Doubs: soupçons d'euthanasies dans une maison de retraite, une enquête ouverte

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La rédaction de France-Soir
Publié le 28 janvier 2019 - 09:06
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Une personne âgée jouant au bingo dans un Ehpad à Lens, dans le nord de la France le 4 décembre 2013
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© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte suite à des soupçons d'euthanasies dans une maison de retraite près de Pontarlier (Doubs).
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Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte la semaine dernière suite à des soupçons d'euthanasies dans une maison de retraite du Larmont, près de Pontarlier dans le Doubs. La famille d'une résidente récemment décédée a fait un signalement à l'Agence régionale de santé, et d'autres cas suspects sont apparus.

Une surmortalité supérieure à la moyenne nationale des autres Ehpad et des molécules pas habituelles administrées aux patients, voilà qui n'a fait que renforcer les soupçons d'euthanasies dans cette maison de retraite du Larmont (près de Pontarlier dans le Doubs), après qu'une famille d'une résidente récemment décédée a fait un signalement à l'Agence régionale de santé (ARS) au printemps dernier.

Face à ces faits préoccupants, rapportés par L'Est Républicain, Étienne Manteaux, procureur de la République, a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour homicide involontaire.

Une enquête administrative avait déjà été ouverte par l'ARS, qui a mené une inspection dans cet établissement au mois de décembre, avant d'en avertir la justice.

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Les deux enquêtes se poursuivent et l'ARS doit prochainement rendre son rapport définitif, qui devrait préciser le nombre de cas de morts suspectes. Car celui pour lequel l'ARS a reçu un signalement des proches n'est évidemment pas le seul décès troublant.

Un médecin de l'Ehpad en question a été mis à pied à titre conservatoire, en attendant qu'une suite pénale soit donnée à cette affaire.

En France, l'euthanasie suscite de vifs débats mais reste totalement interdite. L'arrêt thérapeutique est lui autorisé mais il doit respecter un cadre légal particulier, et surtout être motivé par une décision collégiale de la famille du patient et du corps médical.

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