Pitié-Salpêtrière: les gardés à vue assurent avoir fui "les ultra-violences policières"

Pitié-Salpêtrière: les gardés à vue assurent avoir fui "les ultra-violences policières"

Publié le 04/05/2019 à 19:08 - Mise à jour à 19:10
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP - Paris

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Press). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

-A +A

Les 31 manifestants placés en garde à vue après avoir été interpellés le 1er mai sur un escalier menant à un service de réanimation de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière ont assuré samedi qu'ils n'avaient fait que "fuir les ultra-violences policières".

Lors d'une conférence de presse à Paris, une dizaine de ces personnes - hommes et femmes - ont lu, à plusieurs voix, une déclaration d'un collectif qu'ils ont créé, pour raconter ce qu'ils avaient "vécu ensemble". Cette déclaration a été "validée" par l'ensemble des interpellés, ont-ils souligné.

Alors que le cortège du 1er mai, scindé en deux par les forces de l'ordre, était noyé sous "une pluie de lacrymogène et de LBD" boulevard de l'Hôpital et que "tout le monde était visé, y compris un grand nombre d'enfants et de personnes fragiles", "seules deux options s'offraient à nous: subir des coups (...) ou se réfugier dans un espace aéré", ont-ils dit.

"Pour fuir ces ultra-violences policières", ces manifestants, "terrifiés", se sont engouffrés par une "grille ouverte" de l'hôpital, où ils se sont "réfugiés sous l'effet de la panique". Mais, "brusquement", des CRS les ont "chargés", alors que "des voltigeurs" sont arrivés de l'autre côté. C'est alors qu'ils ont pris un escalier pour demander "le droit d'asile".

"À aucun moment nous ne savions qu'il s'agissait du service de réanimation", ont-ils assuré, insistant sur le fait qu'ils n'étaient "jamais rentrés dans le bâtiment" et qu'il ne s'agissait de leur part ni d'une "attaque, ni d'une intrusion violente", mais que "le but" était "bien de se réfugier".

Ils ont été interpellés peu après par les CRS auxquels ils n'ont opposé "aucune violence".

Le collectif a ensuite dénoncé des "violences" à leur encontre au dépôt de police et raconté les conditions difficiles de leurs "28" à "30 heures" de garde à vue, avec une "pression psychologique intense", sans pouvoir voir leurs avocats.

C'est au Palais de justice qu'ils se sont rendu compte, en découvrant la polémique entourant leur histoire, qu'ils avaient été "victimes d'un engrenage politique" qui les "dépassait".

Une manifestation "déclarée et autorisée" s'est "transformée en cauchemar", ont-ils poursuivi, en évoquant des "événements incompréhensibles et inadmissibles".

Auparavant, ces manifestants, "encore sous enquête préliminaire", avaient remercié les "travailleurs et travailleuses de l'hôpital de la Salpêtrière qui ont fait émerger la vérité".

Auteur(s): Par AFP - Paris

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Les manifestants placés en garde à vue après avoir été interpellés le 1er mai sur un escalier menant à un service de réanimation de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière ont assuré samedi qu'ils avaient fuit "les ultra-violences policières".

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-