Vanille: pourquoi l’alerte enlèvement a-t-elle été déclenchée si tard?

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Vanille: pourquoi l’alerte enlèvement a-t-elle été déclenchée si tard?

Publié le 11/02/2020 à 08:28 - Mise à jour à 08:31
Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
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Auteur(s): France-Soir
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C’est avec effroi, que l'on a appris, ce dimanche 9 février, que l’alerte enlèvement émise la veille n’avait pas été suffisante pour retrouver la petite Vanille vivante. Cette issue terrible doit elle pour autant  remettre en cause le dispositif de mobilisation générale?

C’est un drame, qui secoue la France entière depuis quelques jours, soulevant vague d’indignation et flot d’émotion. La disparition de la petite Vanille, âgée d’un an, avait déclenché l’alerte enlèvement le samedi 8 février, soit près de 30 heures après que sa mère n’ait pas restitué l’enfant comme cela était prévu. Soupçonnée dès le départ de cet enlèvement, la mère a été rapidement localisée à Nantes. Interrogée, elle a avoué avoir tué sa fille et a conduit les enquêteurs vers le bac à vêtements, où elle avait abandonnée le corps de sa fille, selon ses propres aveux.

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L’alerte enlèvement, un dispositif d’exception infaillible jusqu’à aujourd’hui

Beaucoup de questions se posent à propos de cet infanticide, et les explications tendant à présenter la mère, comme atteinte de «graves troubles psychologiques» ne suffisent pas à répondre à toutes ces interrogations. Selon les premières constatations et les aveux de la mère de l’enfant défunt, le petite Vanille aurait été étouffée dès le vendredi 7 février, soit bien avant le déclenchement de l’alerte nationale.

Pourquoi l’alerte enlèvement a-t-elle été déclenchée aussi tardivement?

Créée en 2006, l’alerte enlèvement est un dispositif d’exception, qui n’est déclenché que lorsque toutes les conditions sont réunies (enlèvement avéré et non pas une disparition, la victime est mineure, un danger existe pour la vie ou l’intégrité physique de la victime). C’est ce respect du caractère exceptionnel de cette alerte, qui garantit la mobilisation du plus grand nombre.  Ce 8 février, c’était la 23ème fois seulement en 14 ans d’existence qu’elle était mise en œuvre, et c’est la première fois qu’elle ne connait pas une fin heureuse.

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Eric Bouillard , procureur de la République d'Angers, expliquant le terrible drame

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