Cinq millions de Français confinés dans un logement trop petit

Cinq millions de Français confinés dans un logement trop petit

Publié le 23/04/2020 à 08:52 - Mise à jour à 16:42
© Philippe LOPEZ / AFP/Archives
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Auteur(s): France-Soir
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La crise sanitaire creuse les inégalités, et cela se ressent tout particulièrement dans les conditions de confinement. Cinq millions de Français vivent dans un logement suroccupé, provoquant difficultés quotidiennes et tensions familiales. 
 
Le chiffre a été publié cette semaine dans une étude de l’Insee, l’institut définissant la situation comme celle de « personnes vivant à deux ou plus dans un logement où le nombre de pièces est insuffisant au regard de la taille de leur ménage ». 
 
Ce phénomène, qui touche donc 8,2 % de la population française hors Mayotte, est exacerbé dans certaines agglomérations de plus de 100 000 habitants. C’est en effet dans les villes que vivent la grande majorité (74 %) des ménages concernés.  
 
Peu étonnant, l’Ile-de-France est la première région concernée (12,7 % de logements suroccupés), suivie par PACA, avec Nice (11,7%) et Marseille (8,6%). Les territoires d'Outre-Mer font également face à une suroccupation importante, qui peut grimper à 34,5% en Guyane et 10,4% à la Réunion. 
 
Des familles avec enfants
 
La situation est d’autant plus difficile qu’elle touche principalement des familles avec enfants, et notamment des familles monoparentales. Pour ces dernières, le taux de suroccupation grimpe à 25 % si un ou plusieurs enfants de moins de 10 ans habitent dans le logement. 
 
L’Insee souligne : 
 
« En période de confinement, la situation peut être d’autant plus délicate avec de jeunes enfants »
 
Le fondateur de l’association Droit au Logement, Jean-Baptiste Eyraud, alerte sur cette suroccupation en période de confinement, qui peut mener à « une vie familiale tendue, difficile et qui va laisser des traces ». 
 
S’exprimant sur RFI, il explique que le surpeuplement s’accompagne souvent « de situations d’insalubrité. Deux mois enfermés c’est long, et cela peut produire des fractures irrémédiables, notamment pour les enfants ». 
 
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Auteur(s): France-Soir

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