Santé: le paracétamol consommé pendant la grossesse pourrait favoriser les troubles comportementaux de l'enfant

Santé: le paracétamol consommé pendant la grossesse pourrait favoriser les troubles comportementaux de l'enfant

Publié le :

Mercredi 17 Août 2016 - 07:22

Mise à jour :

Mercredi 17 Août 2016 - 07:22
©Flickr/Creative Commons
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Molécule largement consommé, le paracétamol n'en reste pas moins un principe, avec des effets secondaires possibles. Les chercheurs suspectent notamment une action néfaste chez les enfants, qui trouverait son origine lors de la grossesse.

Bénin le paracétamol? Pas tant que cela. A fortiori si vous êtes une femme enceinte. Selon une étude dont les conclusions ont été publiées dans la revue JAMA Pediatrics, la molécule présente dans de nombreux antidouleurs et antifièvres en vente libre dans les pharmacies serait dangereuse pour le bébé encore dans le ventre de sa mère.

Pour appuyer leur démontsrtaion, les chercheurs ont interrogé 7.796 femmes enceintes entre la 18e semaine et la 32e semaine de leur grossesse, afin de quantifier leur consommation de paracétamol, ainsi que celle de leur partenaire. Cinq ans plus tard, ces femmes, devenues mère, ont répondu à un nouvau questionnaire sur l’état de santé de leur enfant, encore fœtus lors de la première salve de questions. Dernier questionnaire enfin sept ans après la grossesse, portant cette fois-ci sur d’éventuels troubles comportementaux de l’enfant.

Les résultats montrent en premier lieu qu’à la 18e semaine de grossesse, 53% des femmes utilisent encore régulièrement du paracétamol. Un chiffre qui baisse vers la fin de la grossesse (42% à la 32e semaine). Cinq ans plus tard, alors qu’elles ne sont pas enceintes, 89% des femmes en consomment, signe de la grande popularité de la molécule.

Or, 7% des enfants des mères étudiées présentaient des troubles du comportement avec une présence encore plus importante chez les mères qui en furent de grosses consommatrices. Aucun lien n’a par contre été révélé par la prise de paracétamol chez le partenaire, ce qui tend à confirmer une action in utero de la molécule. Ces derniers souhaitent mener d'autres études pour élucider l'origine de ce mécanisme et en savoir plus sur les bonnes posologies et durées d'utilisation. Ce n’est pas la première fois que le paracétamol est ainsi suspecté: une étude parue cet été dans l’International Journal of Epidemiology montre ainsi un risque accru d'autisme chez les enfants exposés à la molécule, là aussi en cas de consommation de la mère pendant la grossesse.

 

Le paracétamol, l'une des molécules les plus consommées, est en vente libre dans les pharmacies.


Commentaires

-