Michel Mercier, pressenti pour le Conseil constitutionnel, épinglé pour l'emploi d'attaché parlementaire douteux de sa fille

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 02 août 2017 - 13:06
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Michel Mercier lors d'une cérémonie à Marrakech au Maroc le 28 avril 2012
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© ABDELHAK SENNA / AFP/Archives
Le sénateur MoDem Michel Mercier, pressenti pour remplacer Nicole Belloubet au Conseil constitutionnel, est en pleine tourmente.
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L'ancien sénateur, Michel mercier, aurait embauché deux de ses filles comme assistantes parlementaires lorsqu’il était sénateur selon "Le Canard enchaîné". Une révélation qui fait tache pour celui qui est pressenti pour entrer au Conseil constitutionnel. D'autant que certains détails du contrat de sa fille Delphine semblent douteux.

Une révélation qui tombe mal pour l'ancien sénateur MoDem Michel Mercier. L'ancien garde des Sceaux, âgé 70 ans, devrait remplacer au pied levé Nicole Belloubet au Conseil constitutionnel sur proposition de Gérard Larcher. Le Canard enchaîné révèle ce mercredi 2 que ce proche de François Bayrou a embauché ses deux filles comme assistantes parlementaires lorsqu'il était sénateur. Et ce dans des conditions qui paraissent douteuses.

Le journal satirique explique que sa fille, Véronique, avait été employée auprès de son père, de 2003 à 2012, "comme assistante parlementaire au Sénat et dans les différents ministères qu'il a occupés", une information qui avait déjà fait débat. L'hebdomadaire révèle ce mercredi que sa seconde fille, Delphine, a occupé un poste similaire entre 2012 et 2014. En épluchant son contrat de travail, le Canard a relevé des détails embarrassants pour le candidat à la rue de Montpensier. En effet, durant la période où elle exerçait son activité d'attaché parlementaire, elle vivait à Londres "alors que le lieu de travail indiqué est Paris".

Diplômée de la Sorbonne et de l'École du Louvre, Delphine Mercier est une spécialiste reconnue des "reliques textiles de Saint Thomas Becket conservées en France et Belgique", précise l'hebdomadaire satirique, qui souligne qu'elle exerçait un poste de "responsable des collections d'ethnographie à l'University College London", et ce pendant la même période que celle spécifiée sur son contrat au Sénat. 

Contactée par le journal, la jeune femme a expliqué avoir "effectué une veille sur les sujets qui (lui) sont familiers (culture, patrimoine, coopération) ainsi que des fiches condensées sur certains thèmes (culture, numérique, enseignement de l'histoire de l'art, différents points concernant la coopération, différents points concernant les musées, etc) pouvant donner lieu à des discussions pour développer le contenu de ces fiches".

Egalement interrogé, Michel Mercier a préféré botter en touche. Ainsi, il reconnaît avoir "embauché (sa) fille pour travailler sur des dossiers culturels", précisant avoir "fait venir (sa) fille pour (le) seconder dans (ses) fonctions à la commission de la Culture qu'(il) venai(t) d'intégrer". Problème: "de 2012 à 2014, il siégeait à la commission des Lois et n'est jamais intervenu en séance sur des questions culturelles", assure le Canard. Ce qui n'a pas empêché l'ancien élu d'ajouter que sa fille "était bien contente d'avoir de quoi vivre".

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