Le Danemark va acheter une partie des "Panama Papers" pour "traquer" ses exilés fiscaux

Le Danemark va acheter une partie des "Panama Papers" pour "traquer" ses exilés fiscaux

Publié le :

Mercredi 07 Septembre 2016 - 18:33

Mise à jour :

Mercredi 07 Septembre 2016 - 18:33
©Rodrigo Arangua/AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

-A +A

Le scandale des "Panama Papers" avait mis en évidence un vaste système mondial d'évasion fiscale mis en place par un cabinet d'avocats panaméen, Mossack Fonseca. Le Danemark a annoncé qu'il allait acheter à une "source" des données concernant ses propres ressortissants.

Le Danemark a annoncé mercredi qu'il allait payer une source anonyme pour se procurer des données des "Panama Papers" sur des centaines de contribuables susceptibles d'avoir fraudé le fisc du pays.

"Nous devons utiliser les mesures nécessaires pour attraper les coupables d'évasion fiscale cachant des fortunes par exemple au Panama en vue d'éviter l'impôt au Danemark", a affirmé dans un communiqué le ministre de la Fiscalité, Karsten Lauritzen.

"Nous ne pouvons pas être sûrs du résultat final, mais tout laisse penser que ce sont des renseignements utiles que l'administration fiscale danoise va maintenant traquer", a-t-il ajouté.

L'État doit payer à sa source "quelques millions" de couronnes, soit quelques centaines de milliers d'euros, pour environ 320 dossiers impliquant de 500 à 600 contribuables.

Le fisc a déjà examiné un "échantillon" offert par cette source, et en a conclu "que les renseignements sont suffisamment pertinents et valables pour lancer des contrôles fiscaux sur un certain nombre des personnes physiques et morales y apparaissant".

En avril, des médias réunis en consortium avaient fait des révélations fracassantes sur la fraude fiscale grâce à quelque 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, appelés "Panama Papers". Le Premier ministre islandais et un ministre espagnol avaient démissionné, et une multitude d'enquêtes avaient été ouvertes.

L'idée d'acheter ces données a été critiquée par un avocat et maître de conférence en droit à l'université d'Aarhus, Torben Bagge, selon lequel rien ne garantit leur exactitude.

De plus, a-t-il déclaré à l'agence de presse Ritzau, le vendeur ne les a "probablement pas obtenues légalement", ce qui implique que le gouvernement "contribue d'une manière ou d'une autre à des faits délictueux".

 

C'ets le cabinet d'avocats panaméen Monsack Fonseca qui organisait le vaste réseau d'évasion fiscale.

Commentaires

-