La réforme de l’assurance chômage est toujours perçue comme injuste malgré les modifications pour s’adapter à la crise

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FranceSoir
Publié le 03 mars 2021 - 12:24
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Pole Emploi pour lutter contre le chômage
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PASCAL GUYOT / AFP
Les modifications proposées pour la réforme sont soumises à des conditions, liées à l'amélioration éventuelle du marché de l’emploi
PASCAL GUYOT / AFP

La Ministre du travail Élisabeth Borne s’est entretenue avec  les partenaires sociaux ce mardi 2 mars par vidéoconférence, pour adapter la réforme de l’assurance chômage à la crise économique et sanitaire actuelle. La réforme de l’assurance chômage, qui devrait entrer partiellement en vigueur au 1er juillet, est jugée inopportune, en raison de l'insécurité qui règne actuellement sur le marché du travail.

Des modifications qui seront mises en place en fonction de l'amélioration du marché de l’emploi

Personne ne sait à quoi ressemblera le marché du travail dans quelques mois, ni comment l’assouplissement ou non des restrictions va impacter l'économie. Pour cette raison, les modifications proposées pour la réforme sont soumises à des conditions, liées à l'amélioration éventuelle du marché de l’emploi. Le durcissement de l’ouverture des droits (de 4 à 6 mois de travail sur les 24 derniers mois) se fera seulement à partir du 1er octobre s’ il y a une baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (de 130 000 sur six mois) et 2,7 millions d’embauches de plus d’un mois sur quatre mois.
L’allocation pour les hautes rémunérations (plus de 4.500 euros mensuels brut) interviendra au bout de huit mois à partir du 1er juillet, mais si la situation de l’emploi s’améliore, ce changement pourrait intervenir au bout de six mois.
Enfin, le bonus-malus sur les cotisations des entreprises dans sept secteurs grands consommateurs de contrats courts sera quant à lui effectif à l’été 2022 après un an d’observation.

Moins de chômage pour un retour plus rapide à l’emploi?

Décidée en juillet 2019 après l’échec d’une négociation sociale très encadrée par l’exécutif, la réforme vise à réaliser de 1 à 1,3 milliard d’économies par an et inciter un retour plus rapide à l’emploi. Les cinq syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO) ont réaffirmé dans un communiqué leur profond désaccord avec cette réforme.