Attentats de janvier: deux suspects en garde à vue

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 15 décembre 2015 - 14:10
Image
Claude Hermant en octobre 2011.
Crédits
©Baziz Chibane/Sipa
Claude Hermant était déjà en détention provisoire pour trafic d'armes.
©Baziz Chibane/Sipa
Deux personnes soupçonnées d'être liées aux attentats contre l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, en janvier dernier à Paris, sont en garde à vue depuis ce mardi matin. Parmi eux, une figure de l'extrême-droite, Claude Hermant.

Une figure de l'extrême-droite du nord de la France mêlée à une affaire d'attentats djihadistes. Deux personnes ont été placées en garde à vue ce mardi 14 au matin dans le cadre de l'enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper cacher de la porte de Vincennes, selon une information révélée par BFMTV.

Selon la chaîne d'information en continu, qui cite le parquet de Lille, les deux suspects seraient Claude Hermant et sa compagne. Celui-ci, ancien militaire de 52 ans, est une figure de l'extrême-droite du nord de la France qui est déjà mis en examen et placé en détention provisoire dans une autre affaire, concernant un trafic d'armes.

Depuis plusieurs années, il remilitariserait des armes de guerre en provenance d'Europe de l'Est et neutralisée afin de pouvoir être vendues légalement sur le marché des collectionneurs. "Elles ont ensuite été écoulées dans le milieu du grand banditisme, pas uniquement lillois", rapportait une source proche de l'enquête citée, en mai dernier, par La Voix du Nord. Lors des perquisitions, de "nombreuses armes et munitions" ont ainsi été saisies.

Mais ce n'est pas tout, Hermant est ainsi désormais soupçonné d'avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly, le terroriste djihadiste de Montrouge et de l'Hyper cacher qui s'est revendiqué de Daech dans une vidéo tournée avant ses attentats et retrouvée ensuite par les enquêteurs. Il s'agirait d'un fusil d'assaut et de quatre armes de poings retrouvés sur Coulibaly après la prise d'otage du supermarché.

Claude Hermant et sa femme rejoignent les sept autres individus déjà mis en examen dans l'enquête sur les attentats de janvier.