Loi travail: Valls dénonce "l'ultimatum" de Gattaz, patron du Medef

Loi travail: Valls dénonce "l'ultimatum" de Gattaz, patron du Medef

Publié le 20/04/2016 à 08:57
©Lilian Auffret/Sipa
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Au lendemain des menaces de Pierre Gattaz, président du Medef, de suspendre les négociations Unedic s'il n'est pas entendu sur la réforme du code du travail, Manuel Valls a haussé le ton. Le Premier ministre a ainsi dénoncé ce mercredi matin un "ultimatum" prenant "en otage la négociation de l'assurance-chômage".

Manuel Valls a regretté ce mercredi 20 la "méthode" du président du Medef Pierre Gattaz dont "l'ultimatum" sur la loi Travail prend "en otage la négociation de l'assurance chômage".

"Je regrette cette méthode qui consiste à poser des ultimatums. Prendre en otage la négociation de l'assurance-chômage, c'est-à-dire sur le revenu de ceux qui ont perdu un emploi, c'est, je crois, ne pas être à la hauteur des responsabilités en tant que partenaire social", a déclaré le Premier ministre sur France Info.

Le patron du Medef a menacé de se retirer de la négociation d'assurance chômage si "rien ne bouge rapidement" sur le projet de loi Travail.

"Ni ces négociations, ni la loi sur le Travail (...) ne deviendront l'otage d'enjeux internes au patronat", a lancé en retour mercredi le Premier ministre.

"Je veux rappeler que la nation, c'est-à-dire les Français, a consenti un effort de plus de 40 milliards d'euros qui était nécessaire pour faire baisser le coût du travail, la fiscalité sur les entreprises qui avait trop augmenté entre 2008 et 2012, entre 2012 et 2014. Cet effort a été fait, avec des résultats".

"Je crois à la négociation, au dialogue, au rôle des partenaires sociaux, au paritarisme". "Quand on discute, quand on négocie, on ne pose pas des ultimatum", a souligné M. Valls qui appelle M. Gattaz à "respecter le Parlement qui s'est saisi de cette loi l'enrichit, l'amende, est à l'écoute par ailleurs des partenaires sociaux".

Ce projet de loi sur le Travail, qui a connu plusieurs versions, suscité de nombreuses oppositions dont le mouvement Nuit debout, est "un texte équilibré, dynamique en faveur des entreprises, en faveur des entrepreneurs comme en faveur des salariés puisqu'il leur apporte de nouveaux droits et de nouvelles protections", a assuré le chef du gouvernement.

La réforme du Code du travail, bien qu'édulcorée pour apaiser la colère de la majorité, répond à plusieurs revendications patronales: clarification des critères de licenciement économique, assouplissement du temps de travail, accords dits "offensifs" en faveur de l'emploi...

Par ailleurs, organisations patronales et syndicales négocient depuis février une nouvelle convention d'assurance chômage, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet. La prochaine séance, le 28 avril, n'est pas remise en cause, selon une source au Medef.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation d'assurance chômage si "rien ne bouge rapidement" sur le projet de loi Travail.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-