"Fraude au vomi" : comment des chauffeurs Uber escroquent leurs clients

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La rédaction de France-Soir
Publié le 26 juillet 2018 - 18:48
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Uber est de nouveau dans le collimateur du procureur de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, après
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© Andrew Caballero-Reynolds / AFP/Archives
Le chauffeur peu scrupuleux peut déclarer un dégât imaginaire pour faire gonfler la note.
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La presse américaine dénonce une arnaque pratiquée par certains chauffeurs Uber peu scrupuleux: la "fraude au vomi". Celle-ci consiste pour un chauffeur à déclarer que le client a vomi sur les sièges pendant le trajet, alors qu'il n'en est rien, pour lui imposer ensuite une surfacturation.

C'est une escroquerie qui répond au nom peu ragoûtant de "fraude au vomi". La presse américaine s'inquiète d'une tendance pour le moins surprenante chez certains chauffeurs Uber indélciat: celle de prétendre auprès de la plateforme de VTC que les clients ont vomi (ou pire…) sur leur banquette arrière pour obtenir des surfacturations indues.

La technique est simple: à l'issue du trajet, le chauffeur prétend que le client a rendu le contenu de son estomac sur les sièges. Une déclaration qui entraîne automatiquement une surfacturation de 80 dollars (68 euros) sur la note, prélevés directement sur le compte du client qui a rentré au préalable ses coordonnées bancaires et ne peut donc s'opposer au retrait. Il peut bien sûr le contester a posteriori.

Sauf que certains chauffeurs poussent la manipulation jusqu'à produire des photos, fausses évidemment, montrant un quelconque liquide douteux dans une voiture et présenté comme la trace laissée par le client. Et en cas de "quantités significatives de fluides corporels (urine, sang ou vomi) à l'intérieur d'un véhicule", la note peut même monter jusqu'à 150 dollars selon le règlement d'Uber.

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Pour les clients, la situation est complexe à résoudre puisqu'elle se résume souvent à solliciter Uber pour que l'entreprise mène une investigation face à un chauffeur qui peut ensuite prétendre avoir nettoyé son véhicule pour expliquer l'absence de vomissure. Et il n'est pas courant pour un client de prendre en photo l'intérieur d'un véhicule Uber qu'il vient de quitter pour montrer qu'il ne l'a pas souillé. De plus, sur les 15 millions de trajets quotidiens effectués par Uber, certains se terminent effectivement avec des souillures causées par les clients. La plateforme a d'ailleurs tenu à confirmer que seule une minorité des signalements de chauffeurs étaient frauduleux et que la majorité des surfacturations correspondaient à de vrais dégâts.

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