D'où vient le "déficit immunologique" qui envoie les vaccinés à l'hôpital?

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FranceSoir
Publié le 16 juin 2022 - 17:45
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Un malade sur un lit d'hôpital
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ALAIN JOCARD / AFP
Un patient Covid-19 sous assistance respiratoire est allongé sur un lit médicalisé dans une chambre d'unité de soins intensifs.
ALAIN JOCARD / AFP

Publiée dans le journal Science Immunology le mercredi 15 juin, une étude menée conjointement par l’Inserm, l’AP-HP et l’université Paris Cité s’intéresse au « déficit immunologique » de patients vaccinés et hospitalisés. Elle révèle que « 24 % de ces individus présentent des auto-anticorps » qui empêchent le bon fonctionnement du système immunitaire. Si les chercheurs de l’étude ne remettent pas en cause les vaccins, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Un phénomène « très rare » ?

D’une cohorte de 48 patients âgés de 20 à 80 ans, les chercheurs ont exclu ceux dont la « réponse vaccinale a été défectueuse » au départ, pour ne garder que ceux qui sont censés être protégés. Au sein des 42 patients restants, complètement vaccinés, mais sévèrement malade, l’étude rapporte que « 24 % présentent un déficit immunologique, c'est-à-dire un dysfonctionnement du système immunitaire. » Les auteurs expliquent que « ces individus présentent des auto-anticorps qui neutralisent l’action des interférons de type 1, des protéines qui constituent la première barrière immunologique contre les virus », mais ne se risquent pas à préciser l’origine de ce phénomène.

Plutôt qu'une protection vaccinale, on se retrouve avec une infection cellulaire facilitée.

Jean-François Lesgards

« Cela ne veut pas dire que la vaccination n'a joué aucun rôle chez ces personnes », concluent-ils, car personne n’est décédé. Et d’ajouter : « Or, dans la population non vaccinée, 20 % des personnes qui décèdent présentent des auto-anticorps anti-interférons de type 1. » Faut-il pour autant conclure à une causalité, ou exempter la vaccination de tous soupçons ?

Les « anticorps facilitants »

Très tôt, le défunt professeur Montagnier avait préconisé aux vaccinés de se faire tester pour le VIH (virus d’immunodéficience humaine, dont le dépistage se fait sans rendez-vous ni ordonnance depuis le 1er janvier 2022), soupçonnant les injections de dégrader le système immunitaire des patients. Depuis, de nombreux scientifiques se sont penchés sur la question adjacente des « anticorps facilitants » et du phénomène associé ADE (Antibody-Dependent Enhancement), induit dans certains cas par la vaccination.

Lire aussi : Le phénomène des anticorps facilitants est-il responsable des cas et des décès observés dans les pays à taux de vaccination élevé?

Ce phénomène, le docteur en biochimie Jean-François Lesgards l’explique ainsi : « Le système immunitaire est complexe et son équilibre fragile. Si cet équilibre est perturbé, alors ce système peut se retourner contre l’individu et le détruire à petit feu. De plus, les pathogènes cherchent à le contourner afin de survivre et de se multiplier. Ainsi, des éléments immunitaires ‘bénéfiques’ peuvent devenir des armes contre l’individu et servir les intérêts des micro-organismes. C’est exactement ce qui se passe avec les anticorps… » Dans un de ses articles, il ajoute que « l’ADE semble se produire plus fréquemment à la suite d’une immunisation vaccinale qu’à la suite d’une infection », mettant ainsi en garde contre les campagnes de vaccination massive. Et de conclure : « Avec de multiples boosters, le rapport bénéfice/risque peut devenir défavorable pour les vaccins, en induisant notamment des processus ADE, surtout si les variants s’éloignent de la souche virale originale du SARS-CoV-2 servant à formuler les vaccins. […] Plutôt qu'une protection vaccinale, on se retrouve avec une infection cellulaire facilitée. »

Ces thèses sont partagées par de nombreux autres scientifiques, parmi lesquels le directeur de recherche au CNRS Jean-Marc Sabatier et le biologiste Christian Vélot. Par ailleurs, notons que les rapports d’effets secondaires de la vaccination se font de plus en plus nombreux et que les vaccinés continuent d’être contaminés… Ce lundi 13 juin, c’est le Premier ministre canadien Justin Trudeau qui a encore annoncé avoir été testé positif au Covid, pour la deuxième fois depuis sa troisième dose de vaccin.

Finalement, il est possible que le docteur Gérard Guillaume ait eu raison d’annoncer que « l’Histoire donnera raison au professeur Montagnier. »

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