Alain Juppé: "l'islamophobie est un péril de guerre"

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Alain Juppé: "l'islamophobie est un péril de guerre"

Publié le 07/01/2015 à 09:00 - Mise à jour à 10:53
©Capture d'écran Dailymotion
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Auteur(s): Pierre Plottu

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Alain Juppé était l'invité d'Europe-1, ce mercredi matin. Le maire de Bordeaux et rival de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2017 a dit vouloir "aller à la rencontre des Français" pour préparer la présidentielle de 2017. Il est également revenu sur la montée de l'islamophobie en France et en Europe.

Des promesses pour l'année 2015?

"Je n'aime pas faire de promesses. Je suis venu ici pour dire que je vais travailler mon projet, aller à la rencontre des Français, non pas faire des meetings mais des tables rondes. On n'écoute pas assez ceux qui viennent du terrain".

 

L'intervention du président sur France Inter

"J'ai renoncé à lancer des attaques personnelles. La France va mal, le chômage continue à progresser, le moral des Français connaît un léger mieux mais n'est pas très élevé et l'investissement ne repart pas. Si le président était dans son rôle lors de cette intervention, il faut être lucide".

"Je ne me réjouis pas de l'état de la France. Il faut préparer le rebond. Le pays a des atouts considérables qu'il faut libérer".

"La France est un beau pays, j'appel tous ceux qui y croient à me rejoindre".

 

La loi Macron

"C'est une sorte de loi fourre-tout. Certaines mesures ne vont pas dans la mauvaise direction, mais elle n'est pas à la hauteur des ambitions (…). Il faudra regarder article par article et aviser (un éventuel soutien, NDLR)".

"Nous avons une vision du travail paléolithique".

"On s'y est pris comme des manches sur la réforme des professions réglementées. Il faut bouger, (les membres de ces professions,NDLR) y son prêts mais à condition d'en parler avant. On a eu aucune concertation".

 

François Hollande annonce une année 2015 du tournant

"L'année dernière était celle de l'inversion de la courbe du chômage... Les français attendent des résultats. Tant qu'on n'aura pas retrouvé au moins 2% de croissance, le chômage ne baissera pas durablement".

 

Son projet pour 2017

"Les élections sont en 2017, les primaires en 2016. Le monde évolue vite, ce serait de l'arrogance intellectuelle de dire maintenant ce qu'il faudra faire en 2017. J'y travaille".

"Il faut agir sur la compétitivité et le coût du travail. Il faut aussi une maitrise des dépenses publiques".

"Je voudrai dire aux Français, le moment venu, +voila les 10, ou 9 ou 11, grandes réformes que je vous propose+".

"J'irai à la bataille avec les Français".

 

La préparation des primaires à l'UMP

"Ça se passe bien. Les choses sont pacifiées. Le groupe de travail sur les primaires fonctionne et va dans la bonne direction".

"Je suis pour l'instant rassuré".

"Nous (lui et Nicolas Sarkozy, NDLR) sommes amis pour toujours, pas simplement jusqu'en 2017 (rires)".

 

L'état de l'UMP

"Ça va bien, la nouvelle équipe en place est ouverte à toutes les sensibilités ".

 

Ses soutiens?

"Je reçois tous les jours des parlementaires qui me disent: +on vous soutient+".

"Je n'ai pas encore choisi le nouveau nom de l'UMP. Ce n'est pas ça qui va faire rebondir la France".

 

L'islamophobie monte en Europe

"(L'islamophobie, NDLR) est un péril mortel. C'est un péril de guerre. Il ne faut pas laisser se développer ce mouvement détestable".

"On ne peut pas laisser se propager cet amalgame entre une forme barbare d'Islam qu'est l'intégrisme et l'ensemble des musulmans. On peut y répondre par la division, (…) mais il faut y répondre par des valeurs humanistes (…) et donner la parole à tous ceux qui sont partisans d'un islam des lumières.

"Nous devons rappeler nos valeurs européennes, communes, humanistes. Développons le dialogue entre les religions".

 

Un parti islamique en France?

"Les valeurs républicaines c'est la laïcité. Il ne peut donc y avoir de parti religieux. Il faut être ferme sur ce message".

"La France et l'Europe ne peuvent pas non plus accueillir des dizaines de millions de réfugiés. Il faut une politique aux frontières qui soit efficace".

 

La situation grecque

"Les Grecs ont fait déjà beaucoup d'effort, ce serait dommage qu'ils renoncent maintenant. Mais c'est à eux de décider".

"On présente Syriza comme un parti extrémiste pourtant ses dirigeants ne demandent pas la sortie de l'euro, mais la renégociation. La France aussi a négocié avec l'Europe".

 

Auteur(s): Pierre Plottu


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