Scandale du "Rubygate": Silvio Berlusconi acquitté par la Cour de cassation

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MM
Publié le 11 mars 2015 - 14:46
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 Silvio Berlusconi a finalement été mis hors de cause dans l'affaire dite du "Rubygate".
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©Stefano Rellandini/Reuters
Silvio Berlusconi a finalement été acquitté dans le scandale du "Rubygate".
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L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est finalement acquitté dans le procès du "Rubygate". Une affaire qui lui avait valu en première instance une condamnation à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

La plus haute magistrature judiciaire italienne a tranché. Mardi 10, elle a définitivement blanchi Silvio Berlusconi des accusations qui pesait sur lui dans l'affaire dite du "Rubygate". L'ancien président du Conseil italien avait comparu en 2013 devant la justice pour des faits de détournement de mineur, abus de pouvoir et incitation à la prostitution de mineur.

L'ancien homme fort de l'Italie, aujourd'hui âgé de 78 ans, avait été jugé coupable d'avoir rémunéré des prestations sexuelles de Ruby (de son vrai nom Karima el-Mahroug), une jeune danseuse marocaine, lorsque celle-ci était encore mineure, et d'avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher lorsqu'elle avait été arrêtée pour un petit vol.

Silvio Berlusconi a été condamné le 24 juin 2013 à sept ans de prison et à l'interdiction à vie de mandat public, une sentence susceptible d'être suspendue en cas de recours de l'intéressé. Mais le 18 juillet 2014, la cour d'appel de Milan avait acquitté le magnat des médias de toutes les charges retenues contre lui. Une décision finalement validée par la plus haute magistrature transalpine, la Cour de cassation.

Cependant, Silvio Berlusconi n'en a pas pourtant autant fini avec la justice. En effet, il Cavaliere comme on le surnomme pourrait se retrouver accusé dans un autre procès, appelé par les médias italien le "Ruby-ter". La justice le soupçonne, avec deux de ses avocats, d'avoir payé des jeunes femmes citées dans le procès "Rubygate", pour qu'elles produisent un témoignage en sa faveur.

Enfin, le propriétaire du Milan AC et leader du parti de droite Forza Italia devra répondre d'accusation de corruption sur un sénateur. Il lui est reproché d'avoir versé trois millions d'euros à un sénateur pour qu'il quitte la coalition de gauche et fasse chuter, en 2008, le gouvernement de Romano Prodi.