Paris: agressions transophobes filmées et publiées sur Snapchat, un homme arrêté

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 30 mars 2018
Mis à jour le 30 mars 2018
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Rassemblement anti-homophobie, le 30 avril 2013 à Beyrouth
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© JOSEPH EID / AFP/Archives
Un homme a été placé en garde à vue jeudi dans le cadre d'une enquête sur des agressions transophobes dans le 17e arrondissement de Paris.
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Un homme a été arrêté jeudi et placé en garde à vue dans le 17e arrondissement de Paris car il est soupçonné d'avoir participé, il y a deux mois, à des agressions transophobes contre des jeunes femmes transsexuelles. Des vidéos de ces violences ont été publiées sur Snapchat.

D'une violence inouïe. Un homme a été arrêté et placé en garde à vue jeudi 29 dans le 17e arrondissement de Paris car il est suspecté d'avoir participé, il y a deux mois, à une série d'agressions transophobes sur des jeunes femmes transsexuelles.

Ces violences ont été filmées de nuit par un téléphone portable et ont été diffusées sur le réseau social Snapchat. Les individus qui ont partagé ces images se sont qualifiés de "brigade anti-trav".

Les victimes n'avaient pas porté plainte au moment des faits mais une vidéo est remontée à la surface récemment, alors les associations Stop Homophobie et l'Amicale des jeunes du refuge ont décidé de dénoncer ces actes.

Geoffroy Boulard, le maire du 17e arrondissement, a été interpellé sur Twitter et a fait remonter l'information à la police, qui a rapidement ouvert une enquête. Plusieurs victimes ont ensuite décidé de déposer plainte.

Lire précédemment: les actes homophobes et transophobes en hausse en 2016

Selon France Bleu Paris, l'homme qui a été placé en garde à vue pourrait avoir été identifié par les internautes grâce à son compte Facebook personnel. Son domicile a été perquisitionné.

Mehdi Aïfa, président de l'Amicale des jeunes du refuge, qui a tenu à "saluer la rapidité des services de police", "espère que tout le groupe va être arrêté". Il a ajouté: "C'est inacceptable que ce genre de chose puisse se passer en plein cœur de Paris, dans toute la France et ailleurs dans le monde. Pour moi, c'est inconcevable qu'en 2018 on puisse encore tomber sur des gens qui se lèvent le matin et qui se disent «venez on va taper du trans dans la rue» en s'intitulant brigade anti-trans".

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