A un an de la présidentielle, les salaires des fonctionnaires font polémique en France

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 16 mars 2016 - 13:01
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Le Premier ministre a promis un "geste significatif" sur le salaire des fonctionnaires.
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Manuel Valls doit annoncer jeudi une augmentation du point d'indice des fonctionnaires, gelé depuis 2010. Une hausse demandée par les syndicats mais taxée de mesure purement électoraliste par l'opposition.

Les salaires des fonctionnaires français étaient mercredi au cœur d'une polémique, l'opposition de droite accusant le gouvernement socialiste de vouloir les augmenter pour satisfaire ses électeurs potentiels à un an de la présidentielle.

"On voit bien que la campagne présidentielle a commencé de façon absolument désastreuse. C'est de l'électoralisme aux frais des Français", a déclaré mercredi Eric Woerth, secrétaire général du parti Les républicains (LR) de l'ancien président Nicolas Sarkozy, interrogé par la radio RFI.

Le gouvernement a prévu un "geste significatif" pour les salaires des fonctionnaires, dont les barèmes de rémunération sont bloqués depuis 2010, a déclaré mardi le Premier ministre socialiste Manuel Valls. L'annonce sera faite jeudi lors d'un rendez-vous entre les syndicats de fonctionnaires et leur ministre Annick Girardin.

Des chiffres, parus dans la presse mais non confirmés, mentionnent une possible "hausse comprise entre 0,5% et 1%, soit 1,75 milliard d'euros pour l'ensemble de la fonction publique". Ces chiffres sont "insuffisants" pour les syndicats, qui réclament un rattrapage de la "perte de pouvoir d'achat" des fonctionnaires et menacent d'appeler à manifester le 22 mars.

"Quand on nous dit 5%, 6% ou 8%, c'est-à-dire de rattraper les six années précédentes, ce n'est pas faisable", a rétorqué mercredi sur les ondes d'Europe-1 le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Mais pour la droite, le montant avancé dans la presse est déjà "infinançable". Pour Eric Woerth, cela "plomberait les comptes de l’État qui sont déjà, c'est le moins qu'on puisse dire, pas si flamboyants".

La France compte quelque 5,6 millions de fonctionnaires, plutôt considérés comme des électeurs de gauche. Leur nombre et leur statut font régulièrement l'objet d'attaques de la droite, et notamment de Nicolas Sarkozy, qui s'est fixé "comme premier objectif", s'il était élu en 2017, de "supprimer entre 300.000 et 350.000 postes de fonctionnaires" en un quinquennat.

 

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