Chronique N°64 – « Le pass sanitaire, scandaleusement discriminatoire envers la partie de la population à l'immunité innée ou croisée »

Chronique N°64 – « Le pass sanitaire, scandaleusement discriminatoire envers la partie de la population à l'immunité innée ou croisée »

Publié le 23/06/2021 à 11:57 - Mise à jour à 18:59
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Auteur(s): François Pesty, pour FranceSoir

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Discrimination : Action de distinguer et de traiter différemment certains individus ou un groupe entier, par rapport au reste de la collectivité (Le Petit Larousse Illustré 2020)

Nous dépasserons la seule discrimination, car il existe une réelle injustice à l’égard de la majeure partie de la population détentrice d’une immunité innée ou croisée avec les coronavirus banaux, protégée et qui protège les autres du SARS-COV-2 !
 
Le 8 juin 2021, France 24 diffusait la veille de son entrée en vigueur un débat sur « Pass sanitaire : Un retour à une vie normale ? » (Retrouver l’émission complète de France 24 postée sur Youtube : ici)
 
La journaliste Stéphanie Antoine « Bienvenus dans le débat sur France 24. Retourner au stade, dans des foires d’exposition ou en festival, ce sera possible dès demain en France, Mercredi, avec le franchissement d’une nouvelle étape du déconfinement. Dès demain, le pass sanitaire entre en vigueur. Il devra être présenté lors des rassemblements de 1.000 personnes. Pour l’obtenir, trois possibilités, avoir reçu 2 doses de vaccin, présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48h, ou encore, attester d’un rétablissement du covid19. Le parlement européen doit également adopter un pass sanitaire qui permettra aux européens de l’Union Européenne de passer plus facilement les frontières cet été, même si les conditions d’entrée dans chaque pays ne seront pas harmonisées. La santé reste belle et bien une compétence nationale. Alors, pass sanitaire, pour ou contre ? Est-ce un espoir de retourner à une vie normale ? Est-ce aussi une privation de liberté ? On en débat tout de suite avec mes invités. Marguerite Deprez-Audebert, m’a rejoint sur ce plateau. Bonsoir et bienvenue dans ce débat. Députée de la République en Marche, membre de la commission des affaires européennes… »
 
Marguerite Deprez-Audebert « du MODEM »
 
Stéphanie Antoine « du MODEM, d’accord, donc députée du MODEM. Rémi Tell est avec nous. Cofondateur du Collectif « Peuple libre ». Bonjour à vous et également bienvenu ».
 
 
SA « Donc, ce pass sanitaire qui sera obligatoire à partir de demain dans tous les lieux pouvant accueillir 1.000 personnes, ne sera pas obligatoire dans les tâches quotidiennes. Pas au restaurant, par exemple. Il sera valable jusqu’au 30 septembre. Est-ce que c’est un espoir de retrouver une vie à peu près normale ? »
 
MD-A « Mais oui, bien sûr. Par ce qu’en plus, il ne sera pas très contraignant, comme vous l’avez dit. Parce que c’est uniquement pour les lieux où on est très nombreux. Mais, dans la vie quotidienne, on n’en aura pas besoin. Mais, c’est une étape quand même nécessaire, par ce qu’il faut rester prudent ».
 
SA « Il faut rester prudent, et donc, en fait, comment ça va marcher, en deux mots ? »
 
MD-A « Beh, il suffit d’avoir sur son smartphone ou alors en version papier, l’indication comme quoi on a été, soit vacciné, soit, l’information du test, ou alors, le fait d’avoir eu la maladie, bien sûr suffit, comme preuve. Et donc, c’est un laissez-passer [1] ». 
 
[1] Quelle mauvaise foi, cela peut tout aussi bien être une interdiction de passer
 
SA « Et donc, pour vous, ça va faciliter tout de même les voyages en Europe, ce pass sanitaire qui va être adopté au niveau européen ? ».
 
MD-A « Mais, bien sûr, absolument. La circulation des personnes, c’est une des 4 libertés fondamentales de l’Europe. Euh, donc, il faut absolument la préserver. C’était vraiment trop triste et difficile à vivre ces privations de liberté l’année dernière pour le déconfinement. Donc, on est très heureux d’avoir mis ça en place. En plus, c’est un document qui va être un socle minimum. Chaque pays peut l’amender, le faire évoluer. Euh, en France, on est très heureux de ce pass européen, parce qu’on veut rebooster le tourisme. Le tourisme c’est une activité très importante chez nous. Vous savez, c’était plus de 7% du PIB, euh, il y a deux ans ».
 
SA « Mais c’est une simplification qui va effectivement, va rebooster le tourisme, vous pensez ? »
 
MD-A « Absolument. Pour les touristes européens, qui sont dans des pays dits « verts », donc, le passeport, ce sera un laissez-passer [2] »
 
[2] Elle insiste, mais elle se met le doigt dans l’œil. En réalité, il s’agit d’un laissez-passer uniquement pour celles et ceux qui cèderont aux injonctions gouvernementales de se faire vacciner et tester (Ceux qui ont contacté le virus sont une minorité. Voir plus loin…)
 
 
SA « Rémi Tell. Alors, vous, vous écrivez que c’est une mesure dangereuse pour notre démocratie. Alors pourquoi ? »
 
RT « Je pense qu’elle est dangereuse, par ce qu’elle est discriminatoire. Et on vit dans une époque où on parle beaucoup de discrimination. En voici une, bien réelle, puisqu’on s’apprête à donner des droits différents aux citoyens sur leur propre sol, en fonction de leur état sérologique. Et, je crois que c’est une rupture véritablement éthique et me semble-t-il, qui peut nous amener vers des dérives plus graves encore. Bien que celle-ci soit déjà très grave ». 
 
SA « Elle est discriminatoire à l’égard de qui, cette mesure ? »
 
RT « Elle est discriminatoire à l’égard des personnes qui ne souhaiteront pas se faire vacciner, elle est discriminatoire à l’encontre de celles qui seront positives au covid19. Et puis, le principe-même est discriminatoire. C’est-à-dire de donner des droits différents aux citoyens selon leur état sérologique. Vous parliez tout à l’heure de ce pass sanitaire réservé aux événements ou aux endroits qui ont plus de mille personnes. Il se trouve que dans le texte de Loi qui a été voté par l’Assemblée nationale, aucun seuil n’est prévu [3]. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il n’existe pas de garantie juridique de sécurité qui permettrait d’affirmer que demain, dans un bar, dans un restaurant, dans une entreprise, on n’exige pas la présentation de ce pass sanitaire pour pouvoir accéder à ces lieux ».
 
[3] Ceci est parfaitement exact, il n’y a pas de seuil (1.000 personnes) dans le texte de Loi (ici). D’ailleurs le terme « Pass sanitaire » n’est pas mentionné. Il est simplement question de « Subordonner l’accès des personnes à certains lieux, établissements ou événements impliquant de grands rassemblements de personnes pour des activités de loisirs ou des foires ou salons professionnels à la présentation soit du résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19, soit d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid-19, soit d’un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la covid-19 »
 
 
SA « Marguerite Desprez-Audebert, vous voulez répondre ? ».
MD-A, un peu embarrassée quand même « Ben, écoutez. La vaccination n’est pas obligatoire, puisqu’on peut avoir d’autres moyens de, de, de, de prouver, qu’on est, euh, qu’on peut circuler librement. Euh, ce que je pense, c’est que, là, les citoyens, euh, sont quand même, euh, euhhhhh, ils sont prudents. Ils veulent, ils sont conscients des enjeux, et donc, ça les rassure aussi. Moi, je pense pas que ce soit discriminatoire [4]. Je pense qu’au contraire les citoyens ont besoin d’être rassurés et ils sont assez rassérénés par cette mesure ».
 
[4] Belle diversion. Qui est-elle pour parler au nom de tous les citoyens ? Et surtout, elle ne répond absolument pas sur le fond. Notamment, sur le fait qu’il y a bien un traitement différent des personnes qui vraiment préjudiciables à certaines
 
SA « Mais, ceux qui effectivement, ne sont, ne rentrent pas dans ces cases, effectivement, vont se voir, ne vont pas pouvoir effectivement, aller au concert, là, où il y a plus de 1.000 personnes. Enfin. Les restaurants, non. Parce que pour l’instant, les restaurants, en tous cas, il n’y avait pas besoin de pass sanitaire pour aller au restaurant, ni en terrasse… »
 
RT « Alors, ce n’est pas dans la Loi »
 
MD-A « Ils peuvent faire faire des tests. Franchement, des tests ce n’est pas très handicapant. S’ils ne veulent pas se faire vacciner, ils peuvent (toujours) se faire tester ! [5] »
 
[5] A non, Madame la députée, quand on est asymptomatique, pourquoi se faire tester ? En plus, elle veut creuser le trou de la sécu celle-là ! elle ne doit rien connaître à la pertinence et à l’efficience des soins. Il aurait plutôt fallu inviter un membre de la commission des affaires sociales pour trancher cette question… Encore que. Il faut savoir Madame la Députée que l’un des principes les plus importants en médecine s’articule autour de ce qu’on appelle « la décision médicale partagée » (entre le patient et son médecin) et « le libre consentement éclairé ». La gestion par l’énarchie de la crise sanitaire s’est caractérisée par le foulement aux pieds de ces principes universels qui répondent aussi à celui de la liberté. Le patient est libre d’accepter ou de refuser les analyses biologiques ou explorations ou traitements et soins prescrits par le médecin. Ne vous en déplaise. Toutes ces mesures rendues obligatoires sans avoir fait la preuve de leur efficacité (masque, confinements, fermetures, jauges, incitation ou injonction à vacciner, sans parler de l’euthanasie active pratiquée dans les EHPADs chez les résidents en phase « asphyxique » de syndrome respiratoire aigu sévère (voir ma chronique N°52 : ici), cette liste est loin de l’exhaustivité… 
 
 
RT « C’est vrai Madame la Députée. Mais, je pense que de fait, le pass sanitaire est une obligation vaccinale déguisée [6]. Puisqu’on ne peut pas imaginer vivre chaque jour, en allant au laboratoire le matin, à 7h00, pour être testé, afin de confirmer qu’on n’a pas été positif au coronavirus dans les dernières 72h. Et, on pourra se mettre d’accord là-dessus, de fait, ça contraint très fortement à la vaccination ».
 
[6] Tout à fait d’accord !
 
Marguerite Deprez-Audebert, coupant la parole à Rémi Tell « On fera des tests quand on ira dans des manifestations, genre matchs de football etc… »
 
RT, poursuivant son propos « Et je maintiens quand-même que, même si évidemment, les restaurants aujourd’hui, les petits commerces n’ont pas cette obligation… »
 
MD-A coupant la parole une nouvelle fois « Ils n’en n’ont pas voulu d’ailleurs [7] »
 
[7] Il serait également intéressant de savoir si les grands événements sportifs, musicaux, salons professionnels…, et leurs représentants, en ont voulu ou pas ?
 
RT gardant son calme, peut finir son propos « …, le pass sanitaire, rien ne l’interdirait d’un point de vue légal. Et donc, c’est à la discrétion des uns et des autres et je pense que dès qu’il s’agit de liberté, et de liberté aussi fondamentale, on ne peut pas s’en remettre au bon vouloir des uns et des autres »
 
La fin du débat, à regarder sur Youtube (ici), montre le parti pris de la journaliste en faveur des thèses liberticides de la députée Marguerite Deprez-Audebert. Elle minimise les critiques pourtant bien argumentées de Rémi Tell. Par exemple, en insistant à plusieurs reprises sur le fait que la mesure est temporaire. Il n’est pas normal qu’une journaliste qui anime un débat avec des invités, prenne position ! Quant à Marguerite Deprez-Audebert, elle ose même qualifier le pass sanitaire européen de « sésame »
 
 
Dans le dernier point épidémiologique national hebdomadaire dans Santé Publique France, daté du 17 juin 2021 (ici), il était mentionné (page 5) qu’à la date du 16 juin, 5.747.647 cas positifs au SARS-COV-2 avaient été dénombrés depuis janvier 2020. Hors l’INSEE estime la population française au 1er janvier 2021 à 67.407.241. 
 
Cela signifie donc que seulement 8,5% de la population a été testée positive. Si l’on double ce chiffre en émettant l’hypothèse qu’un nombre équivalent de personnes asymptomatiques ont contracté le virus mais ne se sont pas fait tester, nous parvenons au chiffre de 17% de la population infectée au bout de 18 mois de pandémie.
 
Au passage, à la vitesse moyenne de 0,5% de la population française testée positive chaque mois, il nous faudra 210 mois, soit 17 ans et demi pour que nous ayons tous été contaminés…
 
Au niveau planétaire, la population mondiale au 1er janvier 2021 était estimée à 7,8 milliards d’humains (Source : ici) et le nombre cumulé de cas positifs au covid19 était de 179.349.425 le jour de la fête de la musique (Source : ici), soient seulement 2,3% de la population mondiale ayant été testée positive
 
 
 
 
Nous pouvons donc poser l’hypothèse favorable selon laquelle plus de 80% de la population française possèderait des défenses immunitaires les ayant protégé jusque-là d’une infection par le SARS-COV-2
 
Il n’est pas bien difficile de trouver un substratum scientifique pour étayer cette thèse
 
En juillet 2020, la très fameuse revue Nature publiait un article passé complètement inaperçu dans les médias et chez les spécialistes PU-PH habitués des plateaux TV et des ondes radiophoniques, leaders d’opinion, propagandistes de la communication gouvernementale, bien que cet article ait été cité 690 fois (ici)
 
Pour le faire court, voici une traduction en Français avec l’aide de DeepL du résumé :
 
Les cellules T à mémoire induites par des agents pathogènes antérieurs peuvent déterminer la susceptibilité à des infections ultérieures et la gravité clinique de celles-ci. On sait peu de choses sur la présence chez l'homme de cellules T à mémoire préexistantes qui ont le potentiel de reconnaître le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Nous avons étudié les réponses des lymphocytes T contre les régions structurelles (protéine du nucléocapside (N)) et non structurelles (NSP7 et NSP13 de l'ORF1) du SRAS-CoV-2 chez des personnes en convalescence après une maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) (n = 36). Chez tous ces individus, nous avons trouvé des cellules T, CD4 et CD8, qui reconnaissaient de multiples régions de la protéine N. Ensuite, nous avons montré que les patients (n = 23) qui se sont rétablis du SRAS (la maladie associée à l'infection par le SRAS-CoV) possèdent des lymphocytes T à mémoire durable qui réagissent à la protéine N du SRAS-CoV, 17 ans après l'apparition du SRAS en 2003. Ces lymphocytes T présentent une forte réactivité croisée avec la protéine N du SRAS-CoV-2. Nous avons également détecté des lymphocytes T spécifiques du SRAS-CoV-2 chez des personnes n'ayant aucun antécédent de SRAS, de COVID-19 ou de contact avec des personnes ayant eu le SRAS et/ou le COVID-19 (n = 37). Les cellules T spécifiques du SRAS-CoV-2 chez les donneurs non infectés présentaient un profil différent d'immunité dominante, et ciblaient fréquemment les protéines NSP7 et NSP13 ainsi que la protéine N. La caractérisation des épitopes des lymphocytes T spécifiques de NSP7 a montré la reconnaissance de fragments protéiques qui sont conservés parmi les bétacoronavirus animaux mais qui présentent une faible homologie avec les coronavirus associés à l'homme. Ainsi, l'infection par les bétacoronavirus induit une immunité multispécifique et durable des cellules T contre la protéine N structurelle. Il est important, pour la gestion de la pandémie actuelle de COVID-19, de comprendre comment les lymphocytes T préexistants spécifiques de la protéine N et de l'ORF1, présents dans la population générale, influent sur la sensibilité à l'infection par le SRAS-CoV-2 et sur sa pathogenèse.
 
En introduction, les auteurs rappellent que le SARS-COV-2 appartient au Coronaviridae, une famille de virus à ARN qui infecte de nombreuses espèces animales. Six autres coronavirus sont connus pour infecter l’Homme. Quatre d’entre eux se transmettent de manière endémique (en permanence), et cause le rhum banal. Tandis que le SARS-COV1 et le MERS-COV (Middle East Respiratory syndrome coronavirus) ont été à l’origine d’épidémies de pneumonies sévères. Tous ces coronavirus déclenchent la production d’anticorps et mobilisent des cellules T chez les patients infectés. 
 
Cependant, la concentration sérique en anticorps décroit plus vite que le nombre de cellules T. Les anticorps spécifiques au SARS-COV deviennent indétectables au bout de 2 à 3 ans, tandis que les cellules T à mémoire spécifique du SARS-COV ont été détectées jusqu’à 11 ans après le syndrome de détresse respiratoire aiguë. 
 
Voici, ce que les auteurs écrivaient en conclusion :
 
La raison pour laquelle des lymphocytes T spécifiques des protéines non structurelles (NSP7 et NSP13) sont détectés et souvent dominants chez les donneurs non exposés, alors qu'elles représentent une population mineure chez les individus qui se sont rétablis du SRAS ou du COVID-19, n'est pas claire. Cependant, elle est cohérente avec les résultats d'une étude précédente, dans laquelle les cellules T spécifiques de l'ORF1 (région du protéome viral) ont été détectées de manière préférentielle chez certains donneurs qui n'avaient pas été exposés au SRAS-CoVID-19, tandis que les cellules T des individus qui s'étaient rétablis du COVID-19 reconnaissaient préférentiellement les protéines structurelles (Protéine N du nucléocapside). L’induction de cellules T spécifiques au virus a été démontrée dans d’autres infections virales chez des individus exposés mais pas infectés. En théorie, les personnes exposées aux coronavirus pourraient simplement amorcer les lymphocytes T spécifiques de l'ORF1, car les protéines codées par l'ORF1 sont produites en premier dans les cellules infectées par les coronavirus et sont nécessaires à la formation du complexe réplicase-transcriptase viral, essentiel à la transcription ultérieure du génome viral, qui conduit ensuite à l'expression de diverses espèces d'ARN. Par conséquent, les cellules T spécifiques de l'ORF1 pourraient interrompre la production virale en lysant les cellules infectées par le SRAS-CoV-2 avant la formation de virions matures.
 
En revanche, chez les patients atteints de COVID-19 et de SRAS, la protéine N - qui est abondamment produite dans les cellules qui sécrètent des virions matures - devrait préférentiellement stimuler les cellules T spécifiques de la protéine N. Notamment, la région ORF1 contient des domaines que l’on retrouve chez de nombreux coronavirus différents. La distribution de ces virus chez différentes espèces animales pourrait entraîner un contact périodique avec l'homme qui induit des cellules T spécifiques de l'ORF1 ayant des capacités de réaction croisée contre le SRAS-CoV-2. Comprendre la distribution, la fréquence et la capacité de protection des protéines structurelles ou non structurelles préexistantes associées à une immunité croisée médiée par les cellules T, pourrait être important pour expliquer certaines différences de taux d'infection ou de pathologie observés au cours de cette pandémie. Les lymphocytes T qui sont spécifiques aux protéines virales, sont protectrices dans les modèles animaux d'infections aéroportées. Mais les éventuels effets possibles de cellules T préexistantes spécifiques de N- et/ou ORF1 sur la modulation différentiée de l'infection par le SRAS-CoV-2 devront être soigneusement évalués.
 
Autre travail d’intérêt (ici) « Cross-immunity between respiratory coronaviruses may limit COVID-19
fatalities », publié dans la revue Medical hypotheses, émanant d’un membre du collège de médecine de l’Arabie Saoudite, où a sévi le MERS-COV en 2012. En voici le résumé traduit en Français à l’aide de DeepL :
 
« Parmi les sept coronavirus associés à des maladies chez l'homme, le SARS-CoV, le MERS-CoV et le SARS-CoV-2 sont à l'origine d'une mortalité considérable, mais ils partagent également une homologie de séquence importante et des épitopes potentiellement antigéniques capables d'induire une réponse immunitaire. Le degré de similitude est tel qu'une exposition préalable à un virus pourrait conférer une immunité partielle à un autre virus. En effet, les données suggèrent une quantité considérable de réactivité croisée et de reconnaissance par la réponse immunitaire de l'hôte entre différentes infections à coronavirus. Alors que l'épidémie actuelle de COVID-19 a rapidement submergé les installations médicales, notamment en Europe et en Amérique du Nord, représentant 78 % des décès dans le monde, seuls 8 % des décès sont survenus en Asie, d'où est partie l'épidémie. Il est intéressant de noter que l'Asie et le Moyen-Orient ont déjà connu plusieurs séries d'infections à coronavirus, ce qui pourrait indiquer l'acquisition d'une immunité contre le coronavirus SRAS-CoV-2 à l'origine de l'épidémie COVID-19. Cet article émet l'hypothèse qu'un facteur causal sous-jacent à cette faible morbidité dans ces régions est peut-être (du moins en partie) dû à l'immunité acquise lors de multiples séries d'infections à coronavirus et discute des mécanismes et des preuves récentes qui soutiennent de telles affirmations. Des études plus approfondies de ce phénomène nous permettraient d'examiner les stratégies permettant de conférer une immunité protectrice, ce qui pourrait faciliter le développement d'un vaccin »
 
Citons également une lettre à l’éditeur d’Henna Iqbal, Chercheuse à l’Université de Médecine de Mercer aux USA, paru dans Medical Hypotheses en octobre 2020 (« The importance of cell-mediated immunity in COVID-19 – An opinion » : ici). Voici l’hypothèse qu’elle formule, traduite en Français, avec l’aide de DeepL :
 
« Étant donné que le bras humoral (supportée par la production d’anticorps) de la réponse immunitaire adaptative n'est pas lié à la gravité de la maladie, il est important d'analyser le bras cellulaire de la réponse immunitaire adaptative. Sur la base de cette perception, nous pouvons supposer que la pathologie du SRAS-CoV-2 est corrélée au nombre absolu et à l'activité des cellules T cytotoxiques CD8 + et/ou des cellules T auxiliaires CD4 + à tendance Th1. En outre, nous pouvons présumer, preuves à l'appui, que la clairance du COVID-19 dépend de l'activation, de la différenciation, de la survie et de la mémoire à long terme des cellules T CD8 + et/ou des cellules T CD4 + de type Th1. »
 
Il est néanmoins très regrettable que la plupart des travaux aient été réalisés à l’hôpital chez des patients ayant développé une forme grave de la maladie, avec un emballement de la réponse immunitaire très délétère pour les patients.
 
Exemple, cette autre publication dans Nat Rev Immunol le 29 juillet 2020 (ici) émanant de chercheurs américains de l’Université de Philadelphie…. (« T cell responses in patients with COVID-19 »)
 
Bien que l’essentiel de ce travail se focalise sur des malades covid19 hospitalisés avec des formes graves, le court résumé souligne aussi l’importance des cellules T à mémoire pour protéger d’une infection à SARS-COV-2 :
 
« Le rôle des cellules T dans la résolution ou l'exacerbation de la COVID-19, ainsi que leur capacité à fournir une protection à long terme contre la réinfection par le SRAS-CoV-2, reste débattu. Néanmoins, des études récentes ont mis en évidence divers aspects des réponses des lymphocytes T à l'infection par le SRAS-CoV-2 qui commencent à permettent de dégager certains concepts généraux »
 
On aurait pu imaginer que l’industrie des réactifs et des tests d’analyses médicales, si innovante avec ses tests antigéniques et autres salivaires, ait pu à l’occasion de cette pandémie, développer un test permettant en routine d’évaluer l’immunité cellulaire de chaque individu contre le sars-cov-2…
 
Il n’en n’a rien été. En effet, il existe une ligne rouge à ne pas franchir. Celle qui réduirait les bénéfices des firmes pharmaceutiques…
 
Songez qu’un simple test permette d’établir chez 80% des Françaises et des Français qu’ils possèdent une immunité cellulaire qui les protège. C’est autant de vaccins inutiles et de pertes de chiffres d’affaires pour Big Pharma !
 
Le principe de précaution est véritablement une maladie infectieuse beaucoup plus transmissible que le SARS-COV-2 et ses pires variants, puisqu’il est passé du politique aux épidémiologistes et autres infectiologues, virologues, médecins de santé publique, et même chez des médecins généralistes. Voici deux exemples très caractéristiques :
 
- MC Mircea Sofonea, inteviewé le 7 avril 2021 (Interview à retrouver : ici)
 
Nicolas Teillard, journaliste vedette sur France Info, aux manettes de la radio de 17h à 20h « C’est l’Institut Pasteur qui nous avertit aujourd’hui et confirme ce qui est peut-être une évidence pour certains, le retour à la vie d’avant, c’est pas pour tout de suite, même si la vaccination s’étend et progresse dans les prochaines semaines, il sera difficile, et même impossible de passer rapidement à une vie sans masque et sans gestes barrières. Il faudrait pour cela que 90% des adultes vivants en France soient vaccinés selon l’Institut. La faute au variant britannique aujourd’hui ultra majoritaire en France et dont la contagiosité impose la vaccination d’un plus grand nombre de personnes. C’est ce que souligne Mircea Sofonea. Il est « Maître de Conférences [8] » en épidémiologie et chercheur en modélisation [9].
 
[8] Le grade en dessous de Professeur des Université
 
[9] Oui, des chercheurs qui pour l’instant n’ont jamais rien trouvé d’exact dans ce domaine… (Re)Lire ma chronique N°2 « Les prophéties ubuesques des épidémiologistes modélisateurs » (ici)
 
MC Mircea Sofonea « De fait, parce qu’il est 50% plus contagieux, ce variant britannique, il continuera à être présent sur le territoire français. Eh bien, malheureusement, ce n’est pas une couverture vaccinale modérée qui serait suffisante pour relâcher complètement l’ensemble des mesures [10], mais, un peu plus. Et donc, ça voudrait dire, aller jusqu’à 90% des adultes pour permettre le relâchement complet des mesures [11]
 
[10] A postériori, l’interview datant du 7 avril 2021, on voit bien que ce modèle de l’Institut Pasteur s’est lourdement trompé une fois de plus, puisque ce 23 juin 2021, tous les indicateurs sont passés au vert (taux d’incidence, nombre de patients hospitalisés en réanimation, décès covid19 à l’hôpital…), alors que nous en sommes seulement à 25% de la population complètement vaccinée et 46% seulement qui n’ont reçu que la 1ère dose (données au 15 juin 2021, selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire national : ici), et que nous avons également levé certaines mesures, comme le port du masque en extérieur…
 
[11] Curieux quand même. Quand on se trompe, il est possible de rectifier le tir, et aussi de reconnaître son erreur. Mais apparemment, la dernière sortie de Mircea Sofonea, c’était sur BFMTV le 21 avril 2021 (ici). Il avait pronostiqué une reprise de la tension hospitalière en juillet, si on déconfinait à la mi-mai. Nous vérifierons ce point le moment venu…
 
L’interview se poursuit au micro de Marie Bernardeau « Parce que jusqu’à maintenant, on évoquait plutôt un seuil de 70% [12] en fait, pour la couverture vaccinale comme pour toutes les épidémies. Mais, c’est le variant britannique qui fait qu’on doit augmenter ce seuil. C’est ça ? »
 
[12) Ce chiffre de 70% de personnes immunisées avait été clamé haut et fort par un certain Jean-François Delfraissy. Lequel, on s’en souvient, n’a jamais misé le moindre centime d’euro sur l’immunité collective. Enfermé dans le « principe de précaution » qui plait tant à l’Elysée, et partant de l’hypothèse la plus sombre, à savoir qu’aucune Française, qu’aucun Français ne possède d’immunité innée ou croisée. (Personnellement, en observant les chiffres de cumuls des personnes infectées, je fais l’hypothèse inverse). Mais, il l’avait dit, il attendait évidemment des médicaments, et au premier chef des vaccins…
 
MC Mircea Sofonea, répondant à Marie Bernardeau [13] « Ouais, alors, c’est un peu plus compliqué que ça, parce que en fait, si vous voulez, il faut prendre en compte aussi l’efficacité de la vaccination, les différents vaccins, vis-à-vis du blocage de la transmission. Et celui-ci, même s’il est très élevé, il est plutôt de l’ordre de 80% [14]. Et donc, il faut pondérer. Il n’y a pas que l’immunité collective. Il y a en fait, globalement, la possibilité ou non pour le virus de circuler malgré les 20% de personnes qui même vaccinées pourront continuer de transmettre le virus ».
 
[13] Juste pour détendre un peu l’atmosphère, et on en a bien besoin avec tout le stress provenant du battage actuel dans les médias à propos du variant indien (non, il faut dire désormais « delta »), eh bien, Bernardeau, cela me rappelle le fidèle serviteur muet de Don Diego Vega (Zorro), « Bernardo », homonyme de la journaliste
 
Revoir ce court extrait de 2 min 52 s sur Youtube (ici), vous fera comme à moi, beaucoup de bien
 
 
[14] Cela ne correspond pas du tout aux chiffres annoncés le 3 mai 2021 sur France Info par Antoine Krempf de la cellule du Vrai du Faux (Voir à la fin de ma longue chronique N° 59 : ici), dont je reproduis le propos ci-dessous :
 
[Antoine Krempf « Parce qu’on commence quand même à avoir un peu de recul, notamment dans les pays qui ont beaucoup vacciné et qui ont commencé tôt. Dès février 2 études israéliennes estimaient que le vaccin Pfizer réduisait de 90% ou plus le risque de transmission par des personnes vaccinées y compris chez les asymptomatiques. La semaine dernière, les autorités sanitaires du Royaume Uni ont publié leurs résultats d’une étude de données sur les transmissions du covid au sein de foyers britanniques. Conclusion, 3 semaines après avoir reçu une dose d’AstraZeneca ou de Pfizer, les personnes infectées auraient jusqu’à 50% de risque en moins de transmettre le virus à leurs proches. Même constat, dans une autre étude, menée cette fois auprès de 4.000 travailleurs de la santé aux États-Unis. Bref, le vaccin semble freiner la transmission, mais c’est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude »].
C’était en fait une mauvaise nouvelle, car les études anglaises et américaines convergent dans leurs résultats. La diminution serait au mieux de 50%, ce qui n’est évidemment pas suffisant pour éradiquer le virus ! 
 
La suite de l’interview avec Marie Bernardeau « Mais, est-ce que c’est imaginable de vacciner 90% de la population sans que ce soit obligatoire ? Est-ce qu’on en prend le chemin ? »
 
MC Mircea Sofonea « Là, effectivement, les chiffres actuels, où la dynamique ne permettent pas de voir ça à courts termes. Evidemment que cela représente un objectif ambitieux. Donc, c’est pas pour tout de suite. Mais, on peut y arriver progressivement, à fortiori si la politique est de plus en plus volontariste, et si justement la logistique suit derrière. Là, en fait, si vous voulez, ce travail il ne met pas seulement en avant quel niveau de vaccination et à quelle échéance, parce que ça c’est vrai que ça dépend de beaucoup d’éléments qui ne relèvent pas, en tous cas aujourd’hui, des projections. On ne peut pas savoir, exactement d’ici cet été quelle est la proportion de la population qui vraiment aura accès à la vaccination et pourra être vaccinée. En revanche, ce que ça veut dire, c’est que d’ici-là, il faudra, malheureusement maintenir certaines mesures [15]
 
[15] Encore du « chantage ». C’est comme pour le pass sanitaire !
 
Marie Bernardeau « Et, vacciné les enfants aussi ou pas ? Est-ce que c’est ça aussi qu’il faut comprendre ? »
 
MC Mircea Sofonea « Ben, en fait, si vous voulez, c’est, soit on vaccine, d’après les travaux de Simon Cauchemez [16] et de ses collaborateurs à l’Institut Pasteur. C’est, soit on vaccine 90% des adultes, soit on étend aussi aux 0-18 ans, et dans ce cas-là, ça baisse à 60-69%. Mais, bien sûr, et là, c’est uniquement hypothétique, c’est un modèle, hein, seulement, dans le cas où la vaccination serait tout à fait, on va dire, possible, pour ces enfants. C’est-à-dire, s’il y a une autorisation, une indication. Evidemment, s’il n’y a vraiment aucun effet indésirable pour ces enfants-là. Donc, et là, si vous voulez, c’est pour dire, est-ce que on vise uniquement les adultes. Dans ce cas c’est 90%. Ou est-ce qu’alors, on étend, sous réserve que les vaccins soient tout-à-fait sûrs pour cette tranche d’âges-là. Et dans ce cas-là, ça permet d’atteindre, d’avoir un objectif un peu abaissé pour les 0-64 ans ».
 
[16] En fait, c’est Simon Cauchemez le grand gourou de l’Institut Pasteur, passé maître dans l’art de la modélisation ubuesque, membre du Conseil Scientifique, on lui doit sans doute le confinement dur de 8 semaines en mars 2020…
 
Marie Bernardeau « Et en tout état de cause, on est encore loin de la vie normale, Mircea Sofonea… »
 
MC Mircea Sofonea « Ben alors, si une vie normale, c’est effectivement, nos habitudes prépandémiques. Oui, c’est pas pour tout de suite. Mais, si en revanche, c’est se permettre un grand nombre de choses par rapport aux mois terribles que nous connaissons depuis maintenant un an, eh bien, non, là pour le coup, il faut quand-même garder espoir. Il y aura des allègements possibles. C’est clair. En revanche, c’est vrai qu’un retour complet à la normale, ça va prendre un peu plus de temps que prévu parce qu’il y a ce variant V1, britannique. Mais, on va s’accommoder, s’il s’agit uniquement, et ça on le verra, parce que certaines habitudes vont peut-être perdurer. Il y aura peut-être moins de bises, il y aura peut-être moins de serrage de mains, encore quelques mois. Et ça, eh bien le lavage de mains qui sera aussi plus fréquent. Euh, des jauges, peut-être adaptées. Et, quelque part, ça, ça sera la partie supportable le temps que nous avançons progressivement vers cette partie de la vaccination. 70% ou voire 90% dans le meilleur des cas ».
 
Nicolas Teillard « Mircea Sofonea, pour ces précisions, il est Maître de Conférences en épidémiologie et chercheur en modélisation. Il répondait sur France Info, à Marie Bernardeau ».
 
A votre avis, à qui profite le plus l’assertion selon laquelle il faudrait vacciner 90% des Françaises et des Français ?
 
Petit rappel utile :
 
L’Institut Pasteur est extrêmement gâté par les firmes pharmaceutiques et tout particulièrement, on s’en serait douté, par celles qui fabriquent et commercialisent des vaccins, des antiviraux et autres anti-infectieux
 
Voici un extractum de la base de données publique transparence santé, bien mal nommée
 
- Dr Jean-Paul HAMON, interviewé le 19 juin 2021 (Retrouver cette interview dans son intégralité à 5:10 de l’enregistrement audio : ici)
 
Nicolas Teillard « Des tests sérologiques vont-être déployés dans les centres de vaccination à partir de lundi. Ils permettent de savoir en 15 minutes environ si on a déjà eu le covid ou pas. Car, il est inutile de se faire injecter une deuxième dose de vaccin quand on a déjà été malade, quelle que soit la date de l’injection. Et, il faut faire de la pédagogie sur le sujet d’après votre invité, Anne-Laure Dagnet : « Jean-Paul Hamon, Bonjour »
 
Dr Jean-Paul Hamon « Bonjour »
 
A-LD « Vous êtes médecin généraliste en région parisienne. Et alors, vous me racontiez que dans votre centre de vaccination, il y a encore besoin de faire un petit peu de pédagogie vis-à-vis des gens qui ont été infectés par le covid et qui viennent se faire vacciner. Il y en a qui se sont présentés pour faire la deuxième injection. Or, ils n’en n’ont pas besoin ». 
 
J-PH « C’est ça, oui. On s’est retrouvé comme ça avec 8 ou 9 doses, je crois, à la dernière vaccination nocturne, parce qu’il y avait des gens qui s’étaient présentés pour être vaccinés et qui avaient déjà fait la Covid et qui avaient déjà eu une injection. Donc, c’est comme ça qu’on s’est retrouvés avec 8 ou 9 doses en plus et qu’on a été obligés d’aller draguer dans la rue à 10h00 du soir. C’est pas simple, surtout quand on est près du bois de Clamart. Ça a marché, en plus. Mais c’est vrai aussi qu’il y a des personnes qui, dans le questionnaire qu’on pose en gens, c’est pas suffisamment clair. On leur demande, s’ils ont fait la covid depuis moins de 3 mois. Mais, on ne leur demande pas, s’ils n’ont pas eu la covid l’année dernière. Parce que à ce moment-là, ils n’ont besoin que d’une injection. Et, il y avait des gens qui avaient pris déjà 2 rendez-vous, en réservant leurs places sur la plateforme de réservation, et donc, ils ont été obligés d’aller annuler leur deuxième dose. Donc, c’est vrai qu’il faut faire un petit peu de pédagogie. Vous avez eu la covid depuis moins de 3 mois, vous vous faites vacciner une seule fois et c’est suffisant. 
 
A-LD « Il y a plusieurs études qui prouvent qu’entre l’immunité naturelle, due à une infection, et on ajoute à ça une injection, on est très protégé. On a beaucoup d’anticorps [17], hein ? »
 
[17] Il parle uniquement des anticorps. Mais, l’immunité marche comme nous, sur ses 2 jambes. Et dans le cas du SARS-COV-2, comme nous l’avons vu, il semble bien que l’immunité cellulaire soit bien plus importante et durable que l’immunité humorale (anticorps). Mais, évidemment, comme il n’y a pas actuellement de tests biologiques pour la mesurer en routine, tout le monde est obnubilé par la sérologie (titre ou concentration des anticorps dans le sérum). C’est quand même regrettable. Là, il y aurait vraiment de la pédagogie à déployer auprès de tous les médecins et du grand public !
 
J-PH « Oui, oui. Non, c’est vrai, on est très protégé et puis, bon, la Haute Autorité de Santé l’a bien dit, une vaccination suffit quand on a été atteint par la covid. Même si on n’était même pas certain d’en avoir réellement besoin [18]
 
[18] Voilà, toujours dans le principe de précaution. On va se faire vacciner « ça ne mange pas de pain ». Trop de médecine, tue la médecine.
 
J-PH poursuit « Mais, plutôt que de faire une prise de sang pour vérifier si on a des anticorps, c’était quand même beaucoup plus simple d’avoir une seule piqure de vaccin. Moi, c’est la question, je ne me suis même pas dosé mes anticorps. Je me suis fait vacciner tout simplement pour montrer aux patients que je n’avais pas peur du vaccin. Donc, euh, et qu’il fallait montrer l’exemple. Maintenant, bon, pour le moment, un seul vaccin suffit. Mais, on ne sait pas encore ce qui va se passer au mois de septembre-octobre, quand on va mesurer le taux d’immunité [19], est-ce qu’on aura besoin d’un rappel ? Est-ce que les gens auront besoin de faire une 3ème dose ? Ce sera certainement la question qui va hanter les rédactions aux mois de septembre-octobre
 
[19] Répétons encore que le taux d’immunité, aujourd’hui ce sont uniquement les anticorps. Un sacré raccourci lorsque qu’on parle d’immunité à propos du nouveau coronavirus. 
 
A-LD « Jean-Paul Hamon, je vous remercie. Je rappelle que vous êtes médecin généraliste à Clamart et président d’honneur de la fédération des médecins de France ».
 
Journaliste « C’était « C’est ma santé » avec Anne-Laure Danet, tous les samedis sur France Info ».
 
Pour conclure :
 
Il serait grand temps de savoir exactement quelle est la proportion de la population en possession d’une immunité innée ou croisée la protégeant et protégeant les autres contre le SARS-COV-2
 
Il semble qu’aucun effort significatif n’ait été fait dans ce sens depuis le début de cette pandémie
 
Nous sommes toujours sans nouvelle des résultats des rares dépistages massifs effectués au Havre, à Metz, Roubaix…

Auteur(s): François Pesty, pour FranceSoir

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L'immunité ne serait-elle que vaccinale ?

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