Attentat à la ricine déjoué: l'arme biologique, la nouvelle menace terroriste?

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Attentat à la ricine déjoué: l'arme biologique, la nouvelle menace terroriste?

Publié le 20/06/2018 à 14:43 - Mise à jour à 15:14
© David Young / dpa/AFP
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Le menace d'une attaque bactériologique ou bioligique menée par un groupe terroriste en Europe s'est renforcée ces dernières années. Toutefois, bien que réel, le risque reste faible.

La police allemande a indiqué ce mercredi 20 qu'un attentat à la "bombe biologique" avec de la ricine, un poison très puissant, avait été déjoué, suite à l'arrestation la semaine dernière d'un Tunisien à Cologne. Elle a indiqué que le suspect interpellé avait commencé à produire de la ricine et que les enquêteurs disposaient d’éléments évoquant des liens avec l’organisation Etat islamique.

La ricine est un poison peu coûteux, facile à produire et perçu comme le plus toxique du règne végétal. Considérée comme une arme biologique, ce poison est en effet 6.000 fois plus toxique que le cyanure. 

Voir aussi - Attentat déjoué en France: qu'est-ce que la ricine, un poison envisagé par les terroristes

En mai dernier, en France, les autorités avaient aussi annoncé avoir déjoué un attentat à l'explosif ou par le biais de ce poison prévu à Paris, relaçant l'idée que l'arme biologique et bactériologique puisse être utilisé par les groupes terroristes et en particulier ceux djihadistes.

Un rapport de Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), en mars 2017, soulignait par exemple le risque de l'utilisation de virus. "Un candidat au martyr pourrait être infecté d’une ou plusieurs maladies contagieuses et passer les contrôles sanitaires aux frontières sans difficulté en période d’incubation", pouvait-on lire.

"D’ici 2030, les groupes terroristes pourraient chercher à recruter des experts NRBC (nucléaire, radiologiques, biologiques et chimique), d’autant plus que le bagage scientifique et technique des combattants de demain devrait s’accroître (lors de la dernière vague de combattants partis rejoindre les rangs de Daech au Levant, de nombreux ingénieurs et informaticiens ont été signalés)", souligne le rapport.

Toutefois ces risques restent relativement peu élevés au regard de la menace que représentent les actions conventionnelles, de basse (type attentat de Nice) ou de haute intensité (attentats du 13 novembre).

Voir aussi - Terrorisme: un risque d'attaque chimique réel mais faible

En effet, pour le moment, des groupes terroristes qui recréent des virus ou des armes biologique "c’est de la science-fiction", avait expliqué Olivier Lepick, spécialiste des armes NRBC à la Fondation pour la recherche stratégique en mai dernier sur BFM. Selon lui, cela est techniquement faisable, mais seulement "dans un laboratoire d’équipe universitaire extrêmement pointu. Peut-être que dans 50 ans ce sera une vraie menace, mais aujourd’hui non".

D’ici là, "la probabilité d’une attaque biochimique réussie est extrêmement faible. En revanche, la probabilité que ça se produise parce que les terroristes s’y intéressent est plus élevée", soulignait le chercheur. Et d'ajouter: "Chaque jour qui passe rend cette menace plus aiguë, donc il faut se préparer. Le problème de ce type de menace, c’est que l’occurrence est faible, mais qu’en revanche, si un groupe parvenait à le faire, ça aurait un retentissement énorme".

A titre d'exemple, et malgré son extrême toxicité, le mode de production d'un gaz à la ricine demande notamment des compétences techniques importantes et une très lourde logistique, extrêmement difficile à mettre à mettre en place pour des cellules clandestines.

Si la menace est prise au sérieux, des recherches menées par l'armée française ont toutefois permis de mettre au point un anticorps capable d'inhiber la ricine, sous forme d'aérosol. Elles doivent encore aujourd'hui être validées sur le terrain pharmacologique.

Auteur(s): La rédaction de France-Soir


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La police allemande dit avoir déjoué un attentat à la bombe à la ricine, un poison très virulent.

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