Des sénateurs australiens s'élèvent contre l'obligation vaccinale

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FranceSoir
Publié le 26 novembre 2021 - 18:31
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Pauline Hanson Australie
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La sénatrice australienne Pauline Hanson.
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Le 22 novembre, un groupe de sénateurs australiens a soutenu au parlement un projet de loi du parti One Nation, proposé le 21 octobre 2021 par sa présidente, Pauline Hanson, et le sénateur Malcolm Roberts. Ce projet vise l'annulation de toute obligation vaccinale.

Il a été porté par des représentants de plusieurs partis : le sénateur Matt Canavan (Parti national) et les sénateurs du Parti libéral Alex Antic, Gerard Rennick et Concetta Fierravanti-Wells. Pour Pauline Hanson, les parlementaires opposés à ce projet de loi "n’ont rien dans le ventre, même pas le courage de défendre le peuple d’Australie".

Si le projet de loi a été rejeté, c'est tout de même 5 sénateurs sur 44 qui ont voté pour, tandis que la révolte gronde dans les villes et les campagnes australiennes. Selon différentes estimations, il y aurait eu la semaine dernière quelque 500 000 Australiens dans la rue, pour une population d’environ 25 millions.

Pourquoi ce projet de loi ?

Parmi le groupe qui a soutenu le projet de loi, figure le sénateur du Parti libéral (LNP), Gerard Rennick. Fin octobre, il envoyait une lettre ouverte au Premier ministre Scott Morrison où il rapportait que le nombre d'accidents vaccinaux était très élevé : "au cours des derniers 15 jours, on m'a informé d'accidents graves et non diagnostiqués survenus en raison des injections anti-Covid. Nombre de ces accidents ne sont pas reconnus par les autorités médicales qui sont pourtant censées aider ces gens. Ceux qui ont souffert d'un accident vaccinal ont besoin d'aide urgente afin de confronter tant la douleur que l'angoisse, car ils ne savent pas si, ou quand, ils s'en remettront."

Il a donc proposé un dispositif législatif d'indemnisation urgente des victimes des accidents vaccinaux, sans frais aucuns à la charge du malade, en urgence : "Beaucoup des victimes ne peuvent plus travailler et ont des difficultés économiques en plus de problèmes de santé suite aux injections".

Pour le sénateur Rennick, "il est inhumain que d'obliger les victimes d'accidents vaccinaux d'accepter une deuxième dose alors qu'ils ont été paralysés, souffert un AVC, des thromboses ou l'un des nombreuses autres désordres que provoquent ces injections."

Par ailleurs, "personne ne doit perdre son emploi faute de se soumettre aux injections anti-Covid, au sujet desquelles il n'existe point d'études à long terme." Le sénateur poursuit : "il faut mettre fin à la tyrannie des derniers 18 mois. Les autorités ont détruit le gagne-pain des gens, l'éducation des enfants, elles ont séparé des familles et scindé la nation. Je suis inondé de suppliques d'Australiens qui craignent la perte de leur emploi ou la vaccination obligatoire des enfants."

Et il termine, "lorsque j'ai été élu sénateur il y a deux ans, j'ai fait le serment de servir le peuple de notre grand pays plutôt que de le détruire. Je ne puis rester les bras ballants devant la souffrance de mes compatriotes."

Selon le sénateur Malcolm Roberts, "nous injectons ces substances à des gens en bonne santé qui sont en train d’en mourir"

Quant au sénateur Malcolm Roberts, il s'agit d'une figure singulière. Diplômé de plusieurs universités, titulaire d’un MBA de l’Université de Chicago, il a néanmoins tenu à travailler lui-même dans les mines de charbon pendant trois ans, avant de fonder une entreprise de conseil industriel. Pourfendeur des thèses du réchauffement climatique, le sénateur Roberts suit au jour le jour la littérature scientifique sur les injections dites anti-Covid, participe aux manifestations de rue et monte sans arrêt au créneau dans le Parlement.

Le 10 novembre, dans un entretien avec le politologue Hrvoje Moric, il s'est fendu d'une diatribe contre les mesures sanitaires :

« [Elles sont] immorales et inhumaines, illégales et sans justification aucune, point à la ligne. Vous avez utilisé le terme 'pandémie'. Je ne l’utilise jamais, car nous ne sommes pas face à une pandémie de décès. Pas du tout. En Australie le taux de mortalité est identique à celui des années précédentes. Certains rétorqueront 'Vous avez tout faux ! C’est parce qu’il y a tous ces confinements qu’il n’y a pas eu de pandémie'. Ah bon ? Observez ce qui se passe dans d'autres pays. Aucune pandémie de décès. Pour qu’il y ait pandémie, il faut avoir une augmentation en pic de décès. On ne le voit nulle part.

Par contre, la seule chose inhabituelle, par rapport aux données de mortalité pour l’Australie, est ce que l’on constate depuis la campagne des injections. Désormais, le nombre de morts excède le taux habituel et je pense que… bon, on va dire que ce n’est pas encore expliqué. Ce qui pose des questions graves concernant ces injections, puisque l’on sait que le nombre de morts et d’effets secondaires va très au-delà de ce que l’on cherche à nous faire croire. Quant à l’agence Therapeutic Goods Administration (équivalent de l’ANSM) en Australie, elle aurait supposément conduit une enquête sur les 64 morts provoqués par les injections et signalés par les médecins, mais pour la TGA, il n’y aurait eu que 9 décès. J’ai donc demandé à la TGA de m’expliquer quel procédé ils mettent en œuvre pour arriver à des telles évaluations.

Vous avez utilisé le terme quarantaine. Non – une quarantaine, c’est quand les malades sont isolés des autres. En Australie, il ne s’agit pas de quarantaine, mais de confinement. On a mis tout le monde en isolation. On a forcé toute la population à ne plus faire société. Voilà ce qui est cruel et barbare.

Maintenant il y a cette campagne d’injections au moyen d’une substance pour laquelle il n’y aucune preuve de son efficacité, une substance qui n’a pas été correctement évaluée, et nous l’injectons dans des gens en bonne santé qui sont en train d’en mourir. C’est la première fois dans notre société que des gens en bonne santé reçoivent de force ou par coercition une injection et en meurent. Deuxièmement, nous avons des gouvernements qui ont sciemment interdit l’utilisation de l’Ivermectine, l’ont rendu illégale. Alors que l’Ivermectine est un produit qui a marché très bien à l’étranger. On nous empêche d’y avoir accès. Un génocide est en cours dans ce pays. »

Questions aux ministres sur les essais escamotés 

Le 22 novembre, le sénateur Roberts questionnait le ministre délégué de la Santé australien Colbeck, au sujet des révélations publiées en novembre 2021 dans le British Medical Journal, concernant les essais truqués de Pfizer. Pourquoi, demande-t-il, est-ce que le gouvernement australien a préféré accepter telles qu’elles les affirmations de Pfizer, plutôt que d’effectuer ses propres essais cliniques ? Ne s’agit-il pas d’un abandon de responsabilité vis-à-vis du peuple australien ?

Et Malcolm Roberts de poursuivre : "Avant que la Therapeutic Goods Administration ne donne le feu vert aux injections Comirnaty vaccine, Steve Anderson, chef du "US Centre for Biologics Evaluation and Research" a publié des données sur les effets secondaires des injections Comirnaty, dont le syndrome Guillain-Barré, la myocardite, les maladies auto-immunes et la mort. Et, c'est précisément ce que nous observons. La TGA n’a-t-elle pas abandonné sa responsabilité vis-à-vis du peuple australien en validant les injections Pfizer Comirnaty ?

Troisième question du sénateur Roberts : selon les dernières données du CDC aux États-Unis, 9,5 enfants sur un million d’injectés, âgés entre 12 et 17 ans, souffriront d’atteintes cardiaques telles la myocardite après une première injection, et 66,7 par million après la deuxième. Le risque est donc multiplié par 7 dès la deuxième dose. Le ministre Greg Hung et le professeur Skerritt de la TGA seraient-ils ainsi, en train de mettre en danger la vie, la santé et l’avenir de nos enfants ?

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