Covid-19 : une situation jugée « très inquiétante » dans dix pays de l’Union européenne

Covid-19 : une situation jugée « très inquiétante » dans dix pays de l’Union européenne

Publié le 18/11/2021 à 13:36
Pixabay / FS
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Auteur(s): Marc Antognetti, pour FranceSoir
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Malgré un taux de vaccination relativement élevé, la situation épidémiologique semble une nouvelle fois se dégrader en Europe, où deux millions de cas ont été détectés au cours de la semaine écoulée. Le centre européen de contrôle des maladies (ECDC) a indiqué, dans sa dernière évaluation des risques que la situation est considérée comme « très inquiétante » dans dix pays et « inquiétante » dans dix autres (voir pages 5 et 6 du rapport). Étonnamment, la France est pour le moment épargnée.

Selon l’ECDE, la situation épidémiologique est actuellement caractérisée par une hausse rapide et importante des cas, et un taux de mortalité faible, mais en lente hausse. Ainsi, l’ECDE a classé les pays de l’Union européenne en quatre catégories en fonction du nombre de cas, d’hospitalisations et de morts.

« Le nombre d’hospitalisations et de morts devrait augmenter au cours des deux prochaines semaines »

Les pays dont la situation est considérée comme « très inquiétante » sont les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, la République tchèque, l’Estonie et la Slovénie. Selon l’agence, le nombre d’hospitalisations et de morts devrait augmenter de 50 % au cours des deux prochaines semaines dans ces pays. Afin d’endiguer la situation, certains pays ont pris des mesures fortes. Les Pays-Bas ont réinstauré un confinement partiel avec notamment la fermeture des bars, restaurants et magasins essentiels à 20 heures. Les magasins non essentiels devront, eux, fermer à 18 heures.

Une situation jugée « inquiétante » dans dix autres pays de l’union

La situation semble également préoccupante en Allemagne, Autriche, Danemark, Finlande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Roumanie et Slovaquie. Ces pays réfléchissement à de nouvelles mesures sanitaires à mettre en place. À ce titre, le gouvernement autrichien a franchi une étape encore jamais vue en annonçant vendredi 12 novembre que les non-vaccinés ne pourront  sortir de chez eux que pour aller travailler ou faire des courses. Annonces qui n'ont pas fait l'unanimité auprès de la population.

Lire aussi : Un mauvais vent se lève contre les non-vaccinés en Europe... et en France ?

La France est actuellement dans la catégorie « inquiétude modérée » en compagnie de Chypre et du Portugal. Cela n'a pas empêché Gabriel Attal d'affirmer ce mercredi 17 novembre au sortir du conseil des ministres : "La cinquième vague est là [...] Partout l'épidémie accélère et le virus reprend du terrain". Pourtant, l'an passé à la même époque, plus de 33 000 malades du Covid-19 étaient hospitalisés, contre seulement 7 500 aujourd'hui. Pour le porte-parole du gouvernement, pas de doute : ces chiffres relativement rassurants résultent de "l'efficacité du vaccin". Aussi, aucune mesure supplémentaire - et notamment le confinement - n'est pour le moment envisagé par les autorités. "Même si par principe, le gouvernement n'exclut rien", a confié le même Gabriel Attal, samedi dernier sur France 2, dans l'émission On est en direct.

L’Italie, l’Espagne, la Suède et Malte semblent quant à eux épargnés et sont classés dans la catégorie « inquiétude faible ». Au vu des échanges transfrontaliers, il est à prévoir que les situations épidémiologiques des pays en catégories « inquiétude modérée » ou « inquiétude faible » évoluent rapidement vers des situations plus préoccupantes.

Auteur(s): Marc Antognetti, pour FranceSoir

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