Risques et avantages des vaccins à adénovirus

Risques et avantages des vaccins à adénovirus

Publié le 15/06/2021 à 14:46 - Mise à jour à 14:58
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Auteur(s): Jean-Pierre G. pour FranceSoir
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Dans cet article, l'auteur explique dans le détail comment se comportent les adénovirus, en les comparant avec d'autres types de virus. Aussi, il apporte des informations sur les vaccins qui utilisent ce procédé.

Qu’est-ce qu’un adénovirus ?

Un adénovirus est un virus dépourvu d'enveloppe mais comme son nom l'indique, possédant un génome à ADN (double brin linéaire non-segmenté avec 30 000 à 38 000 paires de bases) qui contient les séquences codant pour plus de 30 protéines. À chacune de ses extrémités, l’ADN présente une courte séquence de 100 à 150 nucléotides (selon les sérotypes), inversée et nommée ITR (Inverted Terminal Repeat). 

L’ADN est protégé par une capside d'un diamètre de 60 à 90 nm munie de spicules. La capside est formée de 252 capsomères avec 20 faces triangulaires constituée de trois protéines majeures : l’hexon (II) au nombre de 240 + la base du penton (III) à 12 exemplaires + la fibre (IV) dont l’extrémité globulaire (ou knob) qui s’attache à la surface des cellules lui permettant de les infecter. Donc 12 pentons (constitués de la base du penton et de la fibre) se répartissent sur les sommets. Sur la face interne de la capside, quatre protéines mineures, IIIa, VI, VIII et IX, assurent une meilleure stabilité de la capside. Trois protéines basiques, V, VII et X, sont associées au génome viral. Ces protéines ont pour fonction de compacter l’ADN viral à la manière des histones. Enfin, chaque extrémité 5’ du génome viral est liée à une protéine TP (terminal protein) impliquée dans la réplication. Le cycle viral complet, débutant par l’endocytose, dure de 30 à 36 heures et se termine par la libération d'environ 10 000 particules virales après lyse de la cellule infectée.

Il en existe plus d’une centaine dont plus d’une quarantaine de sérotypes (divisés en 7 sous-groupes A à G) peuvent infecter l'Homme. La dénomination des AdV humains suit une nomenclature récemment modifiée : la première lettre en majuscule identifie l’hôte (H = humain) suivi de AdV, puis de l’espèce (A à G) et enfin le type (chiffre) : par exemple adénovirus humain de l’espèce C type 5 devient HAdV-C5. 

Certains s’attaquent aux poissons, reptiles, oiseaux et d’autres aux mammifères dont chiens et chauves-souris. Les adénovirus des chauves-souris (BtAdV, bat adenovirus) et/ou des primates non-humains (NHP-AdV, non-human primate adenovirus) pourraient en particulier, un jour constituer un risque pour l’homme. Ainsi le virus baptisé TMAdV (adénovirus du singe Titi) avait préalablement causé la mort de 83 % des animaux qu’il avait infectés au sein d’une colonie de singes du Nouveau Monde (Callicebus cupreus), avant d’être clairement incriminé dans deux cas d’infections respiratoires chez l’homme. 

I. Infections :

Les adénovirus sont la cause la plus fréquente des infections virales respiratoires, basses et hautes, pour la plupart bénignes (mais qui peuvent être très sévères chez les sujets immunodéprimés). Ils sont aussi associés à des conjonctivites, des infections du tractus gastro-intestinal et des cystites hémorragiques.

Les maladies sont causées principalement par les Adénovirus de types 1, 2, 4, 5 et 6 et occasionnellement, 3 et 7.

La transmission des AdV se fait principalement par contact direct ou féco-oral mais est aussi respiratoire. La majorité des sujets est affectée avant 5 ans par au moins un sérotype. Les contaminations par d’autres sérotypes se poursuivront toute la vie.

La plupart des patients possèdent donc déjà des anticorps neutralisants qui désactivent le virus avant qu'ils n'aient pu atteindre la cellule cible.

En conséquence, on préfère utiliser comme vecteurs les adénovirus qui sont peu communs, c'est-à-dire contre lesquels la population n'a pas ou peu été exposée et n'a donc pas développé d'immunité, afin que le système immunitaire, qui connaît ces adénovirus, ne se mette pas à attaquer le vecteur.

Ce sont principalement les lymphocytes T CD4+ helper et CD8+ cytotoxiques qui protègent l’homme des pathologies induites par les AdV. Ainsi, alors que des patients atteints d’un déficit immunitaire touchant les lymphocytes B peuvent contrôler une infection par les AdV, des individus déficients pour les lymphocytes T en sont incapables et développent une pathologie sévère et/ou létale. La réponse immunitaire dépendant des lymphocytes T est fortement majoritairement dirigée contre des épitopes conservés de la capside du virus (par exemple, la région interne de l’hexon).

Pas de vaccin contre les adénovirus en population générale.

II. Cycle réplicatif normal des adénovirus :

L'adénovirus pénètre dans la cellule, hôte permissif, par l'intermédiaire de récepteurs spécifiques membranaires en utilisant l’endocytose après liaison à divers récepteurs : récepteur CAR (coxsackie adenovirus receptor), glycoprotéine CD46 (régulation du système complément), acide sialique. Ensuite, il est internalisé et passe dans des endosomes. L’acidification contribue à un changement de conformation du virus et à une sortie du matériel génétique de la capside dans le cytoplasme. 

Le génome des AdV peut être subdivisé en différentes unités de transcription (gènes précoces : E1, E2, E3 et E4 (E = Early signifiant précoce en anglais)) transcrites avant la réplication de l’ADN et gènes tardifs : L1, L2, L3, L4 et L5 transcrits après la réplication de l’ADN. 

L’ADN viral associé à certaines protéines virales nécessaires aux premières étapes du cycle réplicatif, pénètre dans le noyau des cellules infectées où sa transcription est initiée par des enzymes cellulaires. La réplication de l'ADN adénoviral a lieu dans le noyau des cellules infectées et ne nécessite pas la réplication de la cellule. 

L'assemblage des nouveaux virions prend également place dans le noyau. Dans un premier temps, les protéines virales s'assemblent de manière à former des capsides vides, de structure icosaédrique, dans lesquelles l'ADN adénoviral est ensuite encapsidé. Les particules virales ou virions sont libérés des cellules infectées en entrainant la destruction cellulaire… L’adénovirus devient alors susceptible d'infecter d'autres cellules permissives.

La région E1 donne naissance à deux oncogènes : E1A, le principal, est capable d’induire une entrée déréglée en phase S dans le cycle cellulaire et d’immortaliser les cellules ; il comporte deux transcrits de 289 et de 243 acides aminés. E1B induit aussi deux transcrits codant pour deux protéines de 19 kDa et 55 kDa. E1A seul n’est pas capable de transformer complètement la cellule, ce qui requiert en plus l’expression de E1B. E1A cause une augmentation de la concentration de p53 et, en l’absence de E1B, induit l’apoptose, un programme de suicide cellulaire contrôlé. Les protéines E1B ont comme rôle d’empêcher la mort précoce des cellules infectées par adénovirus, elles sont anti-apoptotiques ainsi E1B-55K se lie à P53 et l’inactive.

III. Obtention de vecteurs non replicatifs :

On a réussi à modifier génétiquement les adénovirus afin de les atténuer de telle façon qu'ils ne puissent plus se répliquer complètement dans l'organisme tout en étant capables d'injecter nos cellules.

L’ADN du virus sauvage a donc été privé de certains de ses gènes précoces : les gènes dits « early » E1, E2, E4 indispensables à la réplication.

• E1 code en premier pour des protéines qui interviennent très précocement dans le cycle viral et sont essentielles à l'expression de presque tous les autres gènes de l'adénovirus.

• E2 contient une ADN polymérase nécessaire pour la synthèse de l’ADN du virus.

• E3 n’est pas nécessaire à la réplication du virus et code pour au moins six protéines, jusqu’à 9, qui bloquent la réponse inflammatoire induite par le virus et qui seraient responsables de l'inhibition de la réponse immunitaire de l'hôte vis-à-vis d'une infection par adénovirus. Ainsi, la protéine gp19K, issue de E3, se lie aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH I), bloquant la réponse immunitaire cytotoxique dépendant des lymphocytes T.

• La région E4 code pour au moins sept protéines qui ont un rôle dans la mort cellulaire mais, contrairement à E1, dans une apoptose indépendante de p53.

L’expression des gènes adéno-viraux implique qu’ils pénètrent dans le noyau de nos cellules mais, du fait des délétions, sont incapables de produire des particules virales complètes.

Les vecteurs de première génération ont des délétions des régions E1A/E1B et E3, afin d’empêcher la réplication du virus.

De nombreux adénovirus recombinants sont reconnus dans la littérature (Rosenfeld et al., 1991, Science, 252, 431-434 ; Rosenfeld et al., 1992, Cell, 68, 143-155). 

D'une manière générale, ils dérivent très souvent de l'Ad5 et sont défectifs pour la fonction E1, afin de réduire leur dissémination dans l'environnement et l'organisme hôte. En outre, la région E3 non essentielle peut également être délétée. Les séquences exogènes sont intégrées à la place de la région E1 ou E3. D’autres délétions peuvent être ajoutées.

Le danger est que ces virus défectifs puissent se recombiner avec des adénovirus déjà présents dans les cellules.

Janvier 2012 : « La dernière génération de vecteurs adénoviraux recombinants est représentée par des vecteurs adénoviraux de grande capacité (HC-AdV) qui sont dépourvus de toutes les séquences codantes virales. Il a été démontré que les HC-AdV entraînent une persistance à long terme de l'expression du transgène et une correction phénotypique dans des modèles animaux petits et grands avec une toxicité négligeable. »

Pour plus d'infos : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0171933511000161

Ces adénovirus défectifs ne sont pas capables de produire de nouvelles particules Ad infectieuses mais répliquent-ils les gènes d'antigènes spike dans les cellules humaines ? Il ne semble pas en l’état actuel.

Pour multiplier l’adénovirus défectif, il faut une "lignée de complémentation", c’est-à-dire une lignée de cellules eucaryotes capables de fournir la(les) fonction(s) pour la(les) quelle(s) le vecteur adénoviral est défectif. En d'autres termes, ces cellules de culture doivent être capables de produire l'une ou les protéines nécessaire(s) à la réplication et à l'encapsidation de ce vecteur adénoviral, protéines précoces et/ou tardives que l’adénovirus défectif ne peut lui-même produire et qui sont nécessaires à la constitution d'une particule virale complète. La région E3 est non essentielle, et ne doit pas être complétée.

De telles lignées sont disponibles à la vente spécialisée. Il peut s’agir de lignées de rein de singe vert d'Afrique Vero, de rein de hamster doré ou syrien BHK, de lignée humaine dérivée d'un carcinome de poumon A549, de lignée humaine pulmonaire MRC5… de cellules de rétine prélevées d'un embryon humain.

La particule adénovirale peut être récupérée du surnageant de culture mais, également des cellules selon les protocoles conventionnels. Traitée en incorporant le gène de la protéine spike, elle deviendra vaccinale.

IV. Concept vaccinal :

Ces vaccins sont injectés dans le muscle où ils ne produiront pas des niveaux très élevés de protection muqueuse. La voie intranasale devrait être plus efficace que la route intramusculaire.

Actuellement, trois vaccins utilisant des adénovirus vivants comme vecteurs d’immunisation ont reçu une autorisation mais il en existe d’autres :

1. AstraZeneca et l’université d’Oxford au Royaume-Uni. AstraZeneca produit AZD 1222 = ChAdOx1 nCoV-19, vaccin qui utilise comme vecteur un virus à ADN : un adénovirus de chimpanzé (ChAdOx1) atténué et non réplicatif. À partir du 29 mars 2021, le vaccin AstraZeneca s'appelle VaxZevria. Ses noms commerciaux sont Covishield® ou Vaxzevria®. Pour atteindre son efficacité maximale, deux doses doivent être injectées dans un intervalle maximal de 12 semaines. Autorisé en Europe le 29 janvier 2021.

2. L’Institut de recherche Gamaleya de Moscou sous l’égide des autorités russes produit Spoutnik-V = Gam-COVID-Vac. 2 doses administrés dans le muscle deltoïde : le vaccin à base d'Ad26 est utilisé le premier jour et le vaccin Ad5 est utilisé le 21e jour. L'utilisation de deux sérotypes différents, administrés à 21 jours d'intervalle, vise à surmonter toute immunité adénovirale préexistante dans la population. Son usage en Russie a été autorisé par le ministère de la Santé de la Fédération de Russie, le 11 août 2020.

3. Janssen Pharmaceutica, filiale du laboratoire américain Johnson & Johnson, en Belgique, produit SARS-CoV-2 adénovirusAd26.COV2.S, un adénovirus type 26. Une seule dose. Le 27 février 2021, le vaccin reçoit une autorisation d'utilisation d'urgence de la Food and Drug Administration (FDA) américaine. Le 5 mars, Santé Canada autorise son usage pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus. L'Union Européenne l'accepte le 11 mars 2021. En France, la vaccination de personnes prioritaires de plus de 55 ans débute le 24 avril.

4. En attente : bacTRL-Spike COVID-19 de CanSino Biologics, Inc. de Hong Kong et de l'institut de Pékin de la biotechnologie (= Beijing Institute of Biotechnology) : un adénovirus type 5 développé en Chine. 2 injections musculaires à 28 jours d’intervalle.

5. En attente : GRAd-COV2 développé par ReiThera et l'Institut national des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani, vaccin italien en coopération avec Allemagne et Belgique.

6. En attente : ImmunityBio Inc. (société d'immunothérapie de Californie) teste hAd5-S-Fusion + N-ETSD : adénovirus humain de type 5 (hAd5) avec des délétions [E1-, E2b-, E3-], exprimant les protéines Spike et la protéine de nucléocapside N du SARS-CoV-2.

Les vaccins Oxford/AstraZeneca et le vaccin Spoutnik sont administrés en 2 injections espacées d'au moins 3 à 4 semaines alors que les vaccins Johnson & Johnson et CanSinoBio sont administrés en une seule injection.

Leur principe de fabrication est identique : ils utilisent des adénovirus considérés comme inoffensifs pour transporter une information génétique sous forme d’un ADN fabriqué par manipulation génétique, un gène viral synthétique permettant de produire, au sein des cellules de la personne vaccinée, la protéine Spike du Sars-CoV-2.

Arrivés dans le noyau, passage obligé, ils délivrent leur ADN qui va être converti en ARN et l'ARN sera traduit en protéine Spike (entière ou un fragment de celle-ci) afin de provoquer une réponse d’anticorps par le système immunitaire contre la protéine Spike.

V. Avantages et performances :

֎ Ils peuvent être durablement conservés à des températures allant de 2 à 8 °C.

֎ Ils peuvent infecter une grande variété de cellules. 

֎ Contrairement aux rétrovirus, les adénovirus peuvent infecter des cellules qui ne sont pas en division.

֎ Du fait de leur grande taille, ils permettent le transfert de très larges séquences d'ADN (plus de 35 kb).

֎ Possibilité d’usages multiples : Oncologie + Cardio-vasculaire + maladies SNC + Vaccinations.

VI. Inconvénients :

1. Effets à court terme : les hôpitaux bretons du CHU de Brest, de Rennes et de Morlaix ont suspendu la vaccination de leur personnel soignant en raison d’effets indésirables, trop intenses et nombreux, survenus avec la version AstraZeneca. Notamment des syndromes grippaux accompagnés d’une forte fièvre (39 °C), ayant entraîné des arrêts de travail pendant au moins 24 heures chez 25 % des personnes vaccinées… C’est un phénomène général qui se retrouve chez AstraZeneca comme chez Johnson & Johnson … Mais, pour Spoutnik-V…

2. Les thromboses… plus graves et beaucoup plus rares, provoquées par les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Plusieurs pays ont en conséquence limité, voire suspendu l'utilisation de ces formules.

On sait que les patients le plus sévèrement atteints par le COVID-19 présentent des complications de coagulation, telles que les thrombus microvasculaires, ou des caillots dans les veines mais aussi les artères.

La protéine Spike ou le virus lui-même, peuvent se faire véhiculer, évidemment au gré des fluides biologiques, mais aussi par un moyen plus spécifique : « s'accrocher » sur un autre récepteur ; "CD 147" localisé ici sur les globules rouges et plaquettes et se détacher arrivés au niveau de l'endothélium. À ce niveau, le virus ou les Spikes isolées peuvent se fixer sur les récepteurs cellulaires ACE2 des cellules endothéliales et être le point de départ d’atteintes mitochondriales à l’origine de thromboses ...

Les thromboses liées aux vaccins AstraZeneca et Johnson et Johnson sont d’une nature particulière car leur localisation est inhabituelle : elles touchent le plus souvent le cerveau (thrombose veineuse cérébrale sinusale) ou l’abdomen (thrombose de la veine splanchnique, une veine qui irrigue le foie, la rate et le pancréas). Mais elles peuvent aussi être « multisites » et toucher simultanément le cerveau, l’abdomen, les membres inférieurs ou supérieurs. Les patients sous traitement anticoagulant ne semblent pas protégés contre le risque de thrombose lié au vaccin. À ce jour, aucun traitement spécifique ne permet de prévenir le risque de thrombose lié au vaccin. Le professeur Sevestre-Pietri déconseille fortement la prise d’aspirine.

Ces thromboses atypiques ont reçu plusieurs hypothèses d’explications :

֎ Une réaction immuno-allergique : « le vaccin induit une réaction immunitaire excessive avec la fabrication d’anticorps spécifiques qui vont se fixer sur les plaquettes sanguines - impliquées dans la coagulation - et les détruire. Le taux de plaquettes va donc baisser. C’est ce qu’on appelle une thrombopénie. Dans le même temps, ces plaquettes vont s’activer et s’agréger – même si elles sont moins nombreuses – ce qui va aboutir à la formation de caillots de sang », selon le professeur Marie-Antoinette Sevestre-Pietri, présidente de la Société française de médecine vasculaire. Cette cascade d’événements ressemble à la thrombopénie induite par l’héparine, une réaction immuno-allergique rare qui se manifeste chez certains patients traités par cet anticoagulant. 

֎ Des chercheurs allemands invoquent une autre raison :

Une fois à l'intérieur du noyau cellulaire, certaines parties de la protéine Spike se briseraient ou épisseraient, créant des versions mutantes incapables de se lier à la membrane cellulaire et d’être présentées aux cellules immunitaires. Ces protéines mutantes voyageraient alors dans le corps, déclenchant des caillots sanguins.

֎ Pour ma part, je pense à une fixation de protéines spike, excédentaires, modifiées ou non et se fixant sur les récepteurs plaquettaires CD147 et relarguées au niveau des cellules épithéliales (comme dans le cas des covids graves).

Les adénovirus injectent leur « message » sous forme d’ADN dans le noyau des cellules. La question de leur innocuité doit être posée. 

֎ Très généralement les vecteurs adénoviraux ne s'intègrent pas dans le génome de la cellule cible et ont tendance à disparaître au fil des divisions cellulaires même s’ils sont présents sous forme d’épisomes (matériel génétique circularisé présent dans le noyau cellulaire… pas simple dilution. Cela ne signifie pas que l’intégration ne se produit jamais dans notre génome. C’est rare, il faut le préciser.)

֎ Ces adénovirus : il faut pouvoir les administrer de façons répétées sans déclencher de réaction immunitaire. Ce n’est pas le cas… Injection, rappel, 3ème dose… Et l’année prochaine ?

֎ Un article de spécialistes en 1989 posait de vraies questions : « Les perturbations qui peuvent résulter de l'intégration de l'ADN viral dans le génome cellulaire sont-elles dangereuses ? » Vraie question !

֎ IN VITRO : l'analyse des modèles d'intégration de l'ADN d’adénovirus 12 dans quatre lignées cellulaires de hamsters étudiées (HA12 / 7, T637, A2497-2 et A2497-3) montre une intégration effective… Si certaines molécules d’ADN du virus restent intactes pendant l'intégration, l’étude révèle que d’autres, d'ADN viral, sont fragmentées avant ou pendant l'intégration. Le modèle d'intégration est stable sur de nombreuses générations. Juillet 1978

Une vieille étude, j’en conviens, et en cultures cellulaires de surcroit. Mais les cellules se transmettent bien l’info, de génération cellulaire en génération. Je n’ai pas le droit de m’interroger ? Des millions de personnes vaccinées…

֎ IN VITRO : analyse des sites d'intégration de séquences d'ADN viral dans des cellules de rat transformées par l'adénovirus 2 (Ad2) ou SV40… Donc c’est confirmer, un adénovirus peut s’intégrer. C’est ça une transformation… « une transformation génétique est l'intégration d'un fragment d'ADN étranger dans une cellule, ce qui peut entraîner une modification héréditaire du phénotype de l'organisme receveur. » Voir R. Greene, J. Stringer et al. 1980 pour plus d'infos.

֎ IN VITRO puis IN VIVO : Une lignée de cellules de hamster transformées par un adénovirus de type 12. Cette lignée, T637, est oncogène chez les hamsters quand on l’injecte et contient plusieurs copies du génome du virus par cellule.  ADN du virus persiste dans les cellules sous une forme intégrée. 

Conclusion : les adénovirus sauvages sont capables de transformer « certaines lignées cellulaires. Injectés… ils ont un pouvoir potentiellement oncogène. »

« L’intégration permanente de l'ADN des adénovirus est connue » … Vous me direz, on s’en moque. Ça concerne des bestioles et non pas des humains. C’est vrai.

֎ IN VIVO… attention : des anticorps anti-HBs ont pu être obtenus chez des lapins et des hamsters infectés à l'aide d'un adénovirus recombinant portant le gène codant pour la protéine HBs du virus de l'hépatite. « Ce type d'infection peut conduire à l'intégration stable du génome viral dans les chromosomes cellulaires et à l'acquisition par les cellules hôtes des gènes étrangers que véhicule le virus ». Ça s’intègre dans les chromosomes. On a compris. Mais les humains ?

֎ Selon le type cellulaire et l’espèce, le cycle viral peut être différent :

Les adénovirus humains peuvent produire des tumeurs chez les rongeurs : In vitro dans les cellules de rongeurs, les gènes précoces sont exprimés, la synthèse d’ADN cellulaire est induite, mais l’ADN viral n’est pas répliqué et les gènes tardifs ne sont pas exprimés contrairement à l’adénovirus humain. En revanche, l’intégration virale dans les chromosomes aboutit à l’expression constitutive des protéines E1A et E1B qui entraînent la transformation de la cellule qui croît alors de façon incontrôlée. Ces cellules transformées peuvent former des tumeurs chez les rongeurs nouveau-nés ou à la situation immunologique compromise.

Pour plus d'infos : https://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/404/1997_4_492.pdf?sequence=6

Mais je n’ai toujours pas répondu…

֎ Cas d’un virus défectif : « Des études récentes ont montré que les vecteurs adénoviraux incompétents pour la réplication s'intègrent au hasard dans les chromosomes de l'hôte à des fréquences de 0,001 à 1 % des cellules infectées. » K Mitani, S Kubo  - Thérapie génique actuelle, 2002.

Alors, même un adénovirus défectif ne pouvant se répliquer peut s’intégrer ? Je marque un point ?

֎ Virus défectif et recombinaison :

Le caractère transformant implique E1 (E1A et E1B) et probablement E4, ce qui est rassurant puisqu’on utilise des adénovirus défectifs. Mais il suffit d'un événement de recombinaison avec un virus sauvage co-infectant pour restaurer la fonction E1 et générer un adénovirus recombinant non-défectif (capable de se disséminer dans l'environnement). De plus, « certains types de cellules eucaryotes présentent des protéines présentant une activité E1A-like également susceptibles de complémenter partiellement les adénovirus défectifs qui les infectent ». Par exemple la lignée HEK 293 = HEK-293 = HEK, cellules embryonnaires humaines du rein transformé au moyen d’un adénovirus aux Pays-Bas dans les années 1970, peut faciliter la réplication des adénovirus d'E1-déficients en fournissant les fonctionnements E1.

Bon, ça doit être très rare ton truc de recombinaison… Quoique, avec des milliards de vaccinés, plusieurs piqûres à chaque fois... Et combien de contaminés à 5 ans… « la majorité » ?

֎ Cycle viral classique, épisome, intégration :

Janvier 2012 : « Bien qu'il existe des preuves que les vecteurs adénoviraux persistent principalement sous forme de molécules d'ADN épisomique avec une faible fréquence d'intégration dans le génome de l'hôte »…

Alors, les adénovirus peuvent se multiplier bien en vue, se planquer sous forme d’épisomes mais aussi s’intégrer dans notre génome… de quoi provoquer mon internement, même si c’est vrai…

Conclusion : Je ne cherche pas à faire peur, je sais qu’il est reconnu que par exemple, les génomes des adénovirus 2 et 5 s’intègrent rarement dans notre ADN. C’est occasionnellement mais c’est aussi aléatoire, en d’autres termes, cela peut se produire en n’importe quel lieu. La possibilité qu’il interagisse alors avec certains de nos gènes et dérègle des mécanismes cellulaires ne peut être écartée.

Les rétrovirus ont, en revanche, une efficacité d'intégration nettement plus élevée que celle des adénovirus.

Les virus vecteurs, même inoffensifs, peuvent affecter des cellules dans lesquelles un dysfonctionnement existe et aggraver une maladie en cours, ignorée ou non. Et oui… quand tu introduis une saloperie dans les rouages, ça risque de gripper.

Les vaccins à adénovirus contre la Covid n’utilisent qu’un seul antigène vaccinal, la fameuse protéine Spike, pour immuniser les personnes. C’est un défaut majeur car nous sommes face à un virus qui mute à plaisir et produit de nombreux variants, dans lesquels Spike se modifie sans cesse avec perte d’efficacité des vaccins.

Un premier document traite des risques biologiques liés aux techniques de génie génétique.

Un second document décrit les méthodes de production d’adénovirus défectifs.

Conclusion générale :

1. Je m’inquiète, tous les vaccins à Adénovirus, comme ceux à ARN messager aboutissent à la production par notre organisme de la protéine Spike du virus… Celle-ci s’attaque :

  • aux cellules endothéliales tapissant l’intérieur de nos vaisseaux sanguins d’où dans certains cas des thromboses.
  • franchit la barrière hémato-encéphalliques et est susceptible d’engendrer des maladies type prion, qui mettent des années à s’exprimer…

L’étude de Danois Idrees et Vijay Kumar publiée le 24 mai 2021 présente les « interactions entre les protéines de pointe du SRAS-CoV-2 et les protéines amyloïdogènes : indices potentiels de la neurodégénérescence ».

Peptides β-amyloïdes, alpha synucléine, protéine tau, protéine prion et TDP-43… se lient à la Spike du virus du covid-19… Cela ressemble beaucoup à une maladie à prions !

Ingrid HCHM Philippens et al.  le 05 mai 2021 :  « Le SRAS-CoV-2 provoque une inflammation du cerveau et induit la formation de corps de Lewy chez les macaques ».

2. L'intérêt de la thérapie génique est, à l’origine, de traiter la cause de la maladie et non seulement ses symptômes en apportant dans l'organisme du patient des gènes destinés à compenser le dysfonctionnement de certains gènes ou leur absence.

Les vecteurs utilisés afin de transférer des gènes thérapeutiques dans les cellules de patients sont nombreux :

֎ Les adénovirus, dont la production est aisée et dont l’intégration est rare : ils peuvent provoquer de fortes réactions inflammatoires et immunitaires qui iront en s’accroissant en cas de réadministrations fréquentes (rappels de vaccination par exemple).

֎ Les Adeno Associated Virus (AAV) très répandus chez l'homme : ils peuvent transduire efficacement des cellules du cerveau, du foie et certaines cellules sanguines. Ils peuvent infecter des cellules en dehors des phases de mitoses. Ils ne peuvent se répliquer qu'en s'associant avec des adénovirus ou des virus de l'herpès. Leur production est difficile mais ils ont la propriété de s’intégrer dans nos chromosomes et leur expression est donc prolongée.  Mais il y a un problème, l’intégration dans le génome humain est gênée par l’introduction d’un gène-médicament et ils sont donc actuellement inexploitables dans le domaine clinique. Problèmes immunitaires en cas de réadministrations fréquentes comme les adénovirus. Attention à la distinction rétrovirus et lentivirus, ces derniers incluant les HIV…

֎ Les rétrovirus utilisés en oncologie et en maladies génétiques : leur qualité principale est de pouvoir intégrer leur matériel génétique de façon permanente dans le génome des cellules qu'ils infectent mais l’intégration est aléatoire et ne peut se produire que dans une cellule en division car la membrane du noyau est alors momentanément rompue. Actuellement les protocoles cliniques sont surtout fondés sur l'utilisation de vecteurs rétroviraux, dérivés de la leucémie murine (MLV, virus de Moloney en particulier).

֎ Les poxvirus sont des virus à ADN linéaire double brin qui infectent les hommes et les animaux (ex. variole, virus du molluscum contagiosum, myxomatose…) Ils ont un tropisme particulier pour la peau : « Pox » est le pluriel de « pock » qui en anglais signifie « pustule ». Ce sont des vecteurs efficaces et de production facile. Employés en immunothérapie anti-cancéreuse et anti-infectieuse et faciles à produire. La réplication des poxvirus est inhabituelle pour des virus à ADN double brin (ADNdb) parce qu'elle se produit dans le cytoplasme. Ils possèdent en effet une ARN polymérase dépendante de l'ADN qui rend la réplication dans le cytoplasme possible.

֎ Les vecteurs synthétiques facilement produits : ils sont stables et peuvent contenir des séquences d'ADN (ou d’ARN) de grande taille. C’est le cas des nanoparticules employées en vaccination (Pfizer et Moderna). Ils sont porteurs d'une charge électrique positive et compactent des molécules d'ADN ou ARN chargées négativement. L'une de leurs autres utilisations sera le traitement de la mucoviscidose par instillation du gène-médicament dans les poumons.

Auteur(s): Jean-Pierre G. pour FranceSoir

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