Le Parti socialiste annonce la couleur : les futurs soutiens de Macron seront sanctionnés

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 01 septembre 2016 - 22:06
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Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS.
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©Nicolas Messyasz/Sipa
"Déloyal, malhonnête et sans perspective", c'est ainsi que Jean-Christophe Cambadélis caractérise la démission d'Emmanuel Macron.
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Les socialistes qui préféreront soutenir Emmanuel Macron, dont on pressent une candidature à la présidentielle, s'exposent à des sanctions, voire à une exclusion. C'est ce que vient de rappeler le patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

Le patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a rappelé que, comme pour Arnaud Montebourg, tout membre du parti soutenant Emmanuel Macron ferait l'objet de sanction voire d'exclusion, a-t-on appris jeudi auprès de la direction du PS.

Le premier secrétaire du PS a "rappelé ce qu'il avait dit pour Arnaud Montebourg: les statuts disent: +on ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d'être exclu+", a expliqué son entourage, interrogé par l'AFP après la publication par Le Figaro et Europe de SMS allant dans ce sens.

"Il ne s'agit pas de sanctionner les soutiens à Emmanuel Macron, mais d'indiquer que le candidat du PS sera celui qui sortira de la primaire", organisée par Solférino fin janvier, a poursuivi son entourage, ajoutant que "tous les socialistes" devront respecter le choix issu de cette primaire, "qu'ils soient pro-Macron ou pro-Montebourg".

"On sait qu'ils sont sous tension mais il ne faut pas se tromper de combat", a réagi Arnaud Leroy, député socialiste des Français de l'étranger, proche d'Emmanuel Macron. Dénonçant "un effet de manche pour masquer la difficulté qu'ils ont à renouer avec les forces progressistes", il affirme ne "pas être candidat à une investiture socialiste" aux prochaines législatives.

Un autre soutien de l'ancien ministre, le député du Finistère Richard Ferrand, estime que "l'expression de menaces signe une faible capacité à rassembler et cherche à inhiber les nombreux parlementaires et élus désireux de rejoindre Emmanuel Macron". Il a dénoncé une "tentative de +dissuasion disciplinaire+ regrettable en son principe et contre-productive".

Selon Europe 1, M. Cambadélis a adressé au lendemain de la démission du ministre de l'Economie deux SMS à des cadres du PS. Dans le premier, il donne des éléments de langage: "déloyal, malhonnête et sans perspective" et estime que "le président doit être candidat (...), il sera candidat quoi qu'il en coûte".

Dans le second, le responsable socialiste estime que le mouvement de M. Macron, En Marche!, "n'a non seulement pas vocation à être dans la Belle Alliance Populaire mais il refuse de se situer à gauche voire cherche à dissoudre celle-ci dans la droite". "Dans ces conditions, la double appartenance n'est pas possible. Tous ceux qui la pratiqueraient seront placés devant un choix. Tous ceux qui s'en réclameraient s'exposeraient à une candidature socialiste", affirme-t-il.

Début juillet, la députée socialiste de Haute-Garonne Monique Iborra a été exclue du PS pour avoir soutenu le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel, contre la candidate PS Carole Delga aux régionales de décembre 2015.

 

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