Yvelines: Willy Désir encoure 15 ans de prison pour le viol d'une dizaine de jeunes femmes

Yvelines: Willy Désir encoure 15 ans de prison pour le viol d'une dizaine de jeunes femmes

Publié le 12/05/2017 à 17:44 - Mise à jour à 17:58
©Fayolle Pascal/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Accusé d'avoir violé en 2013 une dizaine de femmes contactées sur des sites de rencontres, Willy Désir, encoure 15 ans de prison ferme.

L'accusé de 34 ans, un certain Willy Désir, comparaît depuis mardi 9 aux assises des Yvelines, pour le viol d'une dizaine de jeunes femmes approchées par le biais de sites de rencontres. Quinze ans de prison ferme ont été requis contre lui par le tribunal de Versailles ce vendredi 12.

"Je vous demande une peine conséquente compte tenu du nombre de victimes, de leur jeune âge, de ses dénégations systématiques, des termes orduriers dans les messages qu'il leur a envoyés", a demandé l'avocat général au cours de son réquisitoire.

Les faits se sont déroulés en 2013. L’accusé avait été interpellé une première fois en juillet après la plainte d’une jeune femme, qui expliquait l’avoir rencontré sur le site Adopte un Mec et s’être rendue le soir même chez lui aux Mureaux (Yvelines). Mais, lorsqu’elle avait voulu rentrer chez elle, il l’avait forcée à se déshabiller et l’avait violée. Une deuxième plainte est déposée contre lui trois mois plus tard alors que Willy Désir se trouve sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs avaient identifié, au total, 11 jeunes femmes relatant des faits comparables survenus cette année-là: sept viols, viols sur deux femmes enceintes, tentative de viol sur une dixième, agression sexuelle sur une onzième.

Ces femmes "ne se connaissaient pas", "des convergences dans leurs récits donnent du poids à leurs accusations", a souligné l'avocat général. Seules quatre victimes déclarées se sont constituées partie civile. Six n'ont pas souhaité se présenter devant la cour. 

L'accusé, déjà condamné pour divers délits, n’a eu de cesse de nier en bloc, affirmant que ces femmes consentaient à ces relations sexuelles sans affect et sans préservatif. Willy Désir a pris la parole une dernière fois avant la clôture des débats: "Je regrette ma manière d'avoir parlé à certaines. J'ai jamais forcé une personne à avoir une relation sexuelle avec moi". 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Seules quatre victimes déclarées se sont constituées partie civile. Six n'ont pas souhaité se présenter devant la cour.

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