L'Arabie saoudite recrute huit nouveaux bourreaux, expérience non-requise

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MM
Publié le 19 mai 2015
Mis à jour le 19 mai 2015
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Le drapeau de l'Arabie saoudite.
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©El Dakhakhny/Sipa
Le royaume saoudien recherche 8 nouveaux bourreaux.
©El Dakhakhny/Sipa
L'augmentation des condamnations à mort en Arabie Saoudite a poussé le royaume à rechercher de nouveaux bourreaux. C'est par le biais d'une petite annonce diffusée sur Internet que le pays a proposé des postes à pourvoir.

C'est une petite annonce pour le moins étrange qu'a diffusée l'Arabie saoudite ce mardi sur le site de son ministère du Service public. En, effet, le royaume recherche huit nouveaux bourreaux pour exécuter, par décapitation, le grand nombre de condamnés à mort par le pays chaque année.

Depuis le début de l'année, 84 personnes ont été exécutées par les services de la monarchie saoudienne pour des crimes de viols, meurtres, apostasies, vols à main armée ou encore trafic de drogue depuis le début de l'année. En 2014, l'Arabie saoudite figurait une nouvelle fois parmi les cinq pays qui exécutent le plus de personnes, selon le rapport annuel d'Amnesty international, avec 87 exécutions.

L'extrême augmentation du nombre de condamnés à mort depuis le début de l'année a poussé l'Arabie saoudite à diffuser cette annonce, car elle fait face à une véritable pénurie de main-d'œuvre. Selon le journal Libération, qui cite des sources diplomatiques, cette hausse des condamnations à mort s'explique par "le recrutement de nouveaux magistrats, qui peuvent désormais juger davantage d’affaires en appel".

Aucune expérience ou compétences particulières ne sont requises pour ce poste de "fonctionnaire religieux" à pourvoir en Arabie saoudite. Les futurs salariés seront rémunérés en bas de la grille des salaires pour pratiquer ces exécutions, la plupart du temps des décapitations effectuées en public. A noter que les futurs bourreaux pourront être amenés à effectuer des "amputations" (notamment de la main) sur des personnes condamnées pour vol. Les condamnations à mort et les amputations font partie du code judiciaire saoudien issu d'une vision extrêmement rigoriste de la charia, la loi islamique.