Chronique N°56 – « Nous mettre sous cloche, enferme aussi le virus. C’est très cloche, bandes de cloches ! » 1er volet

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Chronique N°56 – « Nous mettre sous cloche, enferme aussi le virus. C’est très cloche, bandes de cloches ! » 1er volet

Publié le 06/04/2021 à 12:52
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A force de fermer, rouvrir, confiner, déconfiner, couvrir le feu, le découvrir, on ne réduit pas les contaminations, simplement on les déplace.

Quelques exemples :

- Quand on passe d’une jauge de 20.000 m2 à 10.000 m2, dans les « grands » centres commerciaux, on déplace les clients dans les magasins plus exigus qui sont restés ouverts, ce qui favorise le brassage et les contaminations…

- Lorsque les supermarchés sont forcés de fermés leurs rayons « non-essentiels », la clientèle se masse sur une surface plus étroite pour mieux se contaminer…

- Quand on ferme les écoles et que les parents veulent continuer à travailler, on va contaminer les grands-parents qui vont les garder chez eux !

- Lorsqu’on a confiné strictement tout le pays en mars 2020 alors que le virus circulait très vite (R0 = 3) et sans connaître qui était contagieux, l’exécutif a pris des risques inconsidérés dans les quartiers défavorisés où 10 personnes ou plus vivent dans 30 m2 avec 3 ou 4 générations sous le même toit,

- Quand on prône le télétravail, on oublie que la réduction des contaminations sur les sites de l’entreprise est minime, mais qu’en même temps on multiplie par deux les contaminations dans les foyers (Etude Miyaki et al. : ici , retrouvée et analysée par l’incontournable Collaboration Cochrane dans sa dernière revue méthodique avec méta-analyse publiée le 20 novembre 2020 (ici) ; à (re)découvrir dans ma prochaine chronique…

- Lorsque l’on ferme les restaurants, bars, salles de spectacles, cinémas, théâtres, cirques, salles de sports, stades…, les gens vont ailleurs ou pire, ils restent chez eux pour mieux se contaminer les uns les autres…

- Dans le même temps, alors que l’on n’a pas confiné strictement les résidents très âgés (hébergement en chambres individuelles) et que l’on a continué à servir 3 repas par jour en salle à manger, on a contribué à l’hécatombe dans le grand âge !

Et, c’est tout bonnement, de cette manière que ceux qui nous gouvernent ont fini par rendre le virus endémique.

Ils n’ont toujours pas compris (nos énarques, épidémiologistes, infectiologues, réanimateurs, virologues, médecins de santé publique…), que le confinement est une mesure qui n’a jamais prouvé la moindre efficacité à stopper une pandémie à virus respiratoire. Bien au contraire, la balance « bénéfice / risque » pourrait fort bien être négative pour toutes ces mesures...
 

1. L’excellent exemple du carnaval de Marseille qu’il aurait mieux valu suivre, et ce, dès le tout début de cette pandémie

Le 22 mars 2021, les participants au carnaval de Marseille étaient stigmatisés par la plupart des médias, mais aussi par de nombreux politiques et même des médecins. Le journal de 8h00 sur France 2 n’y échappait pas.

Julien Benedetto « La polémique à Marseille. Plus de six mille personnes, la plupart sans masque, ont participé au carnaval hier. Rassemblement non-autorisé, qualifié d’irresponsable par le maire. Audrey Vuetaz ».

Audrey Vuetaz « Près du Vieux-Port, les forces de l’ordre dispersent les derniers fêtards. Sept personnes ont été interpelées, pour violence contre les forces de l’ordre et dégradation de mobilier urbain. Il est 20h00, la carcasse du char de carnaval brûle encore. Les restes d’une journée ubuesque (musique de carnaval). Un peu plus tôt, plus de 6.500 personnes ont fait fi des règles sanitaires pour célébrer le traditionnel carnaval de la plaine. Un rassemblement non déclaré. Une participante « On ne peut pas arrêter de vivre non plus. Et arrêter de vivre depuis un an, c’est plus possible. Je pense qu’il faut essayer de voir les choses autrement ». Un autre participant « On a vu des mesures un peu restrictives tomber sur nous à Paris. On a profité de ce Week-End pour venir se détendre sous le soleil de Marseille ». Audrey Vuetaz « Dans la foule compressée, pas de gestes barrières et pour beaucoup, pas de masque anticovid. Un rassemblement fermement condamné par le maire de Marseille ». Benoît Payan « Je suis en colère. L’attitude égoïste de quelques irresponsables est inacceptable ! ». Audrey Vuetaz « Et par la présidente (LR) de la métropole ». Martine Vassal « L’irresponsabilité à ce niveau est criminelle ». Audrey Vuetaz « Martine Vassal qui a d’ailleurs déposé plainte après ce rassemblement [1].

[1] Les propos des politiques sont complètement disproportionnés. Il n’y avait que des jeunes en bonne santé à ce carnaval. Cela se voit à l’image, tous avaient moins de 40 ans. Personne du grand âge (au-dessus de 85 ans), aucun vieillard frêle, bon sang ! Et, on le sait, les jeunes jusqu’à 70 ans sans comorbidité, ne risquent rien. Il est fort de café que, tous frappés d’amnésie, les infectiologues, les épidémiologistes et autres virologues, réanimateurs, médecins de santé publique, généticiens, habitués des plateaux de TV et des ondes radiophoniques, en aient oublié les principes élémentaires de lutte contre les infections respiratoires aiguës, le triptyque :

1. Isoler et soigner les malades (pour cela il aurait fallu les identifier, en particulier les asymptomatiques. Nous n’avons pas été capables de le faire en France ! (Voir ma chronique N°55 : ici)

2. Isoler strictement les plus vulnérables (ce qui n’a pas été fait !). Un frêle de 85 ans et plus, présente un taux de létalité de 25% (mortalité chez 100 personnes infectées par le Sars-cov-2). Alors que dans la fourchette basse du risque pour les 65 ans la létalité est 2.500 fois plus faible (données publiées par l’éminent épidémiologiste clinicien américain, John Ioannidis : ici)

3. Laisser circuler librement entre eux les jeunes bien-portants (52 millions en France, soit 78% de la population française). Pour la moitié d’entre eux, asymptomatiques, ils ne s’apercevrons même pas avoir été malade. Au pire, ils feront une mauvaise grippe qui les clouera au lit pendant 2 semaines. Et surtout, ils contribueront à l’atteinte d’une immunité collective au même titre que les vaccinés ! Alors, bien entendu, il ne faut pas qu’ils côtoient de près les vulnérables…

D’ailleurs, il se pourrait fort bien que non seulement ces jeunes ne soient pas des « criminels », n’en déplaise à Martine Vassal, mais qu’au contraire, en permettant d’accélérer l’atteinte de l’immunité collective dans la population française, ils puissent sauver des vies… Enfin, quand même, comment avons-nous fait pour arrêter les épidémies de grippes, chaque saison hivernales depuis des millénaires ? Ce n’est assurément pas grâce aux vaccins…

Ne pas avoir su « personnaliser », « individualiser », les mesures restrictives selon les risques de chacun, est une gravissime erreur de notre exécutif !

Carnaval de Marseille : "que des jeunes en bonne santé, aucun risque" journal de France 2, 22 mars 2021

Incapables de prendre le moindre recul, nombreux furent les médias à s’engouffrer dans la brèche de la stigmatisation couarde des fêtards du carnaval de Marseille.

France Info, la première radio d’information continue à l’audimat y allait aussi de son couplet moralisateur ce 22 mars 2021 :

Lors d’un « fil info » en matinée (Fichier audio : ici), le Journaliste « La colère sur France Info du chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat à Paris. C’est « inacceptable et inconscient » dit Yazdan Yazdanpanah après un rassemblement anti-masque à Annecy [2], et le carnaval sans gestes barrières à Marseille au cours duquel 9 personnes ont été interpelées. Le membre du conseil scientifique reconnait tout de même un ras le bol au sein de la population ».

[2] « Inacceptable et inconscient », telle est plutôt l’attitude du Pr Yazdan Yazdanpanah, rassuriste dans le déni total sur l’efficacité des masques. Car comment croire qu’il ne connaît pas les résultats de la revue méthodique avec méta-analyse de la collaboration Cochrane qui démontre l’inefficacité des masques (chirurgicaux, FFP2, en tissu) à réduire les contaminations lors d’infections à virus respiratoires (Résultats à retrouver dans ma chronique N°54 (ici). Nous pouvons comprendre qu’un préfet ignore ces résultats, mais pas de la part d’un infectiologue de renom. Il est vrai que le 15 mars 2020, de tous les médecins membres de Conseil scientifique, il était, avec près de 100.000 euros de montants déclarés dans la base de données « Transparence Santé », de loin, le mieux rémunéré par l’industrie pharmaceutique.

L’après-midi du même jour, lors du fil Info avec la journaliste Olivia Ferrandi (Se caler à 0:30 de l’enregistrement : ici) « La lassitude vis-à-vis des restrictions et l’envie d’envoyer balader les gestes barrières, s’est clairement vue hier à Marseille avec ce carnaval qui a rassemblé 6.500 participants sans aucune autorisation, sans masque ni de distanciation physique. Le ministre de l’Intérieur dénonce aujourd’hui un événement totalement inacceptable. Gérald Darmanin « J’ai demandé à Madame la Préfète des Bouches-du-Rhône, de prendre toutes les dispositions pour identifier les organisateurs et de permettre à l’autorité judiciaire de les poursuivre. Je voudrai d’abord dire que dans les personnes que nous avons interpelées, beaucoup n’étaient pas de Marseille et venaient des grandes villes du sud de la France environnantes, et donc, nous devons répondre par la fermeté, avec des images de vidéoprotection que nous avons pu obtenir, contre ceux qui ont mis manifestement en danger la vie d’autrui [3] ». Olivia Ferrandi « Mais le ministre de l’intérieur affirme par ailleurs que ce carnaval ne témoigne pas du tout d’une volonté de relâchement général en France. Et puis, après le cafouillage autour d’une attestation illisible ce week-end, le gouvernement prépare désormais une campagne de communication plus claire, avec des spots radio et télé, pour dit-on, que les Français comprennent les arbitrages du président de la République. Il faut aussi insister sur la responsabilité de chacun face à l’épidémie, affirme le gouvernement ».

[3] Accusation à la fois très grave et non fondée, au même titre que les propos de Martine Vassal qui avait parlé « d’irresponsabilité criminelle ». Voir mon commentaire [1] plus haut…

La journaliste poursuit par l’interview d’un invité sur l’antenne (Se caler à 1:40 de l’enregistrement audio : ici) « Cette image de plus de 6.500 personnes qui participent à un carnaval dans le centre de Marseille hier après-midi. Pas beaucoup de masques, pas beaucoup de distanciation sociale non plus. Neuf arrestations au bilan, quelques dégradations du mobilier urbain, Jean-Marc Coppola, adjoint communiste au maire de Marseille, en charge de la culture, qu’est-ce qu’elles vous inspirent ces images ? »

Jean-Marc Coppola « On voit bien que les jeunes décompensent depuis un moment, et hier ça s’est vu, et le carnaval a été le réceptacle de toutes les frustrations. En même temps, ça ne justifie pas un rassemblement sans autorisation, sans masque et sans distances et encore moins et sans faire d’amalgame entre les différents participants, ça ne justifie encore moins les dégradations et la casse de biens publics [4]. Donc effectivement, c’est un peu un gâchis, parce qu’on se bat effectivement pour montrer que les gens sont responsables. On se bat pour que la vie normale reprenne, pour que les lieux culturels reprennent, pour qu’y compris dans l’espace public il y ait des activités culturelles et artistiques. On se bat, en tous cas, la ville de Marseille se bat pour accroitre la vaccination. Et tout cela était irrespectueux, déjà de soi-même, mais aussi des autres, et puis irrespectueux pour les professionnels de santé. Donc, tout cela n’aide pas ».

[4] Seulement d’accord avec l’élu pour regretter la casse, je ne fais évidemment pas la même analyse que lui sur le plan sanitaire…

La journaliste « Le maire de Marseille dénonce l’attitude égoïste de quelques irresponsables. Il dit, c’est inacceptable. Ils devront répondre, pour suivre une opinion sur Twitter, de leurs actes devant la justice. Est-ce que la ville va porter plainte ? »

JMC « Ecoutez, on va se réunir pour discuter effectivement des conséquences, des incidences et de ce qu’il y a lieu de faire en tant que municipalité. Mais, après, je le répète, tout cela est irresponsable. Hier, c’était vraiment n’importe quoi [5]. Alors que tout avait commencé dans une ambiance familiale et bon enfant ».

La journaliste « Mais toujours non-autorisée »

JMC « Toujours non-autorisée, effectivement »

[5] Non, Monsieur l’élu, ce n’est sans doute pas en se cachant tout le temps et en enfermant les bien-portants que l’on se débarrassera de ce virus. Et il ne faut pas croire que la vaccination y parviendra à elle seule. Il faut regarder plus loin que le bout de son nez…

La journaliste « Est-ce qu’on sait, Jean-Marc Coppola, qui a organisé cet événement. C’est qui le collectif d’organisateurs du carnaval indépendant de la plaine et des autres quartiers de Marseille ? »

JMC « Mais, le collectif habituel y était, mais ensuite, il a été complètement débordé. On le voit assez régulièrement malheureusement à Marseille. Y compris par des gens qui viennent de l’extérieur de Marseille. Donc, tout ça… »

La journaliste « Ce sont les organisateurs habituels du carnaval, parce qu’il était non déclaré, non autorisé ce rassemblement ? »

JMC « Ils étaient présents, puisqu’ils organisent habituellement le carnaval, mais ce ne sont pas eux qui sont responsables de la dérive qu’il y a eu. Et puis, ils ont été complètement débordés par, voilà, cette soif de se retrouver, mais qui ne justifie en rien, je le répète, c’est assez irresponsable. On peut se retrouver. La veille, il y avait une manifestation d’artistes. Il y avait la distance. Il y avait les masques. Voilà, je crois qu’il faut bien mesurer cela [6]. Hier, c’est la démonstration du contraire qui s’est faite ».

[6] Eh bien, Monsieur l’élu, d’abord, et je le répète aussi, les masques n’ont pas démontré à ce jour qu’ils permettaient de réduire les contaminations lors d’épidémies à virus respiratoire par rapport à l’absence de port du masque, ni chez les soignants, ni dans le grand public. Pas plus les masques lavables en tissus, que les masques chirurgicaux, que même les masques FFP2, lesquels ne font pas mieux que les masques chirurgicaux. Vous ne me croyez pas. Alors relisez ma chronique N°54 (ici) vous y trouverez les études qui attestent de cette inefficacité. En deuxième lieu, il est très vraisemblable que la réduction des contaminations au seins de populations jeunes et en bonne santé soit contre-productive pour l’atteinte de l’immunité collective qui nous permettrait d’en finir avec cette pandémie. Comme cela a toujours été le cas pour les épidémies de grippes au cours desquelles nous n’avons jamais confiné, enfermé, couvert le feu… fermé les restaurants, salles de spectacle, de concert, de sport, cinémas, commerces « non essentiels », etc.

La journaliste poursuit l’entretien « Effectivement, on veut juste rappeler que ce rassemblement n’était pas autorisé, je vais vous citer le député LR (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône, Éric Diard, sur France Info, lui assure « On sait très bien qu’autour de collectifs, il y a l’ultragauche, des anarchistes, des gens qui veulent en découdre, vous en pensez quoi, vous lui répondez quoi, vous ? »

JMC « C’est idiot, c’est politicien, et je ne rentre pas dans cette polémique. Il y a des gens, des jeunes, des moins jeunes, etc…, qui ont envie de se retrouver. Après, il faut vraiment qu’ils mesurent que cette pandémie est très grave. Elle a des conséquences très très importantes et puis c’est une imbécilité que ce genre de rassemblement puisse se faire avec tous les risques qu’il y a [7]. Je crois qu’il faut au contraire montrer la responsabilité. Alors, on se focalise sur les débordements. Certains les qualifient. Moi je serais bien en peine d’identifier qui que ce soit. Donc, voilà, c’est à la justice, à la police et à la justice à faire leur travail pour retrouver des responsabilités. Mais, je ne qualifierais pas les gens qui sont là. Il y a franchement de tout. Et c’est vrai que certains, j’allais dire des petits groupes très minoritaires, peuvent complètement dévoyer ce rassemblement bon enfant et familial, puisqu’il y a eu des dégradations de biens publics qui sont inacceptables. Et, là, effectivement, il faut que la police et la justice fassent leur travail pour trouver les responsables ».

[7] Cet élu, paniqué, surestime considérablement la gravité et la dangerosité de la pandémie chez les jeunes en bonne santé, dont il fait partie vraisemblablement (né en juillet 1965, il n’a que 56 ans) et jusqu’à 70 ans quand on n’a pas de comorbidité à risque…

Journaliste « La santé mentale des Français au cœur d’une réunion à Matignon en fin d’après-midi. Bonjour Professeur Michel Lejoyeux (Se caler à 5:56 de l’enregistrement audio : ici) « Vous êtes chef du service de Psychiatrie et d’Addictologie à l’hôpital Bichat à Paris, professeur à l’Université Diderot, vous signez notamment, « Les quatre saisons de la bonne humeur » aux éditions Jean-Claude Lattès, merci d’être avec nous sur France Info. On va dresser un état des lieux général, mais d’abord une question sur ce qu’on a vu hier. Ce carnaval non-autorisé à Marseille, 6.500 participants, peu de masques, de gestes barrières. A l’instant, dans le journal, on entendait une participante nous dire que c’était une question de santé mentale, qu’est-ce qui s’exprime à travers ça à votre avis ? »

Pr Michel Lejoyeux « Ce qui s’exprime, ce que nous connaissons en psychiatrie, c’est un épuisement dû au stress répété et à l’absence de visibilité sur l’avenir. On a l’habitude, nous de traiter des réactions de stress. Par exemple, après un accident, après une catastrophe, après le terrorisme. L’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) s’était mobilisée là-dessus. Mais, là on est face à un stress tout-à-fait inédit et contrairement à ce qu’on pourrait penser, le stress n’endurcit pas, au contraire, le stress fragilise. Et quand on est fragilisé, de manière légitime, il peut y avoir des réactions psychiatriques, il peut y avoir aussi des réactions de colère, d’exaspération, qui sont là encore un indice, j’allais dire de déni de la réalité. C’est un peu facile de dire, et évidemment c’est légitime de le dire, que tout ça n’était pas responsable par rapport à la circulation du virus. Mais, peut-être entendre qu’à certains moments, on ne peut plus percevoir la réalité, tellement cette réalité est angoissante, et tellement au fond, le refuge dans le déni, devient la seule solution ».

Journaliste « Et est-ce que c’est ce qui se passe aussi à Annecy avec près d’un millier de manifestants contre le masque, et qui dénoncent, je cite « une dictature sanitaire ». C’est ça aussi qui s’exprime ? »

Pr ML « Ecoutez, je me garderai bien d’avoir une lecture psychiatrique de toute l’actualité. Mais, je pense que la question de la dictature sanitaire est très importante. Il faut que nous, médecins, nous fassions attention à nous concentrer sur les recommandations vitales autour du vaccin, autour des gestes barrières, autour de tout ce qui est de la circulation du virus. Mais, faisons attention à ne pas régir totalement la vie des personnes au plan sanitaire dans ces moments-là ».

La dictature sanitaire, c’est exactement ça, lorsque l’on enferme des jeunes et bien-portants…

Auteur(s): François Pesty, pour FranceSoir

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