Meurtre d'Alexia Daval: un village entre tristesse et suspicion

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Meurtre d'Alexia Daval: un village entre tristesse et suspicion

Publié le 02/11/2017 à 11:53 - Mise à jour à 12:01
©Philippe Desmazes/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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L'annonce, mercredi, que le corps calciné retrouvé près de Gray-la-Ville (Haute-Saône) est bien celui d'Alexia Daval a provoqué une vague d'émotion dans la région. L'enquête se poursuit, mais en l'absence de suspect, le risque que représentent les rumeurs est grand.

Les habitants du village de Gray-la-Ville (Haute-Saône) et ses alentours ont appris mercredi 1er que le corps retrouvé dans les bois le lundi précédent est bien celui d'Alexia Daval, la joggeuse de 29 ans portée disparue depuis samedi 28. La thèse de la mauvaise rencontre ne semble guère faire de doute, le corps ayant été brûlé sur place. L'enquête ouverte pour assassinat se poursuit.

L'annonce a bien sûr provoqué un important émoi dans le village où la jeune femme avait effectué sa scolarité et où ses parents tiennent un bar-PMU. Les hommages se sont multipliés notamment durant la messe de la Toussaint. Le père Bertillo qui avait uni en juillet 2015 la jeune femme à son mari Jonathann a salué la mémoire de la jeune femme, appelant ses fidèles à ne pas saisir "le poison de la vengeance: ce serait encore faire de la publicité à l'horreur", relate Le Parisien. Mais même pour l'homme d'Eglise "parler de pardon est indécent face à de tels actes".

En l'absence de suspect, la rumeur et la suspicion représentent un risque pour la vie de la commune comme pour l'enquête. Même la solidarité et la volonté d'aider aux investigations peuvent avoir des effets pervers, comme l'ont illustré quelques ratés dans l'affaire Maëlys.

Plusieurs personnes au comportement suspect ont ainsi été signalées aux gendarmes, et l'un d'entre eux aurait même été entendu, sans que cela ne débouche pour l'instant sur une garde à vue ou une mise en examen.

Le maire de la ville avait lundi appelé ses administrés à ne pas céder à la "psychose", tout en rappelant qu'il y avait "un criminel en cavale" dans la région. Le procureur mettait de son côté en garde contre les "rumeurs publiques" qui peuvent circuler dans ce genre d'affaire, lorsqu'un crime violent et médiatisé survient dans une petite commune. 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le prêtre de la ville a appelé à ne pas saisir "le poison de la vengeance: ce serait encore faire de la publicité à l'horreur"

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