Les Pays-Bas sous tension après l’instauration du couvre-feu

Les Pays-Bas sous tension après l’instauration du couvre-feu

Publié le 26/01/2021 à 12:03
ROB ENGELAAR / ANP / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): FranceSoir
-A +A
Un couvre-feu instauré depuis samedi entre 21 heures et 4h30, avec amende de 95€ pour les réfractaires, déclenche des manifestations qui tournent à l’émeute dans quelques villes.
 
Un cheval s’enfuit dans la ville sans son cavalier-policier, une voiture de police en feu, un magasin pillé ici, une vitrine vandalisée là, quand ce n’est pas un centre de dépistage Covid qui brûle : depuis trois jours les images s’enchaînent sur les émeutes aux Pays-Bas, largement relayées sur les réseaux sociaux. 
 
Affrontements nocturnes
 
Lundi soir, des affrontements avec la police anti-émeute et des groupes de protestataires dans plusieurs villes dont Amsterdam ont mené à l’arrestation d’au moins 70 personnes. Dans le même temps, des maires annonçaient des mesures supplémentaires contre les troubles.
 
Dénonçant la « violence criminelle », le premier ministre néerlandais a réagi lundi : 
 
« Cela n’a rien à voir avec la lutte pour la liberté. Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire »
 
Mark Rutte a jugé que les Pays-Bas connaissent leurs « pires émeutes en 40 ans », tandis que le maire conservateur de la ville d’Eindhoven estime que « si l’on va sur ce chemin, nous nous dirigeons vers une guerre civile » et qualifie les protestataires de « lie de la société ». 
 
Contexte politique 
 
Les Pays-Bas doivent rester sous couvre-feu, le premier la seconde guerre mondiale, au moins jusqu’au 5 février. Au-delà des protestations dans la rue, la mesure est au centre de la polémique politique.
 
Le parti europhobe Forum pour la démocratie tout comme celui d’extrême-droite, le Parti pour la liberté de Geert Wilders dénoncent l’instauration de ce couvre-feu et les hésitations du gouvernement, un temps tenté par la « méthode suédoise ». 
 
Ces polémiques interviennent qui plus est dans un contexte de démission du gouvernement de coalition, il y a dix jours : le scandale a éclaté quand des milliers de ménages ont été accusés à tord de fraudes aux allocations familiales. 
 

Auteur(s): FranceSoir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Des scènes de violence urbaine aux Pays-Bas

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-