Europe et coronavirus : c’est la cacophonie aux frontières

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FranceSoir
Publié le 26 août 2020 - 14:20
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Des véhicules à la frontière franco-espagnole au Perthus (Pyrénées-Orientales), le 24 juillet 2020
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© RAYMOND ROIG / AFP
Les pays de l'Union européenne sont souverains dans le domaine de la santé
© RAYMOND ROIG / AFP
Chaque Etat dresse ses propres listes de pays considérés comme « sûrs » ou « à risques » et impose les restrictions aux frontières qui vont avec. En zone rouge ici, verte ailleurs, parfois orange, la France n’échappe pas à la grande valse des ouvertures/fermetures. 
 
Les week-ends à Londres ne sont toujours pas au programme des Français, puisque le Royaume Uni a confirmé l’obligation d’isolement pour tous les voyageurs venant de l’Hexagone. Rien de nouveau de ce côté-là. 
 
Depuis lundi, les Allemands ont également pris des mesures envers les voyageurs français ou venant de France, cependant plus ciblées. Les régions Ile-de-France et PACA, classées « rouge » par les autorités allemandes sont les seules concernées. 
 
A leur arrivée sur le territoire, les voyageurs ont obligation de présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures (traduit en allemand ou en anglais, attention) ou d’effectuer un test de dépistage sur place dans les 72 heures en se plaçant entretemps en « auto-quarantaine ». Le non-respect de cette obligation peut entraîner une sanction allant jusqu’à deux ans de prison. 
 
La loi des zones rouges
 
C’est la dure loi des « zones rouges » qui sont désormais établies dans la plupart des pays européens, et évoluent régulièrement. La France est ainsi classée rouge par les autorités sanitaires de Norvège, et la quarantaine de 10 jours (pas 14, petite subtilité) est donc obligatoire pour rentrer dans le pays. Même chose pour l’Islande – pas d’aurores boréales cette année – sauf à passer un test PCR payant dès son arrivée à l’aéroport.
 
Depuis le 24 août, nos compatriotes peuvent également tirer un trait sur la Finlande, destination purement et simplement interdite, sauf en cas de déplacement professionnel ou pour y poursuivre ses études. 
 
Petite consolation, les frontières suédoises restent grandes ouvertes, « sans obligation de quarantaine ou d’un document spécifique ». Le Danemark considère lui aussi la France comme un pays « ouvert » (couleur jaune) et l’on peut donc y voyager sans restriction, au moins jusqu’au 28 août. Petite précision, il y a toujours des exceptions ! En l’occurrence pour le Danemark, tout voyageur vers le Groenland ou les îles Féroé est soumis à quarantaine. 
 
A risque ici, stable là
 
La France en zone rouge ici, en zone verte ou orange ou jaune ou rayée ailleurs – quand les pays n’adoptent pas d’autres appellations… Notre situation n’est évidemment pas unique. A ce stade, ayons une pensée émue pour nos voisins luxembourgeois, qui ouvrent leur pays à tous les vents mais se retrouvent « bloqués » à de nombreuses frontières. 
 
L’Espagne, aussi, subit le même sort. Ses ressortissants sont par exemple interdits de territoire tchèque, sauf s’ils viennent des Canaries ! En Tchéquie d’ailleurs, la France est considérée comme « pays à faible risque ». Les Autrichiens et les Polonais estiment que « la situation est stable » dans l’Hexagone, mais ce n’est pas l’avis des Pays-Bas et de la Slovénie. Vous suivez ? 
 
La santé, une compétence nationale 
 
Au sein de l’Union européenne, la santé est une prérogative des Etats, ce qui explique la cacophonie actuelle, malgré une réouverture officielle des frontières depuis le 15 juin et le principe de libre-circulation. 
 
Les conditions de voyages dans les différents pays dépendent des autorités sanitaires nationales, qui établissent leurs propres critères de risques de contamination, et donc leurs propres listes (actualisées régulièrement), et ensuite leurs propres restrictions. 
 
A défaut d’une politique commune sur les conditions de voyage, se mettre d’accord sur des indicateurs établissant (ou non) qu’un pays ou une région présente des risques particuliers semblerait logique et pourrait simplifier la vie des voyageurs. Ce n’est pas à l’ordre du jour.
 
L’Union européenne propose tout de même une carte interactive baptisée (c’est ironique ?) « Reopen Europa » qui recense les conditions d’entrée dans les pays membres en fonction du pays d'origine. Un site spécial adepte de casse-tête. 
 

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