Effets secondaires des vaccins: un assureur allemand pulvérise les rapports officiels

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FranceSoir
Publié le 25 février 2022 - 22:32
Mis à jour le 26 février 2022 - 16:50
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"À notre sens, il y a sous-évaluation notoire des effets secondaires des vaccins."
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Une lettre officielle relative aux effets secondaires des vaccins anti-Covid, adressée au président du Paul-Ehrlich Institut (PEI) en Allemagne, a atteint hier les pages du Die Welt et du Berliner Zeitung. Elle est signée par Andreas Schöfbeck, président du conseil de BKK ProVita, l’une des caisses d’assurance maladie d’entreprise les plus importantes du pays, et a fait l’effet d’un coup de tonnerre. C’est la première fois qu’une caisse d'assurance maladie allemande publie des chiffres précis à ce sujet, en se fondant sur la facturation des médecins associés.

Les chiffres de la BKK pulvérisent les rapports du PEI (organisme fédéral chargé des vaccins et médicaments, plus ou moins équivalent de l’ANSM), et la lettre met la lumière sur une nette sous-estimation du nombre d'effets secondaires, dont le PEI est censé recueillir les signalements.

Nous avons traduit la lettre en question, désormais rendue publique :

Cher Professeur Cichutek,

Selon un communiqué de presse du Paul Ehrlich Institut (PEI), il y aurait eu pour l’année 2021, un total de 244 576 cas pour lesquels il existe un soupçon d’effets secondaires des vaccins anti-Covid. Or, les données disponibles à notre entreprise nous donnent de quoi présumer que ce chiffre est une sous-évaluation très notable des cas suspects desdits effets secondaires. Raison pour laquelle je joins à ma lettre une évaluation.

Les bases factuelles sur lesquelles se fonde notre évaluation sont les données de facturation des médecins. L’échantillon suivant a été élaboré sur l’état de données anonymisées des caisses d’assurance maladie d’entreprise. L’échantillon comprend 10 937 716 personnes assurées. Nous avons en main, jusqu’à date, les facturations des médecins pour le 1er semestre 2021, et pour la moitié de ceux-ci, également pour le 3ème trimestre de 2021. Notre requête comprend les codes ICD valides pour les effets secondaires. Quoique n’ayant pas encore en main toutes les données 2021, le résultat de notre évaluation basée sur les chiffres disponibles actuellement donne pour l’échantillon en question, 216 695 cas ayant fait l'objet de traitement médical pour effets secondaires des vaccins anti-Covid.

Dès lors que l’on projette ces chiffres sur toute l’année et toute la population allemande, on peut vraisemblablement supposer qu’en Allemagne, entre 2,5 et 3 millions de personnes ont dû subir un traitement médical pour lesdits effets secondaires. Il s’agit pour nous d’un signal d’alarme notoire, qui devrait être pris en compte avant toute ultérieure utilisation de ces vaccins.

À notre avis, les chiffres pourront être validés rapidement et assez facilement, dans la mesure où l’on demanderait une évaluation semblable aux autres caisses (AOKen, Ersatzkrankenkasse [caisses autres que d’entreprise – ndlr], etc.) Une projection sur le nombre de personnes déjà vaccinées en Allemagne signifie qu’environ 4 à 5 % des vaccinés ont dû consulter un médecin pour effets secondaires desdits vaccins.

À notre sens, il y a une sous-évaluation importante des effets secondaires des vaccins. En élucider les causes est donc fondamental à très court terme. Notre première hypothèse repose sur le fait qu’aucune rémunération n’est prévue pour le signalement de ces effets, et donc, en de multiples cas, le signalement au PEI ne se fait pas, eu égard à l’effort trop considérable que cela coûterait. Des médecins nous expliquent qu’un tel signalement prend environ 30 minutes de leur temps. Ce qui signifie que trois millions de cas où ces effets sont soupçonnés prendraient environ 1,5 millions d’heures de travail de médecins, ce que représente tout l’horaire de travail annuel d’environ mille d’entre eux. La question doit donc être mise au clair très vite.

Raison pour laquelle une copie de cette lettre est envoyée de ce pas à la Chambre fédérale (Bundesärztekammer) et à l’Association fédérale des médecins membres des caisses (Kassenärztliche Bundesvereinigung), ainsi qu’à la GKV-Spitzenverband (organisme qui représente les intérêts des caisses d’assurance maladie) à qui nous demandons de recueillir de toutes les caisses d’assurance les données idoines. Comme il est impossible d’exclure qu’il existe un danger pour la vie des gens, nous vous serions reconnaissants d’un retour d’information concernant les mesures prises avant le 22 février 2022 à 18 heures.

Cordialement,

Andreas Schöfbeck, membre du Conseil.

Depuis le 24 février dernier, après avoir publié cette lettre, la BKK ProVita est victime d'un torrent d'injures. Un phénomène qu'avait connu le Pr Christof Kuhbander, suite à la publication le 21 janvier 2022, d’une analyse sur les statistiques de surmortalité post-vaccinale.

Le vent tourne ?

Nonobstant la polémique, le Paul-Ehrlich-Institut (PEI) sent le vent tourner et a fixé, pour le mardi 1er mars prochain, un rendez-vous avec des associés de BKK ProVita. Le président de la Caisse, Andreas Schöfbeck, a expliqué le 25 février à Berliner Zeitung qu’il s’agira alors « d’échanger au sujet de la méthode sur laquelle nous basons notre analyse », s’agissant « de jusqu’à dix fois plus » d’effets secondaires que ceux déclarés.

Andreas Schöfbeck a ajouté que « la plupart des médecins ne savent pas » qu’il existe un codage spécifique pour signaler les effets secondaires des injections anti-Covid ; ils continuent donc à utiliser les codes traditionnels "bateau". Avec les injections anti-Covid cependant, « il faut bien que les effets soient suffisamment graves pour que les gens aient consulté ».

À l’instar du professeur Kuhbander, en quatre jours, le président a reçu plus de 500 lettres et courriels de médecins et analystes, dont 98 % « soutiennent ma démarche ». Il insiste sur le fait qu'« il faut absolument une base de données qui permette de reconnaître ou d’exclure ces effets adverses. C’est tout ce quoi je demande ».

Une avalanche d'injures

Entretemps, la Rhein-Neckar-Zeitung, la Süddeutsche Zeitung, et le Bayerische Rundfunk, entre autres médias allemands, sortent le grand jeu. On peut notamment lire que la BKK ProVita voudrait se « faire de la publicité parmi les clients opposés aux vaccins », selon les mots du président de la Wirchowbund de médecins, Dirk Heinrich.

Le 1er prix de l’invective revient au virologue de Heidelberg, Hans-Georg Kräusslich, s’exprimant par voie d’une dépêche DPA (Deutsche Presse Agentur), reprise par toute la grande presse allemande. Selon lui, « la démarche de BKK ProVita est fâcheuse, mauvaise et dommageable… plutôt que de graves complications, il ne s’agit vraisemblablement que des habituelles réactions adverses à un vaccin ».

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