Affaire Sarkozy/Azibert: les écoutes validées par la Cour de cassation

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Affaire Sarkozy/Azibert: les écoutes validées par la Cour de cassation

Publié le 22/03/2016 à 16:05 - Mise à jour à 16:07
©LionelBonaventure/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

La Cour de cassation a validé ce mardi les fameuses écoutes des conversations entre l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, et le juge Azibert. L'ancien président est soupçonné d'avoir voulu obtenir des informations sur l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a depuis été blanchi.

La Cour de cassation a validé mardi les écoutes téléphoniques dans l'enquête où Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption, car soupçonné d'avoir tenté d'obtenir des informations couvertes par le secret dans une procédure concernant la saisie de ses agendas. Dans cette affaire, qui fait planer la menace d'un procès sur les ambitions de retour à l'Élysée de l'ancien président, les juges ont terminé leur enquête.

"C'est une procédure malade qui va continuer maintenant", a déploré l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Patrice Spinosi, qui la juge "fragile" et "susceptible d'entraîner la condamnation de la France à la Cour européenne des droits de l'Homme" (CEDH). Depuis juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption et trafic d'influence.

L'ancien chef de l’État est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, et par l'entremise de son avocat historique, Me Thierry Herzog, des informations couvertes par le secret. Et ce, dans le cadre d'une procédure sur la saisie de ses agendas, en marge de l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu.

De son côté, M. Sarkozy devait intervenir en faveur de M. Azibert pour qu'il obtienne un poste de prestige à Monaco, ce qu'il n'a finalement pas fait. L'ex-président y voit la démonstration qu'il n'a rien à se reprocher.

Tous trois mis en examen, MM. Sarkozy, Herzog et Azibert ont contesté la régularité de la procédure. La Cour de cassation n'a donné raison qu'aux deux derniers: elle a annulé la saisie de l'avis du conseiller rapporteur et le projet d'arrêt dans l'affaire et annulé la retranscription d'une écoute entre Me Herzog et le bâtonnier de Paris de l'époque, Me Pierre-Olivier Sur.

Lors de l'audience le 28 janvier, le premier avocat général François Cordier s'était prononcé pour l'annulation de ces documents couverts par le secret du délibéré, qui n'étaient selon lui pas utiles à la manifestation de la vérité.

Quant à la conversation entre Mes Herzog et Sur, c'est à tort qu'elle a été retranscrite, car, avait estimé le magistrat, son contenu ne suffit pas à lui seul pour soupçonner Me Herzog d'avoir participé à l'infraction.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour corruption et trafic d'influence en juillet 2014.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-