Vaccins contre le cancer du col de l'utérus: des risques mesurés

Vaccins contre le cancer du col de l'utérus: des risques mesurés

Publié le 14/09/2015 à 12:22 - Mise à jour à 13:24
©Anna Reed/Sipa
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Auteur(s): VL
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Deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus étaient suspectés de provoquer des maladies auto-immunes. Mais une vaste étude de l'Agence du médicament et de l'Assurance-maladie présente ce lundi des résultats rassurants, même si un certain risque reste présent.

L'Agence du médicament (ANSM) et l'Assurance-maladie (Cnamts) se veulent rassurantes sur deux vaccins contre le papillomavirus. Certains mettaient en effet en doute l'efficacité de deux produits, le Gardasil et Cervarix, utilisés pour protéger de ce virus responsable du cancer du col de l'utérus. Des inquiétudes subsistaient sur des effets secondaires, notamment les risques de développer une maladie auto-immune (lorsque les anticorps attaquent l'organisme).

Mais selon un rapport d'une centaine de pages publié ce lundi 14 par l'ANSM et la Cnamts, les résultats de l'étude sur le sujet sont rassurants. Plus de deux millions de jeunes filles de 13 à 16 ans ont été suivies entre 2008 et 2012.

Pour 12 maladies auto-immunes sur les 14 étudiées, l'étude ne montre aucun lien de causalité avec les vaccins. Le risque de sclérose en plaques serait notamment exclu. Une relation "faible" subsiste cependant avec l'apparition de maladies inflammatoire chroniques de l'intestin (Mici). Mais c'est le risque de développer un syndrome de Guillain-Barré (qui touche le système nerveux) qui est le plus inquiétant.

Pour cette dernière pathologie, le risque serait multiplié par quatre, selon l'étude. Parmi les jeunes filles suivies, 40 (dont 19 ayant été vaccinées) ont développé cette maladie. Aucun décès n'est heureusement à déplorer. Cet effet secondaire est déjà indiqué sur la notice du Gardasil, l'ANSM recommande donc qu'au niveau européen le Cervarix soit également tenu de le faire figurer.

En France, une quarantaine de dossiers de jeunes filles ayant contracté une maladie auto-immune après leur vaccination sont actuellement étudiés par la justice. Ces affaires avaient participé à la défiance qui subsiste sur la vaccination en France, notamment contre le cancer du col de l'utérus.

La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) permet de prévenir les infections par les virus les plus fréquents, responsables de 70 % des cas de cancers du col de l’utérus. Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans et en rattrapage jusqu'à 19 ans.

 

 

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Les vaccins contre le papillomavirus ne présenteraient que de faibles risque de développer une maladie auto-immune.

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