Affaire Troadec: "il n'y a jamais eu d'or" assurent les soeurs de la mère de famille assassiné

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Affaire Troadec: "il n'y a jamais eu d'or" assurent les soeurs de la mère de famille assassiné

Publié le 07/02/2018 à 07:40 - Mise à jour à 07:46
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le principal suspect du quadruple meurtre de la famille Troadec, il y a près d’un an à Orvault, a été entendu mardi par les juges à Nantes. Pour les soeurs de la victime, l'existence d'un trésor mal partagé, le mobile avancé par Hubert Caouissin, n'a jamais existé.

Bientôt un an après les terribles meurtres d'Orvault (près de Nantes), Hubert Caouissin a de nouveau été interrogé par les magistrats instructeurs, mardi 6. Avec, au centre de l'interrogation des juges, le mobile de ce crime aussi violent qu'inattendu.

L'affaire débute le 16 février 2017, Pascal, Brigitte Troadec et leurs deux enfants, Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans, sont portés disparus à Orvault (Loire-Atlantique). Les premiers soupçons des enquêteurs se portent sur le fils qui aurait pu s'en prendre à sa famille. Il n'en est rien.

Le 5 mars, Hubert Caouissin, 46 ans, le beau-frère de Pascal, avoue avoir tué le couple et leurs deux enfants à coups de pied de biche, et avoir démembré puis brûlé les corps, qu'il avait ensuite éparpillés sur sa propriété à Pont-de-Buis, dans le Finistère avec la complicité de sa femme, Lydie Troadec.

Lire aussi: Affaire Troadec - Récit de la nuit d'horreur: Hubert Caouissin décrit comment il a massacré la famille au pied-de-biche

Le suspect a avoué les avoir tués en raison d'une rancœur liée à des pièces d'or mal partagées lors d'une succession. Selon la mère de Pascal Troadec interrogée par Le Parisien, ce trésor aurait été découvert en 2006 par son mari -un artisan décédé en 2013- dans un immeuble ancien du quartier de Recouvrance à Brest. Cet or proviendrait, d'après elle, de la Banque de France... Sauf que l'existence de ce trésor n'a jamais été prouvée.

"Qu’on arrête avec cet or! C’est n’importe quoi! Il n’y en a pas. Il n’y en a jamais eu", fait savoir Hélène, l'une des sœurs de Brigitte Troadec, interrogée par Ouest-France.

Voir également: Aux sources de l'affaire Troadec la bataille de l'or de la Banque de France

"Sur internet, on a lu des commentaires affreux, qui font très mal. Du genre: +ils ont eu ce qu’ils méritaient, ils ont volé de l’or+", précise Martine, une autre sœur de la victime. Et d'ajouter: "Pascal et Brigitte avaient un train de vie normal. Et une vie très simple. Leurs voitures ? Des modèles d’occasion, comme vous et moi. Les voyages? Une fois en Espagne, une autre en Angleterre, pour y amener Charlotte et Sébastien. Rien d’extravagant. Ce n’est pas un changement de train de vie".

"Pour nous, c’était longuement prémédité. Le choix de la date d’abord: en pleines vacances de février, pour être sûr que les enfants aussi seraient là…", ajoute Hélène. Selon elle, Hubert Caouissin voulait "réaliser un crime parfait".

Le meurtrier présumé a fait l’objet d’expertises psychiatriques depuis sa mise en examen, dont les résultats n’ont pas encore été versés au dossier. De nouveaux interrogatoires devraient avoir lieu avant la reconstitution du quadruple meurtre, à Orvault, probablement au début de l’automne.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Pascal Troadec, Brigitte et leurs deux enfants, Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans, avaient été tué en février 2017 à Orvault.

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