Feux de cheminée interdits: "absurde", juge Ségolène Royal, qui veut revenir sur la décision

Rallumer le feu?

Feux de cheminée interdits: "absurde", juge Ségolène Royal, qui veut revenir sur la décision

Publié le :

Mardi 09 Décembre 2014 - 09:36

Mise à jour :

Mardi 09 Décembre 2014 - 16:45
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé ce mardi matin vouloir revenir sur l'interdiction des feux de cheminée à Paris et dans 434 communes d'Ile-de-France au 1er janvier 2015.
©Christian Hartmann/Reuters
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Pierre Plottu

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C'est ce qui s'appelle souffler sur les braises. Alors que la polémique sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France à partir du 1er janvier 2015 semblait en passe de s'éteindre, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal vient d'annoncer, ce mardi matin sur France-2, vouloir revenir sur cette décision.

C'est "un peu ridicule, a même jugé Ségolène Royal. Elle compte ainsi "faire changer cette partie-là de l'arrêté préfectoral qui met en cause tout le développement des énergies renouvelables et la filière bois". Un secteur qui compte en termes d'emploi et qui est surtout porteur car "la France est quand même la quatrième forêt européenne", a rappelé la ministre.

Quant aux considérations écologiques expliquant la mesure d'interdiction, Ségolène les balaie d'un revers de la main: "il y a des poêles de chauffage au bois qui sont très performants". "On nous a même fait croire que ça polluait plus que les voitures au diesel!", s'est-elle récriée en références aux chiffres controversés sur la part de la pollution aux particules fines imputables aux feux de cheminée en Ile-de-France.

"Les associations de consommateurs m'ont saisie. (…) Je ne suis pas favorable à une société des interdictions. Celle-ci paraît excessive. Je suis pour qu'on encourage les gens à prendre conscience de la pollution mais (...) je ne veux pas que ce soit par une décision trop schématique, un peu absurde", a poursuive la ministre de l'Ecologie. Puis de conclure en rappelant qu'il serait de toute façon "très difficile" de contrôler les 100.000 utilisateurs franciliens concernés.

 

 

"Je ne suis pas favorable à une société des interdictions", a assuré Ségolène Royal ce mardi sur France-2.

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