Quito demande à Assange de ne pas se prononcer sur la Catalogne

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Par AFP
Publié le 17 décembre 2017 - 19:55
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Wikileaks founder Julian Assange has angered Madrid by using Twitter to pump out messages of support
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© Justin TALLIS / AFP/Archives
Wikileaks founder Julian Assange has angered Madrid by using Twitter to pump out messages of support for Catalonia's independence drive
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Le président équatorien Lenin Moreno a mis en garde dimanche le fondateur de WikiLeaks Julian Assange contre toute intervention dans la situation en Catalogne.

Julian Assange vit depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il a trouvé refuge, échappant ainsi à une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu'il nie.

L'Australien a irrité Madrid après s'être prononcé sur son compte Twitter en faveur de l'indépendance de la Catalogne, et avoir accusé le gouvernement espagnol de "répression".

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Alfonso Dastis a estimé que Julian Assange essayait de "manipuler et d'intervenir" dans la crise politique catalane, notamment après avoir rencontré une des figures du mouvement indépendantiste le mois dernier.

"Nous rappelons à M. Assange qu'il n'a aucune raison d'intervenir dans la politique équatorienne car son statut ne le lui permet pas. Ni dans aucune politique de pays amis. Il n'a pas le droit de le faire et il s'est engagé en ce sens", a déclaré au quotidien espagnol El Pais, M. Moreno qui a entamé dimanche une visite de trois jours en Espagne.

Le mois dernier, le ministère des Affaires étrangères équatorien avait demandé à M. Assange d'éviter toute déclaration "qui puisse affecter les relations internationales de l'Equateur, qui doivent être préservées comme c'est le cas avec l'Espagne".

Julian Assange avait exprimé en octobre son soutien au gouvernement indépendantiste catalan, après un référendum interdit par la justice et de nombreuses manifestations émaillées de violences policières.

Madrid avait alors protesté et le président équatorien avait demandé au fondateur de WikiLeaks de respecter les conditions de son asile.