"Le Roi Lion": Hakuna Matata, c'est le retour de Simba (vidéo)

"Le Roi Lion": Hakuna Matata, c'est le retour de Simba (vidéo)

Publié le :

Lundi 15 Juillet 2019 - 08:17

Mise à jour :

Jeudi 18 Juillet 2019 - 10:42
©The Walt Disney Company
PARTAGER :

Jean-Michel Comte

-A +A

CRITIQUE – Un quart de siècle après, voici le remake du dessin animé "Le Roi Lion" de 1994. Les studios Disney ont confié au réalisateur Jon Favreau le soin de raconter à nouveau les aventures du petit Simba, cette fois-ci avec la technique de l'animation numérique en 3D.

SORTIE CINÉ – Dessin animé à succès des studios Disney en 1994, Le Roi Lion a droit lui aussi à son remake, avec cette fois-ci des animaux 3D en animation de synthèse. Réalisé par Jon Favreau, le film sort ce mercredi 17 juillet sur les écrans français, deux jours avant sa sortie américaine.

L'histoire n'a pas changé. Dans la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, le petit lionceau fils du roi Mufasa et de la reine Sarabi. Tous, sauf Scar, le frère de Mufasa, jaloux de son pouvoir et mécontent de la façon dont il gouverne son royaume.

Dans cette savane idyllique où apparemment personne ne mange personne (seuls quelques insectes, larves ou œufs d'araignée servent de repas), Mufasa est un roi courageux, sage et magnanime, qui a instauré des règles de chasse quasi démocratiques. "Quand les autres s'intéressent à ce qu'ils pourraient posséder, un vrai roi s'intéresse à ce qu'il pourrait offrir", dit-il, protecteur du royaume qu'il contrôle.

Scar, lui, cynique et frustré, manipulateur et aigri, voudrait plutôt que règne la loi du plus fort. Avec l'aide des patibulaires hyènes, parias de la savane qui vivent aux frontières de la terre des lions, il va donc éliminer Mufasa, forcer le jeune Simba à s'exiler, et prendre le pouvoir. Sans se douter que Simba, un jour, aura grandi et reviendra reprendre sa place de roi pour succéder à son père…

Ce n'est pas la première fois que Disney propose une nouvelle version de ses dessins animés classiques réalisés au fil du XXe siècle: les remakes se sont multipliés ces dernières années, des 101 Dalmatiens à Aladdin en passant par Cendrillon, Alice au Pays des merveilles, Peter et Elliott le dragon, La Belle et la Bête, Maléfique ou Dumbo.

Lire les critiques:

> Cendrillon: Kenneth Branagh donne chair, charme et seconde jeunesse au personnage de Walt Disney

> Peter et Elliott le Dragon, un remake réaliste et émouvant

> La Belle et la Bête: beauté intérieure et jolie Emma Watson

> Dumbo: Tim Burton ne s'est pas trompé

Parmi ces remakes, il y eut aussi en 2016 celui du Livre de la jungle, réalisé par Jon Favreau. Le réalisateur américain, qui s'était fait connaître avec les deux premiers Iron Man en 2008 et 2010, récidive ici, mais pas avec la même technique: pas d'acteur réels plongés dans une jungle numérique comme l'était le jeune Mowgli, ici tout est en 3D numérique, il n'y a ni vrais animaux ni vrais décors ni vrais caméras. Cela n'empêche pas un réalisme des images, une grande beauté des décors, des expressions des animaux très anthropomorphes (le petit Simba est adorable) et une réalisation qui n'a rien à envier aux films classiques dans le déroulé de l'histoire.

Lire la critique – Le Livre de la Jungle: il en faut peu pour être heureux

Il y a de l'émotion, du suspense, et pas mal d'humour –notamment à mi-film quand, alors que Simba entame son exil dans la lointaine jungle luxuriante et paradisiaque, apparaît le duo formé de Pumbaa le phacochère naïf et Timon le suricate sarcastique. Leur pouvoir comique réside principalement dans les voix, en version française, que leur prêtent Alban Ivanov et Jamel Debbouze.

Les autres voix françaises sont assurées par quelques vedettes (Jean Reno pour Mufasa, Rayane Bensetti pour Simba, Anne Sila la finaliste de The Voice 2015 pour Nala, la copine de Simba et future reine) et par des spécialistes du doublage (Scar, Sarabi, les hyènes, Zazu le calao à bec rouge et chambellan du roi, Rafiki le singe mandrill, chaman et conseiller).

Jon Favreau est resté fidèle au scénario original, et n'a pas oublié de rappeler –mais brièvement– l'une des chansons du dessin animé original, au titre tiré de l'expression swahilie "tout va bien", entrée dans les mœurs et dûment déposée comme marque par Disney en 2003: Hakuna Matata.

Hakuna Matata et salopard mon tonton, serait-on tenter d'ajouter: car Scar, l'oncle de Simba, est particulièrement odieux et malfaisant, dans ce drame quasi shakespearien/cornélien. Comment souvent chez Disney, les méchants sont très méchants, et Scar s'allie dans le film avec des créatures presque aussi maléfiques que lui: s'il existe une Fondation de défense et de protection des hyènes africaines, il est temps pour elle d'appeler sur Twitter au boycottage du film…

Ce serait pourtant dommage car c'est un film tous publics qui se laisse voir agréablement, bien réalisé et promouvant les valeurs de la famille, de la solidarité, de la loyauté, du respect des autres, du cycle de la vie. "Ce n'est pas un film pour enfants mais un film qui convient à toute la famille. Toutes les scènes ne sont pas drôles, il y a des moments tristes, même tragiques. Mais à la fin de l'expérience, on se sent inspiré et plein d'espoir", résume le réalisateur. Hakuna Matata.

Mufasa (à droite) à Simba: "tu seras roi lion, mon fils".


Commentaires

-