"Apologie du terrorisme": en garde à vue, Stéphane Poussier revendique ses propos sur Arnaud Beltrame

"Apologie du terrorisme": en garde à vue, Stéphane Poussier revendique ses propos sur Arnaud Beltrame

Publié le :

Lundi 26 Mars 2018 - 12:19

Mise à jour :

Lundi 26 Mars 2018 - 12:24
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Placé en garde à vue dimanche, Stéphane Poussier a revendiqué ses propos et a contesté l'infraction d'"apologie du terrorisme" qui lui est reprochée. Cet ex-candidat de la France Insoumise aux élections législatives s'était réjoui sur Twitter de la mort du courageux gendarme Arnaud Beltrame.

Stéphane Poussier s'obstine. Selon les informations d'Europe 1, cet ex-candidat de la France Insoumise aux élections législatives qui avait publié plusieurs messages vendredi 23 pour se féliciter de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, revendique ses propos en garde à vue.

"À chaque fois qu'un gendarme se fait buter, et c'est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse", écrivait-il sur son compte Twitter (depuis fermé), exprimant son "pied" de voir "un colonel" disparaître. "Accessoirement, un électeur de Macron en moins", avait-il précisé.

Voir également - L'ex-candidat insoumis, Stéphane Poussier, qui se félicitait de la mort d'Arnaud Beltrame est en garde à vue

Stéphane Poussier a été interpellé à son domicile de Dives-sur-Mer dans le Calvados et placé en garde à vue pour "apologie du terrorisme". Garde à vue qui a été prolongé ce lundi 26 précise la radio. Devant les forces de l'ordre il a conteste "vigoureusement" l'infraction d'"apologie du terrorisme" qui lui est reprochée. 

Dernier message en date, sur sa page Facebook, Stéphane Poussier s'insurgeait contre "une campagne de harcèlement" et assurait avoir "tout enregistré, numéros, insultes, menaces de mort". Et d'ajouter: "Du coup, j'ai emprunté le fusil d'un copain. S'il m'arrive malheur, j'accuse la gendarmerie!". 

Selon l'article 421-2-5 du code pénal (source légifrance), "le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l'apologie de ces actes est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende".

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Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame s'était volontairement substitué à une femme prise en otage par le terroriste Radouane Lakdim. Grièvement blessé par le djihadiste, ce qui déclenché l'assaut du GIGN au cours duquel l'assaillant a été abattu, il avait succombé dans la nuit de vendredi 23 au samedi 24. L'autopsie de l'officier a révélé des blessures par balles mais aussi des lésions à l'arme blanche au niveau du cou. Ce sont ces blessures qui se seraient révélées mortelles.

Pour ses proches, l'acte de bravoure du gendarme était une évidence, vu les convictions chevillées au corps du gendarme qui s'était engagé il y a 23 ans comme officier de réserve dans l'artillerie avant de gravir les échelons de la gendarmerie.

La garde à vue de Stéphane Poussier qui s'est réjoui samedi de la mort d'Arnaud Beltrame dans l'attaque de Trèbes, est prolongée.

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