 000 morts et 800 000 cas d'effets secondaires jugés graves". En France et en juillet 2021, on relevait pour le seul vaccin Pfizer 900 décès et 8 700 effets secondaires graves. Ce qui fait dire au Dr Stevens que "mourir de la Covid est certes un drame pour les proches, mais cette mort est "naturelle". Par contre, mourir à cause d'un vaccin (...) est tout simplement un sacrilège, une atteinte inacceptable aux valeurs fondamentales (sacrées) de l'Homme".

Parce que sa confiance a été trompée, "c'est là que moi personnellement je décide d'entrer en résistance", écrit Jean Stevens. Il s'élève contre "la vaccination obligatoire et généralisée", en particulier pour les enfants dont "le risque de mourir est quasiment nul ente 0 et 14 ans", alors qu'il est "non nul pour l'administration du vaccin". Et, pour ce qui est de la sacro-sainte immunité collective, son diagnostic est catégorique : elle "ne sera jamais réalisée par les vaccins puisqu'ils ne protègent ni des réinfections, ni de la contagiosité, ni des variants".

À ce témoignage de première importance du Dr Stevens, je voudrais ajouter deux éléments d'appréciation de la situation particulièrement significatifs.

Il s'agit, d'une part, d'une statistique officielle sur les décès intervenus au Royaume-Uni entre le 1er février 2021 et le 16 septembre 2021. Sur 2 542 décès consécutifs à une infection par le variant delta, 1 779 personnes étaient vaccinées. Ce qui équivaut à un pourcentage plus qu'impressionnant de 70 %.

Il s'agit, d'autre part, des récentes déclarations de M. Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, annonçant avoir été victime du variant delta, alors même qu'il était doublement vacciné, et ajoutant qu'il avait contaminé douze personnes complètement vaccinées elles aussi.

Voilà, en temps ordinaire, de quoi faire réfléchir tout individu de bonne foi. Mais il est bien clair que nous ne vivons pas des temps ordinaires.

Et, pour finir, cette question. Où est le complot ? Chez ceux qui ont dénoncé l'asservissement du peuple français ? Ou chez ceux qui l'ont organisé, dans le silence stupéfiant d'un monde politique aux abonnés absents ?

Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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