L'agence européenne des médicaments appelle à "ne pas surcharger le système immunitaire par des vaccinations répétées"

L'agence européenne des médicaments appelle à "ne pas surcharger le système immunitaire par des vaccinations répétées"

Publié le 12/01/2022 à 20:48
EMA
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Auteur(s): FranceSoir
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Depuis quelques semaines, plusieurs scientifiques multiplient les mises en garde contre des rappels vaccinaux contre le Covid-19, mises en gardes confirmées le 11 janvier, lors d’un point presse tenu à l'EMA (Agence européenne des médicaments). 

Tandis que le rappel vaccinal a commencé depuis plusieurs semaines dans la très grande majorité des pays européens, aux États-Unis et en Israël, Marco Cavaleri, responsable des menaces sanitaires biologiques et de la stratégie en matière de vaccins à l’Agence européenne des médicaments, a fait connaître ses craintes sur les rappels vaccinaux trop fréquents. Des rappels tous les quatre mois pourraient causer un problème de réponse immunitaire, insiste ce responsable de la vaccination qui s’inquiète également du risque de fatigue au sein de la population avec l’administration continue de rappels.


Traduction et doublage : Jeanne Traduction

Les rappels "peuvent être effectués une fois, voire deux fois, mais nous ne pensons pas qu'ils doivent être répétés en permanence", a déclaré Marco Cavaleri qui invite les pays à laisser plus de temps entre les programmes de rappels et conseille de les effectuer au début de la saison froide dans chaque hémisphère, en suivant le plan établi pour les stratégies de vaccination contre la grippe. Il invite également à réfléchir à la manière dont nous pouvons passer du cadre pandémique actuel à un cadre plus endémique.

Ce conseil intervient alors que plusieurs pays envisagent la possibilité d'offrir aux gens une deuxième injection de rappel afin de les protéger davantage contre la recrudescence des infections par le variant Omicron.

Pays pionnier de la vaccination, Israël a cru pendant quelques semaines avoir vaincu l'épidémie. Aujourd'hui, avec plus de 40 000 par jour, le gouvernement a réservé la quatrième injection aux personnes de plus de 60 ans et à celles présentant des comorbidités. 

Dans un long entretien accordé à CNBC, Albert Bourla, PDG de Pfizer, s'est fait l'écho de la recommandation de l'agence européenne du médicament. 

"Je ne sais pas s'il y a besoin d'un quatrième rappel. C'est quelque chose qui doit être testé. Et je sais qu'Israël a déjà commencé certaines de ces expériences, et nous allons également mener certaines de ces expériences pour nous assurer que si nécessaire, nous l'utiliserons", a-t-il déclaré.

Effectivement, des essais cliniques pour connaître la qualité de la protection de ces doses de rappels, mais également la tolérance, auraient été souhaitables avant que ceux-ci ne soient administrés en population générale.
 

De grandes voix scientifiques s’étaient élevées contre une vaccination inappropriée

Qu’ils soient biologistes ou médecins, des grands noms de la science comme les professeurs Didier Raoult, Jean-Marc Sabatier ou Jacques Fantini et son équipe ont fait connaître leurs doutes sur l’efficacité d’une vaccination élaborée à partir de la souche sauvage de Wuhan et qui serait devenue complètement obsolète depuis l’apparition du variant Delta et surtout du variant Omicron. `

Invité de l'émission Touche pas à mon poste, le professeur Raoult avait déclaré la semaine dernière: « C’est dans les pays où on a fait le plus de vaccins qu’il y a le plus de cas ». Un fait qu'il étaye par des explications scientifiques encore peu connues du grand public.

« Il y a un nombre important de cas qui suivent dans les 15 jours à trois semaines une injection vaccinale. C’est dû à un phénomène scientifique que sont les anticorps facilitants. C’est-à-dire qu’il y a des anticorps qui facilitent l’infection. Leur effet se voit dans les trois semaines qui suivent l’injection » a également ajouté le professeur.

Si des craintes sérieuses existent sur l’échappement immunitaire et le phénomène de l’ADE (Antibody, Dependant Enhancement) ou facilitation par les anticorps, Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS, docteur en biologie cellulaire et microbiologie, a également insisté sur le risque d’injections répétées et massives d’un même vaccin. Ces politiques de vaccination pourraient à terme endommager le système immunitaire et conduire à un dysfonctionnement de l’immunité innée dont les cellules ne seront plus capables d’effectuer correctement leur travail. Ces dysfonctionnements pourraient selon lui entraîner des maladies auto-immunes, des cancers, des troubles neurologiques mais également conduire à l’aggravation de pathologies existantes.

Plusieurs études récentes publiées en preprint (ici et ) vont dans ce sens alors qu’une étude de 2009 indiquait déjà que des immunisations répétées d’un même antigène, au-delà du seuil de criticité auto-organisé du système immunitaire, pouvaient entraîner un dysfonctionnement de l’immunité innée.

Voir aussi : Immunité, vaccins, effets indésirables, traitements : l'analyse de Jean-Marc Sabatier

 

NDLR: article modifié le 19 janvier 2022. Modification d'une phrase afin de clarifier la position de l'EMA se référant à la réponse immunitaire et non au système immunitaire.

Auteur(s): FranceSoir

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Marco Cavaleri, responsable des menaces sanitaires biologiques et de la stratégie en matière de vaccins à l’Agence européenne des médicaments.

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