Câliner un nouveau-né aurait une incidence sur l'ADN de son cerveau

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Câliner un nouveau-né aurait une incidence sur l'ADN de son cerveau

Publié le 04/04/2018 à 17:04 - Mise à jour à 17:25
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Des chercheurs américains ont récemment établi, au prix de longues années d'étude, que l'attention et l'affection portées à un nouveau-né a une incidence sur les cellules de son cerveau, et aura des conséquences pour sa vie future, au niveau de sa santé physique et mentale.

Quand bébé pleure, le premier réflexe de nombreu parents est de le câliner, le cajoler, le bercer, pour le calmer et le rassurer. Un comportement qui pourrait avoir une incidence sur l'ADN de l'enfant, et plus précisément sur ses cellules cérébrales.

Selon une étude réalisée par des chercheurs américains de l'université de Californie à San Francisco, câliner un nouveau-né dans les premiers mois de sa vie, avant le sevrage, pourrait donc avoir des conséquences sur son développement, son bien-être mais aussi sur sa vie future au niveau de sa santé physique et mentale.

Lire aussi: grossesse - votre bébé sera-t-il droitier ou gaucher?

Ces résultats sont à prendre avec des pincettes car ils proviennent d'expériences effectuées sur des groupes de souris et de souriceaux.

Le premier groupe était composé de souris femelles au comportement très attentionné avec leurs bébés. Alors qu'il n'y avait que des souris beaucoup moins attentionnées dans le second groupe.

Les chercheurs ont alors constaté que les souriceaux du second groupe, qui ont reçu moins d'affection, présentaient des comportements beaucoup plus stressés que les souriceaux de l'autre groupe.

Ceci s'expliquerait par un processus appelé la rétro-transposition, qui forceraient certains gênes à se copier-coller sur le brin ADN. Et le caractère héréditaire de ce phénomène a été exclu puisqu'à un certain stade des recherches, les souriceaux stressés ont été confiés aux souris attentionnées. Et le comportement s'est inversé.

Ces recherches, transposées chez les humains, pourraient permettre d'expliquer certaines pathologies psychiatriques et neurologiques, et, le cas échéant, adapter des traitements.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Trop câliner son nouveau-né aurait des conséquences sur son développement et irait jusqu'à modifier l'ADN de son cerveau.

Newsletter


Fil d'actualités Lifestyle




Commentaires

-