Covid-19 : La Commission européenne se prépare déjà pour la "prochaine phase de la pandémie"

Covid-19 : La Commission européenne se prépare déjà pour la "prochaine phase de la pandémie"

Publié le 28/04/2022 à 18:20 - Mise à jour le 29/04/2022 à 15:14
Yves Herman / Pool / AFP
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Auteur(s): FranceSoir
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Dans un article publié le 27 avril, la Commission européenne appelle ses États membres à intensifier leurs efforts pour faire face à la prochaine "phase" de la pandémie du Covid-19. Malgré des niveaux d'infection faibles, la Commission souhaite ardemment que les pays de l’Union européenne prennent des mesures "avant l’automne". Luttant contre une potentielle reprise épidémique, ses mots d’ordre sont "préparation" et "vigilance"… accompagnés d'un arsenal de mesures. Devra-t-on, dès la rentrée prochaine, se réhabituer au certificat Covid numérique européen ?

Malgré l’explosion des effets secondaires dans plusieurs pays, la Commission européenne se félicite d’avoir "sauvé des centaines de milliers de vies grâce au vaccin"... sans évoquer le moindre effet indésirable. Tandis que le document rapporte le fait que "de nombreuses personnes meurent encore du Covid à travers le monde", Ursula von der Leyen estime qu’il "faut intensifier encore la vaccination et l'administration de doses de rappel, de même que les tests ciblés".

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Les fervents défenseurs de la vaccination n’en démordent pas : trois doses, voire une quatrième, permettrait de "stimuler le système immunitaire". Pour justifier l'intérêt de plusieurs doses de vaccin anti-covid, le Conseil scientifique soutient dans sa note parue le 11 mars 2022 que "l’immunité protectrice contre l’infection conférée par une troisième dose de rappel et/ou une infection par Omicron commence à baisser et sera probablement transitoire".

La Commission a aussi déployé une véritable stratégie de lutte pour contourner les "théories conspirationnistes" sur l'origine du virus, sur les vaccins ARN, sur l'efficacité ou non des masques et des confinements. Soutenant qu'il ne faut pas se laisser "duper par des robots" et signaler "la désinformation et la mésinformation sur les plateformes", l'organisation affirme qu'il faut aussi savoir "reconnaître les théories du complot" tout en restant vigilant face aux "escroqueries en ligne". Raison pour laquelle le rachat de Twitter par Elon Musk fait débat...

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Par ailleurs, la Commission européenne souhaite faire preuve de solidarité auprès d'autres pays, grâce à une amélioration de la "gouvernance mondiale". S'adresse-t-elle ici aux fabricants de vaccin, soucieux de distribuer équitablement leurs produits à travers le monde ? Pourtant, la vente des vaccins ARN reste avant tout un véritable commerce, avec "une capacité de production équivalant à trois à quatre milliards de vaccins par an", comme le souligne Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur. Sans un mot sur la fracture socio-économique des hôpitaux, la Commission veut également investir dans le rétablissement des systèmes de soin de santé.

Par ailleurs, tandis que l'état psychologique des populations a été mise à rude épreuve tout au long de la crise sanitaire, la Commission désire lutter contre "les formes longues de Covid et la charge pesant sur la santé mentale", tout en accélérant "la numérisation dans le domaine de la santé". Développant le principe de "l'identité numérique européenne", la Commission européenne évoque la mise en place de "systèmes de surveillance" pour obtenir des "estimations fiables et représentatives" des cas Covid.

"La manière dont la COVID-19 continuera d'influer sur nos vies dans les années à venir dépendra fortement des décisions que nous prenons aujourd'hui, dans l'UE comme sur la scène mondiale", ajoute Stella Kyriakides, la commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire de l’UE. 

Toutefois, il semble rester quelques bastions de résistance en Europe, pour qui la vaccination de masse n'est plus la priorité : la Pologne ne veut plus payer les livraisons de vaccin et le Danemark a suspendu sa campagne vaccinale. Comment l'Union européenne va-t-elle convaincre les plus réticents ?

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"Il nous faut intensifier encore la vaccination et l'administration de doses de rappel", s’est exclamé Ursula Von Der Leyen, le 27 avril.

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