Diabète: la surmortalité persiste en dépit de l'amélioration des traitements

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Diabète: la surmortalité persiste en dépit de l'amélioration des traitements

Publié le 08/11/2016 à 12:14 - Mise à jour à 13:56
©Victor/Flickr
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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D'après le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomdaire (BEH) de Santé Publique France publié ce mardi, en dépit de l'amélioration des traitements ces dernières années, les diabétiques meurent toujours plus tôt que les autres en France, surtout les femmes.

Si les médicaments pour traiter le diabète se sont multipliés ces dernières années, la surmortalité liée à cette maladie persiste en France, surtout chez les femmes. Tel est le triste constat du dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomdaire (BEH) de Santé Publique France publié ce mardi 8. Celui-ci rassemble des données de deux études ayant respectivement suivi 8.400 et 5.800 diabétiques pendant cinq ans.

D'après le BEH, pression artérielle et mauvais cholestérol sont mieux maîtrisés depuis une décennie grâce à l'amélioration de la prise en charge des facteurs à risque et au perfectionnement des traitements antidiabétiques. Ces efforts ont permis un recul de la mortalité ainsi qu'un rallongement de l'espérance de vie des malades, même si ces derniers décèdent toujours plus tôt que les autres. Car malheureusement la surmortalité est toujours de mise chez les malades chroniques, surtout quand ils sont de sexe féminin. Ainsi, les femmes diabétiques sont 51% plus à risques que celles en bonne santé. Les hommes malades quant à eux sont 34% plus exposés.

"Les déterminants les plus largement modifiables sont le tabac, l’alcool et surtout l’obésité morbide (un bon nombre de diabétiques sont en surpoids, NDLR), mais aussi un retard au diagnostic",  explique Sandrine Fosse-Edorh, spécialiste du diabète et coordinatrice de programmes à Santé Publique France, citée par Pourquoi Docteur. Car si ces facteurs ne sont pas spécifiques au diabète, ils sont très présents chez les malades.

Outre ces complications, les cancers et les maladies cardiovasculaires sont également responsables de nombre de décès de diabétiques, note l'enquête qui rappelle que 30% des morts sont d'origine cardiovasculaire. La catégorie de traitement influence également sur les chances de survie des malades. Ainsi, le recours à l'insuline seule est dangereux par rapport à une approche personnalisée pour chaque patient.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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D'après le BEH, pression artérielle et mauvais cholestérol sont mieux maîtrisés depuis une décennie grâce à l'amélioration de la prise en charge des facteurs à risque et au perfectionnement des traitements antidiabétiques.

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