Argentine : la majorité des tampons contiendraient des pesticides

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 28 octobre 2015 - 17:31
Image
Des tampons.
Crédits
©Tampax/Facebook
La majorité des tampons produits avec du coton argentin contiendraient des pesticides.
©Tampax/Facebook
Des chercheurs d’une université argentine affirment avoir trouvé des traces de glyphosate, un herbicide puissant, classé cancérogène par l’OMS, dans la plupart des tampons hygiéniques qu'ils ont testés. La majorité du coton argentin est traitée par ce désherbant.

Une équipe scientifique de l’université de La Plata, en Argentine, a tiré la sonnette d'alarme. A l'occasion du 3e congrès des médecins pour les communautés victimes d'épandage agricole qui s'est déroulé à Buenos Aires la semaine dernière, elle a publié une étude démontrant que 85% des tampons et serviettes hygiéniques testés par les chercheurs, contiennent du glyphosate.

Sous ce nom scientifique se cache le désherbant le plus utilisé au monde, commercialisé sous le nom de Roundup par le très controversé géant américain Monsanto. Cet herbicide est d'ailleurs classé comme cancérigène probable par l'OMS. 

D’après les chercheurs, ces résultats s’expliquent parce que le Roundup intervient dans la production de la grande majorité du coton argentin. Tous les produits à base de coton transformé comme les compresses seraient aussi concernés. "Le résultat de cette recherche est très sérieux, vous utilisez du coton ou de la gaze pour guérir des blessures ou pour des utilisations d'hygiène corporelle, en pensant que ce sont des produits stérilisés alors que les résultats montrent qu'ils sont contaminés avec probablement une substance cancérigène" a ainsi expliqué le docteur Medardo Avila Vazquez, qui présidait le congrès.

 "Ce pesticide ne s'accumule pas dans l'organisme, mais les expositions répétées peuvent perturber le métabolisme humain" a expliqué le docteur Laurent Chevallier, chef de l'unité de médecine environnementale du CHU de Montpellier, à Ouest France

Fin août, suite à l’amputation de la jambe d’une Américaine potentiellement causée par un composant des tampons hygiéniques Tampax, une étudiante française de 19 ans a lancé une pétition pour connaître leur composition exacte, ce qui n'est pas encore obligatoire en France. Depuis, elle a recueilli plus de 60.000 signatures. Pour se prémunir de tout problème, il est recommandé de privilégier les tampons bio vendus en pharmacie ou boutiques spécialisées.

 

À LIRE AUSSI

Image
Des tampons.
Tampax : une pétition pour connaître la composition des tampons
Suite à l’amputation de la jambe d’une Américaine potentiellement causée par un composant des tampons hygiéniques Tampax, une étudiante française de 19 ans a lancé une...
29 août 2015 - 14:01
Société

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Portrait Soros
George Soros entre coups de bourse, coups de cœur et coups d'Etat
PORTRAIT CRACHE - George Soros : le super-héros des marchés qui jongle avec les chiffres et secoue le cocotier de Wall Street quand il “n’ouvre pas les sociétés” à la ...
16 février 2024 - 16:00
Portraits
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.