ZAD de Notre-Dame-des-Landes: "arrêtons!", réclame un député LREM

ZAD de Notre-Dame-des-Landes: "arrêtons!", réclame un député LREM

Publié le :

Mercredi 11 Avril 2018 - 15:05

Mise à jour :

Mercredi 11 Avril 2018 - 15:20
© LOIC VENANCE / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le député LREM des Bouches-du-Rhône a demandé mardi "une pause" dans l'opération d'expulsion des zadistes de Notre-Dame-des-Landes. Pour François-Michel Lambert, les affrontements entre les deux camps ne sont pas une solution viable.

Contre l'opération d'expulsion des zadistes de Notre-Dame-des-Landes, de nombreuses voix s'élèvent. Parmi elles, celle du député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert.

L'élu pourtant issu de la majorité présidentielle a demandé mardi 10 "une pause" dans les affrontements entre les gendarmes et les zadistes.

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Au micro de Franceinfo, il a expliqué: "il ne faudrait pas qu'un homme, une femme tombe. On a vu que certains sont déterminés, je ne les cautionne absolument pas, mais à la fin, ça peut être un gendarme qui tombe, un journaliste... Est-ce qu'il n'est pas temps de faire une pause dans l'opération?", a -t-il interrogé.

Bien que François-Michel Lambert soit favorable à l'expulsion des zadistes du site situé à Notre-Dame-des-Landes, il préférerait "trouver la voie de la paix". Il a notamment rappelé le drame qui avait conduit à la mort de Rémi Fraisse en 2014 à Sivens.

"À chaque fois que la force est trop importante, le drame arrive trop vite", s'est-il inquiété. "Seul le politique, seule la paix est la bonne solution, pas l'affrontement jusqu'à l'anéantissement de l'un qui ne sera jamais la victoire de l'autre", a-t-il martelé.

Les affrontements ont pourtant repris ce mercredi 11. Mardi, 11 blessés ont été dénombrés du côté des forces de l'ordre contre un zadiste selon la préfecture de la région Pays-de-la-Loire. Les opposants soutiennent cependant que 20 d'entre eux ont été blessés.

Au total, 15 squats ont été détruits depuis le début de l'expulsion menée par la gendarmerie. Toujours d'après la préfecture, 300 à 350 personnes sont regroupées sur le site pour affronter les militaires.

Pou le député LREM François-Michel Lambert, les affrontements entre zadistes et gendarmerie ne sont pas la solution à NDDL.

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